Alfa Romeo 90: plus « BR » tu meurs !

Lundi 10 avril 2017
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Une Renault 9 aussi grosse qu’un bœuf, affublée d’un attaché case logé dans la planche de bord, de vitres électriques au plafonnier et d’un spoiler à géométrie variable : telle est l’improbable équation proposée par Alfa Romeo pour son nouveau haut de gamme en 1984. Mission impossible ?

Non, l’Alfa 90 n’est pas « un des plus gros ratages de l’histoire automobile », comme on peut le lire dans d’improbables hit parades énumérant les « tops et les flops » de l’histoire automobile, réalisés par quelques béotiens étalant préjugés et jugements à l’emporte-pièce. Ne vaut-il pas mieux creuser les sujets plutôt que d’enterrer trop vite certains modèles ? Et si nous nous amusions à adopter cette approche à l’oubliée Alfa Roméo 90 née en 1984 et partie en retraite trois ans plus tard ?

Fait connu, Alfa a eu son heure de gloire dans les années soixante, avec des coupés et des berlines sportives particulièrement affutés. A tel point que BMW s’en inspirera pour lancer ses séries 02 puis 3, avec l’atout du« made in Germany » en sus. La chute de la maison d’Arese sera dure, la gamme ne se maintenant qu’à l’aide de replâtrages plus ou moins réussis. Ainsi, les hauts de gamme Alfa 6 (lire aussi : Alfa Romeo 6) et Alfetta ne sont plus vraiment à la page au début des années fric. Soucieuse d’élargir sa clientèle au delà des alfisti drogués au concept de berline sportive, Alfa n’aura cessé d’embourgeoiser l’Alfetta avec force équipements et présentation plus valorisants. Elle reste cependant une bouillonnante ritale grâce à son double arbres d’une souplesse incroyable et à une conception transaxle (boite sur le pont arrière) idéale pour la répartition des masses et le plaisir au volant.

C’est en novembre 1984, au salon de Turin, qu’est présentée l’Alfa 90. Elle remplacera à la fois l’Alfetta et la grande Alfa 6, nées respectivement en 1972 et en 1979. Cette dernière, inélégante et elle aussi issue de l’Alfetta, est un échec. Décidément, berline haut de gamme et Italie ne font pas bon ménage. En témoignent aussi les Fiat 132 puis Argenta et autres baroques Lancia Gamma (lire aussi : Lancia Gamma Coupé)… Mais pourquoi 90 ? Aux dires d’un responsable d’Alfa, l’impétrante était sensée faire carrière jusqu’au début des années 90. On se doute aussi que la 90 visait en fait les nouvelles Mercedes 190 et Audi 90. Comme la « 6 », le nouveau fleuron du biscione (le serpent ornant les armoiries maison) préfère donc les chiffres à la tradition « Romeo et Juliette ».

Géomètres experts

Vivent les maths donc ! La géométrie, en particulier. En témoignent les lignes pour le moins tendues dues à Bertone, qui décline cubes et parallélépipèdes à tous les étages. Un peu d’adoucissant quand même ? Phares et calandre seront légèrement retouchés lors du maigre restylage de 1986. Pour soulager une ligne équilibrée mais peu originale, les designers ont inséré une moulure en négatif sur toute la ceinture de caisse ainsi que deux grandes rainures sur le capot. Le résultat « fait moderne » et l’aérodynamique progresse – Cx de 0,37, en baisse de 10% – , sans pour autant rejoindre la fluidité d’une Audi 100. De série sur tous les modèles et exclusivité mondiale – comme l’attaché case intégré –, le spoiler, activé par des pistons à gaz, se déploie en fonction de la vitesse et optimise stabilité, pénétration dans l’air et refroidissement du moteur. La robe s’éloigne donc des courbes sexy des Alfetta ou Giulietta. Parfois pour le pire.

Je vous défie de trouver une seule personne succombant aux « charmes » de la malle arrière. Un cul de grosse mamma (430 litres d’emport, pratique !) au milieu duquel trône un énorme trou où la plaque d’immatriculation ne se sentira pas à l’étroit. Plutôt grosse que haute couture la robe, qui évoque au final une grosse Renault 9, voire une Talbot Solara, ou l’oubliée Seat Malaga. On a fait plus classe… Pour faire illusion, la brochure n’hésite pas à titrer « Elle ennoblit l’automobile » et qualifie de « style de classe » la 90 jaune moutarde s’étalant sur une double page. Ça pique !

Petit salon

La 90 reprend la plateforme « Tipo 116 » de l’Alfetta, renforcée pour accepter un poids revu à la hausse et la puissance de la version V6, inconnue sur son aînée. Toute la cellule centrale est également reconduite. Si l’habitabilité était bonne pour une familiale dans les années 70 et 80, on commence à se sentir à l’étroit dans celle qui est aussi sensée rivaliser avec les grandes Lancia Thema ou Renault 25, voire Mercedes 200/300, lancées la même année. Mais faire du neuf avec du vieux ne rime pas forcément avec ratage intégral. D’à peine 1,6 mètre, la largeur hors tout accuse une quinzaine de centimètres de moins que la plupart des concurrentes. Avec seulement 4,39 mètres de long, l’espace à bord est compté – pour une grande routière s’entend – , mais reste correct pour une familiale. On n’étendra pas plus ses jambes à bord d’une 190E ou d’une série 3…

Par rapport aux rivales susnommées, l’Alfa sait recevoir. Les sièges sont ultra confortables et l’équipement abondant. Surabondant même sur le top de la gamme, la 2.5 V6 Quadrifolio Oro. La finition haute regroupe entre autres quatre vitres électriques, la condamnation centralisée, d’épais fauteuils en velours, réglables électriquement en inclinaison et, coté conducteur, en hauteur, mais pas pour l’assise ! Clin d’œil à Mercedes, seul le rétroviseur passager se règle électriquement. Particularité de cette dame de trèfle: l’instrumentation est faite de « compteurs-thermomètre » en diagonale (sic) à affichage à LED. Précis, certes, mais requérant une période d’assimilation, et surtout capricieux . Tout comme l’électricité, en bonne italienne. Il en va de même de la rouille mais à un rythme moins galopant que durant la « peste brune » de la décennie précédente. Les versions deux litres à carburateur ou injection s’en remettent à de traditionnels compteurs à aiguilles, tout comme la V6 lors du restylage de 1986 d’ailleurs !

La 90 sera utilisée par les Carabiniers italiens (en haut). Les allemands auront droit à la série spéciale « Campione » décorée par Zender (en bas)

Abus de chianti

Si la salon est des plus confortables, on s’amusera de certaines « trouvailles » plus déroutantes les unes que les autres. Chez Boitier Rouge, on adore. Tel cet éclairage de bord d’un vert très « Hulk », improbable mais tellement kitsch. Vous épaterez aussi les copains en leur faisant deviner où les ergonomes transalpins (s’ils ont jamais existé) ont logé les interrupteurs de réglage des sièges et de vitres électriques. En bas de la console pour les premiers, sur le plafonnier pour les seconds mon commandant ! De bord le commandant, à en juger par ledit plafonnier courant sur tout le pavillon et intégrant pas moins de trois liseuses et les commandes des glaces postérieures. Logique ! La commande de frein à main de type aviation en met aussi plein les yeux tout comme la mallette « croute d’ABS » optionnelle logée sous la boite à gants. L’idée serait venue après la mort d’un dignitaire italien, tué lors d’une collision par un attaché case (rempli de petites coupures ?!) mal fermé. Info ou intox ? Les formes de la planche de bord et des contre-portes restent eux aussi très eighties. Mais préférerez-vous la mode bio design qui enfantera tant de montres molles à quatre roues dix ans plus tard ?

Quid de la finition ? Pas si mauvaise en fait. Meilleure en tous cas que sur l’Alfetta. Il faut dire qu’Alfa a positionné sa 90 comme une grande routière et non comme une sportive. En témoigne la bonne insonorisation, pas trop ouatée tout de même histoire de laisser les occupants jouir des vocalises du bialberio ou du V6 « Busso ». Il s’agit du même bloc conçu par l’ingénieur éponyme, étrenné par les Alfa 6 et GTV6, doté d’une cylindrée de 2,5 litres. Une version deux litres sera réservée au marché italien, qui surtaxe alors les grosses cylindrées. Pour ne pas tomber sous une fiscalité pénalisant les plus de 160 chevaux dans certains pays européens, le V6 ne développe « que » 156 chevaux sur la 90. Cela reste largement suffisant pour procurer de très bonnes performances, avec 208 km/h en pointe et moins de 30 secondes au kilomètre départ arrêté. Une Mercedes 190E de 122 chevaux, vendue elle aussi autour de douze briques mais pauvrement dotée, est largement dépassée. Les chronos des quatre cylindres – développant entre 128 et 130 chevaux respectivement sans ou avec injection – sont également sympathiques. Tout comme la consommation qui, avec 12l/100 km n’est pas si calamiteuse. Mais, avec seulement 49 litres de capacité, le réservoir vous obligera à ravitailler tous les 400 kilomètres…

C’est surtout au niveau du comportement routier que la 90 pêche. Même si ses géniteurs l’ont voulue bourgeoise, c’est bien un logo Alfa qui trône sur la calandre. Essayeurs et propriétaires seront donc tentés de voir ce qu’elle a dans le ventre. Il faudra y aller avec circonspection. Si, sur le sec, cela reste honorable, pied plume de rigueur sur le mouillé ! En témoigne le verdict du magazine Echappement de1985: « La 90 est très mal amortie, prend un roulis excessif, se vautre exagérément et perd toute motricité très rapidement. (…). Pour nous, une Alfa Romeo représente autre chose qu’une banale machine à rouler sur les autoroutes. ». Le Moniteur Automobile comprendra sans doute mieux la philosophie de la 90, essayée en version de base : « la vocation de la 90 n’est pas d’être une voiture purement sportive, mais une berline confortable et performante. Ses suspensions souples n’entravent pas outre-mesure les qualités routières. (…) L’Alfa 90 2.0 carburateurs se place comme modèle de base respectable. » Pour clôturer notre tour des rédactions, mentionnons la « taule » mémorable infligée par Auto Motor und Sport à une 90 V6 jugée totalement irrationnelle. Tout en lui reconnaissant un certain caractère, les essayeurs teutons la classeront bonne dernière, le comparatif étant sans surprise dominé par les Mercedes 260 E et Ford Scorpio nazionales, les Lancia Thema et R25 V6 sauvant l’honneur des importées…

Si vous êtes pilote dans l’âme, mieux vaut une Alfa 75, dotée des mêmes blocs mais moins chère et plus légère, tenant – un peu – mieux le pavé de surcroît. Une berline sportive lancée tout juste un an plus tard pour les 75 printemps de la marque et qui cannibalisera la grande sœur. Malgré ses qualités de confort et des prestations concurrentielles par rapport aux compactes allemandes, l’Alfa 90 rendra le tablier dès 1987. Année où sera lancée la 164, dernière rejetone du projet « Tipo 4 » et première « Alfiat », le géant de Turin ayant absorbé le moribond biscione en 1986 (lire aussi : Alfa Romeo 164 Q4). Vendue durant seulement trois millésimes, l’Alfa 90 sera produite à 56 328 unités. Un bilan honorable si on le compare aux 11 400 Alfa 6 tombées de chaine entre 1976 et 1986… Les deux litre et TD seront les best sellers de la gamme, qui aurait peut-être trouvé plus d’acheteurs si une boite automatique avait été proposée et si les deux litres avaient aussi été importées sur des marchés cruciaux comme l’Angleterre. La 164 prendra la relève, avec les honneurs…

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33 commentaires

Choco

Le 10/04/2017 à 12:05

« Mais préférerez-vous la mode bio design qui enfantera tant de montres molles à quatre roues dix ans plus tard ? » Tout est dit. C’est vrai qu’elle n’est pas très heureuse cette 90. L’arrière est moche et la planche de bord est « spéciale ». Mais la bagnole ne laisse pas indifférent, on aime, on adore ou on déteste.
Merci pour ce super article !

Paulo Polaroil

Le 10/04/2017 à 12:11

Vue dans les années 80, chez un ami des parents, aux côtés de la kawa Z1300. L’Alfa sera vite revendue.

Patrice Vergès

Le 10/04/2017 à 12:11

Bien vu ! j’ai roulé avec une semaine et je me souviens surtout de la mauvaise position de conduite et d’une panne d’essence à cause de la minuscule capacité du réservoir comme tu le notes. J’étais allé avec aux essais de la nouvelle AX ( en septembre 86) à Bergerac. Chance inouïe , je suis tombé en panne devant une station service !.

philippe

Le 10/04/2017 à 12:41

Finalement c’est Zender qui ré-italianise l’Italienne germanisée !
L’Alfa 6 plus que la 90 a souffert de l’étroitesse de ses voies, empattement allongé (du coup ça permet de reloger la boite à l’avant) mais toujours aussi étroite qu’une Alfetta ou une Giulietta (ou 90 ou 75) elle parait déséquilibrée.
Si l’on excepte la planche de bord et si on l’équipe de jantes sympa cette auto n’est pas si moche et il y a le Busso pour lequel on se laisserait damner. J’ai possédé une 75V6 3.0 et je ne me remets toujours pas de l’avoir vendue il y a …23 ans.
Effectivement la dispo de la trans ne permettait pas de l’équiper d’un réservoir convenant à l’appétit du V6. La 75V6 recevra un 68L vertical au fond du coffre mais du coup la capacité du coffre rétrécira d’autant et le père de seulement 2 enfants à l’époque s’équipera d’une galerie de toit. 3 ans c’est court, la 164 était déjà dans les tuyaux, le jeu en valait-il la chandelle ? L’investissement a-t-il été rentabilisé ?

megalit56

Le 10/04/2017 à 12:59

Article particulièrement intéressant sur une voiture méconnue et oubliée et m’a permis de m’oter un doute, j’ai toujours pensé que cette voiture était issue de la même base que les Lancia Thema/Saab 9000 et Fiat Croma !
En tout cas, on voit qu’à l’époque, les techniques innovantes étaient déjà là (spoiler mobile, tableau de bord numérique…). Une voiture étonnante disons, à défaut d’être séduisante !

Lionel

Le 10/04/2017 à 13:26

Oui,
C’est quand meme bizarre de lancer la 90 et un an après la 75 , qui je pense couvre quasiment le meme marché…drole de stratégie qui fait penser qu’il n’y en avait probeblement pas.
Ado, je me souviens avoir été pris en stop sur une 2l par un ancien qui tirait comme un fou sur les rapports … mon seul point de repère étant la 20TL de mon père, ca m’avait plus qu’impressionné …
Il y en a une en vente en Suède avec un moteur 3 l (donc pas d’origine mais 230ch quand meme o_O) et quelques photos sympa dont une de la fameuse malette, raison pour laquelle je me permets de mettre ce lien.
https://www.blocket.se/stockholm/Alfa_Romeo_90_3_0_Q_O_med_portfolj_66484640.htm?ca=6&w=3&last=1

The_Dot

Le 10/04/2017 à 15:50

En action dans le très bon film Italien « La Scorta »

Jean

Le 10/04/2017 à 15:57

Un régal cet article, une auto 100% BR-approved! Le plus dur, je pense, ce sera d’en trouver une en France, car en croiser sur nos routes relève de l’exploit…

Quentin R.

Le 10/04/2017 à 17:24

Ça tombe bien, y’en a une à vendre sur Leboncoin depuis hier:

https://www.leboncoin.fr/voitures/1118953065.htm?ca=7_s

Jean

Le 11/04/2017 à 00:16

Oyé! Je fus enthousiaste en voyant ton message, plus encore quand j’ai vu que c’était pas une TD (pas que je sois contre hein, mais vu la folie du diesel de ces dernières années chez nous…), jusqu’à ce que je vois le prix…. 🙁 🙁 🙁

Quentin R.

Le 11/04/2017 à 00:19

Ah oui, c’est vrai que niveau prix ça calme… :’-(

BussoClubdeFrance

Le 12/04/2017 à 14:38

Cette 90 QO en vente sur LBC est celle d’Eric, un membre du Busso Club de France.

Elle est en très belle état, très bien restaurée et fonctionne fort grâce à son fameux V6.

Vous avez une vidéo de cette 90 sur la page Facebook du club : https://www.facebook.com/BussoClubFrance

Bon visionnage !
Et s’il faut faire le lien avec Eric, n’hésitez pas.

Docteur Oliv

Le 12/04/2017 à 15:04

Dommage que l’on entende pas le son plus souvent dans cette Vidéo !

Jean

Le 12/04/2017 à 16:32

En tout cas, ça fait plaisir à voir une « mal aimée » (en France j’entends où les ventes de ce genre d’auto a toujours été anecdotique) dans cet état.

GeoffGarit

Le 10/04/2017 à 17:07

J’adore cette face arrière massive avec cette bande de feux tout en bas juste au dessus de son pare-choc *o*

zardoz

Le 10/04/2017 à 17:21

Comme d’hab, BR nous fait aimer les mal-aimées!
Sur la photo du livret de présentation avec la 90 jaune, la portière et l’aile avant sont d’une teinte différente de la portière et l’aile arrière! Comme si l’auto avait été mal repeinte… Les critères de qualité étaient bien différents d’aujourd’hui.

Jean Yves

Le 10/04/2017 à 21:15

Je pense que c’est un problème de « print », tu peut voir une différence de trame en zoomant entre les parties avant et arrière de l’auto (très visible sur les enjoliveurs), le raccord de « fausse double » est mal fait au niveau du pied milieu, je connais bien le sujet, presque 30 ans d’imprimeries derrière moi, dont 13 ans sur les catalogues gamme d’une grande marque Française…

Docteur Oliv

Le 11/04/2017 à 12:05

Je pense c’est une revue avec pliage au milieu

wolfgang

Le 10/04/2017 à 21:34

J’avais un voisin qui en avait une grise en V6.
J’ai jamais roulé dedans, mais esthétiquement j’aimais bien.
C’était sobre, pas courant. On ne savait pas trop de quelle année elle datait.
Et quoi qu’on en dise l’arrière était original. Moi j’aimais bien.
Pour la ressemblance avec une Solara, là je vois pas… Peut-être un peu plus une Tagora, mais faut vraiment chercher loin…
Quant à la place à bord des bm série 3, elle est énorme à l’avant en tout cas. Même plus de place que dans une W124 par exemple. Les grands étendent totalement les jambes dans les séries 3 de ces époques…

Salva

Le 10/04/2017 à 22:37

Depuis la Alfetta lancée en 1972, quelque chose ne tournait plus rond chez Alfa Romeo. Le programme Sud aurait-il mis la société à genoux ?

Flo19

Le 10/04/2017 à 22:43

J’en veux une

gérard morel

Le 11/04/2017 à 10:37

Bonjour, j’en ai eu une en 89, elle avait 3 ans et 115000 kms.Je l’ai gardée 18 mois et 62000
kms plus tard…12 litres de conso, où a t-il vu ça, le rédacteur ? En rallye ? « J’allumais » pas mal , mais la souplesse du V6 permettait une conso assez basse, malgré tout : 8,6 litres calculés sur les 20000 premiers kms, mais peu de ville, essentiellement routes et autoroutes..J’ai beaucoup aimé cette voiture, ma 32 ème à l’époque , avec pas mal de « gros cubes »..Espace intérieur un peu juste lorsque je l’utilisais de façon familiale ( la plupart du temps seul dedans)..
Je l’ai revendue car elle consommait beaucoup d’huile ( les queues de soupapes, classique sur ce V6)..Le garage qui l’a reprise n’a pas fait une bonne affaire !!
Un bon souvenir d’une voiture tonique, confortable, bien finie, et au bruit enchanteur, comme on aime les Alfa !
GMOREL

parking charleroi low cost

Le 11/04/2017 à 11:40

L’Alfa Romeo donne toujours beaucoup de plaisir de conduite. Elle est silencieuse et confortable. Et son esthétique est juste parfaite !

gérard morel

Le 11/04/2017 à 11:52

Parfaite, je n’irai pas jusque là, mais je dirai élégante…Silencieuse et confortable, oui, le V6 , que j’ai gardé 62000 kms , avec bcp de plaisir..
gm

bruno

Le 11/04/2017 à 15:02

comme le pense Lionel plus haut, absence de stratégie globale, liée à mon sens a la nature du proprio de la marque (l’état italien via une cascade de sociétés ayant des intérets différents, au milieu d’une période rongée par les pb politiques (terrorisme, mafia) et économiques)
l’alfa 6 déja dépassée sortant en 1979 (et non 76), la mutation en 90 est certainement déja lancée
parallèlement , le projet Tipo 4 donnant la 164 est initié en 1978 (centre de décision différent ??)
ne pas oublier la dimension patriotique des automobiles des dirigeants politiques et économiques italiens (assez similaire en france a cette époque), et les forces de l’ordre ne roulant qu’en alfa en ces temps là (a voir les films de l’époque, c’est frappant), y compris en alfa 90
le rachat par fiat en 1986 a rationalisé la marque avec l’arret des alfa 6 et 90 et enfin le lancement de la 164 apres 9 ans de développement (soit 3 ans après ses soeurs tipo4 !!)
56000 ex en 3 ans, c’est pas si mal sur un quasi marché unique italien, sans la 164 elle aurait perduré …

pipom

Le 11/04/2017 à 20:22

merci Michel,
et oui comme je l’avais dit au sujet de la 164, la 90 est sacrément BR 😉

François-Xavier

Le 12/04/2017 à 14:45

Dans quelles circonstances me suis-je retrouvé au volant d’un modèle gris métallisé, que je livrais à un garagiste de mes connaissances, à la toute fin des années 90 ? J’avoue ne plus m’en souvenir. Ce dont je me souviens, en revanche, c’est que le réglage électrique du dossier n’a pas résisté à ma recherche de la position de conduite idéale…
Et tandis que je croisais, chemin faisant, un parking doté d’un revêtement en gravillons, je pris le temps de vider consciencieusement le contenu du réservoir d’essence en entretenant à l’accélérateur de longues dérives (ou, du moins, d’aussi longues dérives que me le permettaient mes qualités de « pilote »…), tout en profitant des vocalises du V6.
Faute de carburant, l’étudiant désargenté que j’étais se résignait à ramener la voiture à bon port. Un excellent souvenir, assurément, nonobstant son esthétique particulière !

Docteur Oliv

Le 12/04/2017 à 15:15

En vyant ALFA 90 ça m’a aussitôt rappellé une autre réussite commerciale : l’AUDI 90
Quant à la Merco, seulement 10 cv de plus qu’une GTi 2 ça veut tout dire ! Heureusement qu’elle n’est pas trop lourde ! une excellente tenue de route qui permet de belles Moyennes sans trop transpirer.
Intellectuellement la BV à l’AR c’est séduisant mais à froid une calamité sur l’Alfetta . Si bêtement tu passes la 2 et que tu dois t’arrêter impossible de reprendre la 1ère…
De la même manière le changement de plaquettes AR est…différent des autres autos.
Pour l’anecdote de l’Attaché case le patron de la RNUR Pierre LECHAUCHEUX fut tué par sa valise lors d’un accident avec sa Frégate
PS pour PAUL : ça avance la confection du « PAPIER » ? Bon courage

Olivier S

Le 12/04/2017 à 19:43

Par rapport aux concurrentes Allemandes du même temps dont on en trouvaient dans tous le coins chez moi au Baden-Württemberg (Audi 80, BMW E30, Mercedes 190 et aussi une peu moins Opel Commodore / Rekord / Omega A et Ford Sierra V6) , l’Alfa avait tellement plus de style! Les intérieurs Alcantara, cette ligne rectangulaire très années 80 pûre et dure, sans compromis!
.
Je l’adorait, mais dans ma petite ville il n’y avait qu’une ou deux – entre une mer de Mercedes, Audi, VW, BMW et autres teutonnes.
.
Conduites par des Italiens bien sur – dont le père d’une copine d’origine italienne. Par contre, il a rétrogradé: Il roule en Alfetta aujourd’hui, 2eme série 2l – comme neuve. Chaque foi un bonheur si je l’entend faire marcher cette merveille de moteur!
.
Esthétiquement de l’extérieur, l’Alfa Novanta me fascinait plus que la Lancia Trevi du père d’une autre copine. Mais la planche de bord de la Trevi trouée comme un frommage Emmental Suisse était difficile a battre en ce qui concerne le nec-plus-ultra du design farfelu mais ôh si beau italien!
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Tellement plus de style que les allemandes sobres à en s’endormir. Sans aucune sensation, les teutonnes!
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Par contre, en rétrospectif, les Audi 80 B3 et Mercedes 190, ça roule toujours par des millions plus de 30ans plus tard, en Allemagne même, mais aussi dans presque tous les pays ou a s’est vendu, et surtout avec une tendance export d’occase sur l’Europe de l’Est, les Balkans et l’Afrique du Nord. Elles sont de partout!
.
Une 80 B3 et 190, c’est du costaud, ça ne rouille pas (trop), et c’est relativement simple a réparer. Ok, les Béhème E30 un peu moins – trop de jeunes excités les ont accidentés prématurément.
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Par contre, une Alfa 90 d’occase dans les années 90, c’était l’échec garanti en durabilité comme voiture de tous les jours, si on n’etait pas bon ami avec un mécano Alfisti qui maîtrise vraiment bien les spécificités « Alfettitaliennes » comme le Transaxle avec boite a l’arriere, de Dion, freins a l’intérieur, elettricità capriciosa et les moteurs Alfa!
.
De l’Alfa 90, Lancia Trevi et Fiat Argenta, il n’y en presque aucune survivante, même en Italie.
.
Vraiment dommage, parce-que 10ans plus tard, la grande colonisatrice Fiat avait tué beaucoup des folâtreries des ex-concurrentes…

Joce

Le 13/04/2017 à 23:15

« Mais préférerez-vous la mode bio design qui enfantera tant de montres molles à quatre roues dix ans plus tard ? »
Ben justement, je pense que oui. Peut-être est-ce parce que je suis né au milieu des années 90, mais j’adore le style bio-design arrondi à l’extrême … je rêve d’une Xedos 6 !

Mais pour en revenir à cette Alfa, j’ai souvenir de l’avoir déjà aperçue en me demandant bien quel modèle cela pouvait être … un gros mélange en fait !

Yannick

Le 24/05/2017 à 21:39

« Toujours un plaisir de lire vos articles,ainsi que les photos d’illustration,merci de votre travail. »

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