4 Porsche que vous ne connaissez peut-être pas

Publié le mardi 19 mars 2019.
Mis à jour le vendredi 30 août 2019.
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911 par-ci, 911 par-là, chez les Porschistes, cela tourne parfois à l’obsession. Pourtant, Porsche n’a pas fait que cela depuis sa création. Sans aller jusqu’à chercher les projets réalisés pour d’autres (Studebaker par exemple, Lada aussi, Seat même, voire des appels d’offre chinois avec la C88), la marque de Stuttgart a produit des voitures ou des prototypes intéressants. Petit florilège de 4 voitures que vous ne connaissiez pas forcément.

Porsche Typ 64

On a tendance à considérer la 356 comme la première Porsche de l’histoire, considérant que les “oeuvres” de Ferdinand Porsche avant-guerre n’avait rien de sportif. Pourtant, le brillant ingénieur, auteur de la fameuse KdF Wagen (qui deviendra la Cox) et son dérivé militaire Kübelwagen, s’attaqua aussi à la voiture de sport avec la Typ 64.

Cette Typ 64 préfigurait ce qu’allait devenir la firme après-guerre : formes rondes et aérodynamiques ainsi que moteur à l’arrière, un flat four de 985 cc et 50 chevaux seulement capable d’emmener la voiture à 160 km/h. On la connaît aussi sous le nom de 60K10, puisqu’elle était la 10ème proposition de carrosserie de la Typ 60, la fameuse Volkswagen.

3 exemplaires seront construits en 1938 afin de participer l’année suivante à la course Berlin-Rome, qui sera annulée à cause de la guerre. L’une de ces 3 autos fut détruite lors de bombardement, une deuxième sera saccagée par des soldats américains en 1945. Seul un exemplaire sera conservé par Porsche, puis revendu… Il sera heureusement préservé puis restauré : il est aujourd’hui la propriété du Musée Peterson à Los Angeles.

Porsche 356 Carrera GTL Abarth

Oui vous avez bien lu : il existe une Porsche 356 signée par Carlo Abarth et de façon tout à fait officielle. Bien qu’initialement, la mission de construire une version de course plus légère, plus performante et plus aérodynamique de la 356 jugée trop lourde fut confiée à Zagato en 1959, celui-ci fit faux bond et, rapidement, il fallut trouver un remplaçant compétent. C’est à une vieille connaissance de la famille Porsche, Carlo Abarth, qu’on refila le projet.

En effet, Carlo Abarth avait fait la connaissance d’Anton Piëch dans les années 30, épousant même sa secrétaire. A la fin des années 40, il fut même le distributeur des brevets Porsche en Italie, alors que l’allemand n’était pas encore un constructeur mais juste un bureau d’études. Dans les années 50, Karl Abarth, germanophone devenu Carlo pour mieux s’intégrer, casse la baraque avec ses préparations sportives et des barquettes de course.

Abarth va faire appel à Franco Scaglione pour redessiner la voiture (une 356B) et va mettre toute sa science pour améliorer le flat-four d’origine, un 1.6 litre de 115 chevaux poussé par Carlo à 128 puis 135 chevaux. La voiture, elle, ne pèse de 780 kg. Environ 21 exemplaires seront produits en Italie avant que le contrat ne soit rompu, Porsche jugeant que la qualité n’était pas au rendez-vous. La 356 Carrera GTL s’illustrera malgré tout dans plusieurs courses, gagnant 3 fois le Mans dans sa catégorie (1960, 1961 et 1962).

Porsche 928 Typ 942

On peut vouloir rouler en Porsche tout en profitant d’un vaste espace de chargement. C’est en tout cas ce que se disent aujourd’hui les acheteurs de Cayenne ou de Macan, mais en 1984, on n’avait pas le choix : seule la 928 offrait un peu plus de volume mais elle restait un pur coupé.

Pour les 75 ans de Ferry Porsche, les équipes de Stuttgart voulaient faire d’une pierre deux coups : offrir un beau cadeau au patron tout en réalisant une belle étude de style ouvrant des perspectives. C’est ainsi que, sur la base d’une 928 S, les ingénieurs vont rallonger l’empattement de 25 cm et étudier un nouvel arrière pour proposer le typ 942 : un shooting brake doté du V8 5 litres V8 de 310 chevaux pour un poids de 1 625 kg.

La voiture, véritable démonstrateur, fut particulièrement soignée au moment de sa construction et même dotée d’une documentation technique. Certaines améliorations de détails seront reprises sur les évolutions de la 928, notamment les pare-chocs redessinés. Ferry Porsche roulera quelques temps avec avant qu’elle ne soit remisée. D’autres tentatives de 928 “break” resteront sans suite, il faudra attendre le Cayenne pour voir ce type de carrosserie chez Porsche.

Porsche Typ 984

Au début des années 80 et malgré le succès commercial de la 924, Porsche sentait bien que sa base regrettait ce passage à moteur avant. Après avoir travaillé avec Seat sur un projet de petite sportive à moteur central arrière, la marque allemande commence à se pencher sur l’idée d’une baby 911 pour son propre compte et lance le projet 984, prémisse de ce que sera le Boxster (type 986) des années plus tard.

Lancé en 1984, le projet était ambitieux, à tel point que Porsche investira près de 10 millions de marks ! Quatre modèles sont prévus initialement : coupé, targa, cabriolet et roadster. Stylistiquement, la 984 s’inspire des deux stars du moment, la 928 et la 911 en proposant un dessin hybride pas déplaisant.

A l’arrière, on envisage un 4 cylindres boxer d’environ 150 chevaux permettant d’obtenir un prix de 40 000 DM environ et de séduire une clientèle large et jeune. Mais en 1987, le krach boursier fragilise la firme qui vend énormément sur le marché américain et la direction préfère annuler le projet et se concentrer sur son best-seller, la 911. Il faudra attendre 1996 pour qu’une telle voiture n’apparaisse dans la gamme.

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1 commentaire

Troisetdeux Quatre

Le 29/03/2019 à 12:51

On est d’accord que les plus belles voitures du monde sont des shooting brake ? Oui ? Oui.
Porsche 928 Typ 942 ou Lagonda « Les Vacances » ? Mon cœur balance…

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