Alfa Romeo GTV « 916 » : la furia italienne

Mercredi 26 mars 2014
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Quand il s’agit de répondre à une passionaria de l’automobile ancienne, si possible italienne, alors qu’on aime les youngtimers, difficile de trouver un terrain d’entente. Cette « amie d’ami » qui oppose à mes chères berlines discrètes et puissantes des petits roadsters italiens des années 60, m’oblige à résoudre une équation compliquée : la combler avec une voiture récente, italienne de surcroît, et qui cache bien son jeu.

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J’ai cherché, j’ai hésité, j’ai compulsé mes archives à la recherche d’une voiture qui puisse la contenter sans remonter aux calendes grecques, et j’ai trouvé. Elle était là, sous mon nez, depuis longtemps : elle avait fait partie de ma short list d’achat, et n’avait été recalée que parce qu’elle n’avait que deux minuscules places derrière les sièges avant, ce qui, avec deux enfants et un chien, compliquait sérieusement l’affaire.

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Je n’ai donc jamais acheté une Alfa Romeo GTV type 916, sacrifiant mes envies sur l’autel du réel. Mais désormais, je sais qu’elle plaira à cette jeune fille. Et si ce n’est pas le cas c’est que je n’ai rien compris.

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Alfa Romeo, un nom si italien qui résonne aux oreilles des amateurs de belles mécaniques. Alfa qui, malgré la tutelle Fiat, a toujours su (bon gré mal gré) garder sa personnalité (contrairement à Lancia). Alfa qui, contrairement à beaucoup de constructeurs (qui a dit que je pensais aux français?) a toujours osé. Alfa avait marqué les amateurs avec sa GTV première du nom (type 116, lire aussi: Alfa Romeo GTV6 Sud Africaine), et conscient de son patrimoine ressort en 1995 une nouvelle GTV (type 916 donc) qui ne laissera personne indifférent.

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En 1995 donc, Alfa Romeo présente ce petit roadster qu’elle produira en propre dans sa mythique usine d’Arese, avant d’en transférer la production chez Pininfarina en 2000. Pas de doute, que ce soit en coupé ou en spider, cette Alfa a du chien. Sa forme ramassée, son arrière tronqué, ses petits doubles phares ronds à l’avant lui donnent une agressivité très italienne. Ses moteurs (du 1,8 ou 2,0 litres Twinspark aux V6 « Busso » 2 litres ou 3 litres (puis 3,2 litres), lui donnent la puissance qu’elle mérite, même si la traction avant se conjugue rarement avec une trop grande cavalerie.

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Sa ligne est due à Pininfarina, et tranche avec celle de la Fiat Coupé, lancée au même moment et beaucoup plus excentrique. Honnêtement, la GTV a plus de classe, malgré l’originalité du coupé Fiat. Produite entre 1995 à 2005, la GTV peut laisser croire, dans le flot de la circulation urbaine, à une voiture encore produite, tant sa ligne est immortelle. Proposant des puissances allant de 144 à 240 ch, elle peut répondre aux besoins de chacun, tout en proposant « presque » 4 places.

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En attendant, pour un investissement tout à fait raisonnable, il est possible d’accéder au Busso d’Alfa, au grand luxe (intérieur cuir) et faire tourner la tête des jeunes filles. Que demander de plus ?

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1 commentaire

Bialbiero

Le 17/08/2018 à 19:22

Un ami m’a prêté son typo 916 Spyder et conduit mon typo 939d Brera , pour faire les quelques kilomètres de sa maison à la mienne.
Dès le départ, l’odeur d’huile chaude a ravi mon odorat, et rappelé avec délices mes Alfa antérieures) Elles vivent !.. Quel délice d’embarquer dans de tels véhicules, loin de la morosité automobile actuelle, et des mazout tapageurs (la chaudière à fuel restera toujours au garage, chez moi).
Je passerai sûrement pour un intégriste, mais j’aime sentir les pignons de boîte sous la main, sentir que j’ai fait le boulot correctement pour engager la vitesse, quitte à double débrayer, et passer la 2 au feu, comme sa fille (j’ai tué ma mère, ça ne vous dit rien? Silverstone 1951).
Sentir seulement le ‘tac’ du levier contre le cache plastique ne m’intéresse pas !
Bref, longue vie au Biscione

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