Acheter son auto de collection à l’étranger : possible, mais attention !

Lundi 27 mai 2019
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La passion automobile ne date pas d’hier. Depuis leur sortie d’usine et ce quelque soit leur année de production, les véhicules de collection se sont disséminés dans les mains de collectionneurs du monde entier. Dès lors, pourquoi se restreindre à l’Hexagone lorsque des bonnes affaires vous font de l’oeil de l’autre côté de l’océan ?

Notre expérience en la matière, mais aussi les nombreux retours d’expérience de notre communauté ont initié cet article. Au-delà de l’aubaine que peuvent représenter les marchés étrangers, il faut faire preuve de vigilance et agir en connaissance de cause. Fort heureusement, ils existent des personnes qui peuvent vous accompagner dans cette démarche !

L’étranger, eldorado des voitures de collection ?

Vous seriez bien tentés de faire “vos emplettes” par-delà nos frontières pour trouver chaussure à votre pied. Et vous n’auriez pas tort si l’on observe les opportunités présentes en dehors de nos frontières. La première motivation d’une telle démarche sera certainement le prix pratiqué à l’étranger !

Les modes ont ceci d’intéressant qu’elles font augmenter ou baisser le prix de certains modèles dans certains pays. C’est le jeux de l’arbitrage pour trouver, à voiture équivalente, le meilleur deal pour vous et votre porte-monnaie !

Autre levier qui peut faire largement pencher la balance : les fluctuations des taux de change. Si par chance ces deux astres sont bien alignés, de bonnes affaires vous tendent les bras.

Sachez que le prix de votre douce dépendra également de sa configuration (européenne ou américaine principalement). Si la simple vue des réflecteurs ou de catalyseurs ne vous angoisse pas, le marché américain vous offrira de belles opportunités “classic”. De même qu’une auto avec un volant à droite, certes peu commode lors de vos passages au péages, contribuera également à faire baisser la note de votre anglaise ou japonaise.

Enfin, certaines autos n’ayant été distribuées qu’en dehors des frontières, certaines voitures ne sont disponibles qu’à l’étranger. Les États-Unis ont toujours fait rêver bon nombre de constructeurs, et certains en firent même leur principal marché d’exportation pour quelques modèles donnés. C’est ainsi que la majorité des Mercedes SL venant de Stuttgart partirent à l’époque pour les US.

D’autres, comme les Porsche Speedster, n’étaient tout simplement pas vendues en Europe. Ce sont donc pour vous autant de raisons de chercher votre prochaine voiture de collection de l’autre côté de l’Atlantique.

Cependant, si la moindre opportunité se révélait être une bonne affaire, nous ne serions pas là pour écrire ces quelques lignes. Il existe donc un certain nombre de points de vigilance à considérer avant de se lancer dans l’acquisition d’une voiture de collection à l’étranger.

Le revers de la médaille

  1. Vous ne voyez que ce que l’on veut que vous voyez

En bon connaisseur que vous êtes, vous le savez sans doute déjà : les photos ne montrent que la partie visible d’un gros iceberg de plus de 30 ans, qui peut avoir une série de problèmes dissimulés sous le capot. Là, évidemment, vous êtes loin, ce qui complique le tout.

Que vous achetiez en Europe ou plus loin, vous seriez bien avisé de faire appel à un expert, non seulement pour examiner la voiture, mais aussi pour réaliser un test routier qui pourrait révéler des problèmes ne transparaissant pas sur les photos ou lorsque la voiture est à l’arrêt.

CarJager peut vous aider dans cette démarche grâce son réseau d’expert et de professionnels de l’auto, notamment à travers l’Europe.

  1. Focus sur la corrosion : le poison des véhicules de collection

On ne peut faire de généralité mais les pays du sud sont à privilégier pour acheter une voiture de collection dans son jus. En cause : la rouille. Dans les pays du nord, la corrosion due au froid et à l’humidité attaque plus fortement les voitures et suppose que les propriétaires précédents en aient pris grand soin, ce qui est difficilement vérifiable à distance. Italie, Portugal, Espagne et Etats du sud des USA, seront donc vos marchés privilégiés pour acheter “rust free”.

Nous ne saurions que trop vous conseiller de faire une nouvelle fois appel à un expert qui sera plus à même d’examiner les points “critiques” de chaque voiture. Et oui, chaque type de voiture présente des zones plus ou moins exposées et donc sensibles à la corrosion, zones que seul le regard d’un expert de la marque saurait repérer.

  1. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne …

Une fois la voiture trouvée et l’acte de vente signé, vous ne serez pas complètement au bout de vos peines. Il s’agira alors de rapatrier votre belle dans ses nouveaux quartiers.

Pour cela, deux possibilités courantes :

  • Par la route

Les entreprises spécialisées offrent plusieurs formules, dépendant principalement du poids de votre véhicule : du porte-voiture jusqu’au semi-remorque fermé, indispensable s’il s’agit d’un cabriolet. Le prix de ce transport oscille entre 1 et 2 euros par km.

Si toutefois le coeur vous en dit et qu’avaler les kilomètres ne vous fait pas peur, rien ne vous empêche de vous placer derrière le volant et d’entamer votre première danse avec votre belle. Ce sera l’occasion de vous familiariser avec elle et de marquer le début de votre histoire à deux !

  • Par la mer

C’est le chemin que devra braver votre auto si vous l’achetez en Amérique du nord, ou ailleurs loin de chez nous. Le transport par bateau suppose des frais, pas forcément insurmontables, mais nombreux. Voici la liste des principaux frais à prendre en considération :

  • Frais de départ du véhicule (commission agent, logistique)
  • Frais de transport (assurance, transport à proprement parler)
  • Frais d’arrivée du véhicule (dépotage, armateur)
  • Douane et Tva (certificat douanier)
  • Immatriculation (attestation FFVE + lien vers article Carte Grise de collection)

Une troisième possibilité est le train qui ne concerne que les importations d’Angleterre, à notre connaissance.

Quelque soit le transport choisi, il vous faudra préparer un certain nombre de documents afin que votre belle soit accueillie dans les meilleures conditions sur le sol français.

  1. Les documents à réunir

Là encore, deux situations, selon que vous achetez votre voiture au sein de l’Union Européenne, ou en dehors.

Si vous achetez au sein de l’UE, votre dossier devra, entre autres, rassembler :

  • certificat de propriété,
  • quitus fiscal,
  • certificat de conformité européen,
  • certificat de cession,
  • contrôle technique français
  • ainsi que votre permis de conduire.

Si vous achetez hors UE, il faudra ajouter à la liste précédente le fameux certificat 846A établi par le poste de douane ou, si le véhicule est entré en UE par un autre pays membre, un Document administratif unique (DAU) délivré par l’UE.

En cas de véhicule de moins de 30 ans, notez que pour l’identifier et donc obtenir votre “nouvelle” carte grise, il faudra vous adresser à la DREAL (anciennement DRIRE) de votre département qui vous délivrera une Réception à Titre Isolé (TRI). Cette “réception” est indispensable à l’obtention du certificat d’immatriculation.

Enfin, il faut veiller à bien se renseigner sur les règles du pays d’exportation pour sortir l’auto de ses frontières, notamment d’éventuelles déclarations, démarches administratives ou taxes (par exemple en Italie, il est nécessaire de désimmatriculer l’auto).

  1. S’entourer des bonnes personnes

Avant toute chose, il semble indispensable de se renseigner le plus possible sur l’auto que vous souhaitez acheter. Pour ce faire, vous pouvez rejoindre les groupes de la marque ou du modèle concerné sur les forums et réseaux sociaux, informez-vous en lisant les articles disponibles (CarJager sera certainement pour vous un vivier d’informations).

Et surtout… prenez votre temps ! Il ne sert à rien de se précipiter. Mûrissez votre projet en vous entourant de personnes ayant une connaissance aussi bien technique (de la voiture à proprement parler) que du marché. C’est cet entourage ainsi que les connaissances que vous aurez accumulées qui vous permettront de faire la distinction entre une bonne affaire et une mauvaise affaire.

Le principal problème d’un achat à distance n’est pas tant le prix que le choix des différents interlocuteurs sur qui vous vous appuierez. Pour être sûr du sérieux de chaque opérateur (broker, vendeur, transporteur, etc.), assurez-vous de choisir un partenaire de confiance. L’organisation logistique et le bon déroulement de l’importation de votre voiture semblent certes relever du défi, mais l’expérience de vos partenaires faciliteront amplement les choses.

Pourquoi ne pas faire confiance à CarJager qui, fort d’un réseau de plus en plus dense de professionnels à l’échelle européenne, pourrait vous accompagner dans un tel projet et ramener en toute sérénité votre belle à sa grange ?

 

Vous avez acheté une auto de collection en dehors de nos frontières françaises ? Partagez-nous votre expérience dans les commentaires.

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1 commentaire

ELIOT

Le 31/05/2019 à 19:07

Article instructif, avec des informations utiles concernant l’achat d’un véhicule à l’étranger.
Merci !

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