Alpina Z8 : une béhème embourgeoisée, une fois n’est pas coutume !

Publié le dimanche 19 octobre 2014.
Mis à jour le jeudi 4 avril 2019.
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En fouinant un peu, comme à mon habitude, sur internet et ailleurs à la recherche d’infos croustillantes, je suis tombé avec étonnement sur un modèle étonnant par sa philosophie : l’Alpina Z8. Je vous avais déjà parlé de la BMW Z8 (lire aussi : BMW Z8) et raconté l’histoire d’Alpina (lire aussi : Alpina). Chez le constucteur de Buchloe, on cherche à faire aussi performant (voire plus) que chez BMW, tout en offrant une autre alternative aux M de Munich. Si la philosophie diffère, la sportivité est toujours là, notamment par l’utilisation de turbos.

Pourtant la création de cette Alpina Z8 est différente de l’habitude. La BMW Z8 était équipée du V8 M39 de la M5, de 5 litres et 400 ch, ce qui n’est pas rien, et promettait de belles accélérations. Mais peut-être trop pour le marché américain ? Surtout elle était équipée d’une boîte manuelle 6 vitesses, ce qui peut être un handicap chez l’Oncle Sam. C’est dans cette optique que fut fabriquée cette Alpina Z8. Alors que d’habitude Alpina cherche à sublimer un modèle BMW standard, là c’est l’inverse qui sera fait, avec la réalisation d’un modèle « dégonflé », embourgeoisé, et plus facile par rapport au modèle de série.

Le V8 de la M5 est donc remplacé par le V8 de l’Alpina B10 S (4,6 litres et 381 ch). 25 chevaux de moins donc, mais plus de couple, et surtout une boîte automatique Switch Tronic 5 vitesses, afin de rendre la conduite de cette Z8 compatible avec les habitudes américaines sans dénaturer le modèle original. Le châssis aura d’ailleurs été retravailler pour plus de souplesse. Cette Z8 Alpina se veut donc une alternative douce à la Z8 de BMW : c’est suffisamment rare pour le souligner, et ce n’est généralement pas le genre de la maison de Buchloe.

Produite entre 2002 et 2003, avant l’arrêt de la production de la Z8, l’Alpina sera essentiellement destinée au marché américain (450 exemplaires sur les 555 produits), et vendue là-bas dans le réseau BMW. Sa particularité esthétique ? Des jantes Alpina spécifiques bien sûr. Encore plus rare que la Z8, et malgré son moteur moins puissant, elle en devient encore plus collector. Vue la côte du modèle d’origine, n’espérez cependant pas faire une bonne affaire : elle coûte plus cher que neuve à l’époque.

 

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2 commentaires

Mathieu

Le 19/11/2014 à 14:23

Super blog! je prends toujours plaisir à lire tes articles qui m’en apprennent beaucoup ou me font réviser ma culture automobile 🙂
je me permets une suggestion: dans la même veine qu’Alpina (base de grande série retravaillée par un préparateur ayant statut de constructeur), connais-tu le préparateur Gutmann qui réalisait dans les années 80 des versions méchantes de Peugeot 205 GTI?

Paul

Le 19/11/2014 à 14:27

Ahahah je devance tes désirs: c’est dans les tuyaux car même si je ne suis pas un fan de tuning, j’avoue que Gutmann représente une époque ! Et qu’il y a eu vraiment pire comme préparateur 😉

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