Alpine A110 (2017) : retour aux sources

Publié le mardi 28 février 2017.
Mis à jour le jeudi 4 octobre 2018.
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Ca y est, 22 ans après la dernière Alpine, l’A610, disparue en 1995 (lire aussi : Alpine A610), la toute nouvelle A110 pointe son nez pour une première série de photos officielles avant la présentation le 7 mars prochain à Genève.

l’A610, dernière Alpine produite: une bonne voiture, mais éloignée du concept originelle de l’A110… Seuls 818 exemplaires seront vendus

Pour cette nouvelle mouture, Renault a fait le choix d’un lien direct avec le passé, d’abord par le design, évocateur de l’A110 originelle, mais aussi par le choix de son nom. On l’attendait A120, puis AS110, c’est finalement le nom d’A110 qui a été choisi. Une décision pas anodine jouant clairement sur l’émotion, la nostalgie, le « revival » si à la mode aujourd’hui.

La nouvelle A110 ressemble fortement à la Vision, qui se disait proche à 90 % du modèle de série

Sans surprise, l’A110 ressemble énormément au concept Alpine Vision qu’on a pu découvrir à de nombreuses reprises ces derniers mois, et particulièrement au salon Rétromobile où il trônait au milieu de toute son ascendance, dans une couleur blanche plutôt intéressante (et pourtant, je n’aime pas le blanc).

J’ai souvent douté de la renaissance d’Alpine. Non parce que je ne croyais pas au projet, mais sans doute à cause des errances dans la communication, et des changements de braquets réguliers, particulièrement après le divorce d’avec Caterham (lire aussi : Alpine et Caterham divorcent). Ce mariage contre-nature m’avait toujours étonné, et rendu dubitatif. Il me semblait que Renault avait aujourd’hui la capacité à gérer seul une renaissance d’Alpine sans avoir besoin de s’allier, surtout à un si petit constructeur, quelle que soit la qualité de ses productions.

La Willys Interlagos AW380, une inspiration identique pour un résultat proche (mais plus baroque) en 2014

Et puis il y avait eu l’opportunisme italien, alliance de deux carrosseries en pleine renaissance (Viotti et Maggiora) présentant fin 2014 une Willys Interlagos au dessin néo-rétro dans la même tendance que ce que présentait Alpine au même moment (lire aussi : Alpine Interlagos AW380). C’était énervant.

Sans compter le départ de Carlos Tavares, qu’on croyait l’unique moteur du projet, pour prendre la présidence de PSA, puis les reports réguliers, les concept-cars sans précisions techniques, dans un style pourtant de plus en plus figé et proche de la voiture définitive. Autant de petits trucs énervant. Et puis, je l’avoue, j’espérais plus une vraie nouvelle Alpine, fidèle à l’ADN sans tomber dans le néo-rétro. Alors forcément, la vision de la Vision (oui c’était facile) m’avait plutôt déçu (lire aussi: Alpine Vision)

La Vision, proche de l’A110 de série, devant sa devancière A110, au Salon Rétromobile

Mais j’ai petit à petit, à force de la voir en photo ou de la voir en vrai, apprécier cette nouvelle A110. La communication a commencé à devenir plus intéressante, plus précise, plus régulière. Et je finis par me dire : « et ci ça marchait ». Déjà, les préventes des 1955 exemplaires de la série spéciale « lancement » en ce début d’année auront prouvé une chose : sauf catastrophe industrielle (et un improbable désistement massif), l’A110 nouvelle génération fera mieux que les 818 exemplaires de la dernière A610.

Mais le monde a changé : avec cette A110, on n’est plus dans le monde artisanal des Alpine d’antan, et les objectifs de vente de Renault, bien que modestes par rapport à la concurrence, prouvent que les investissements et donc les espoirs de retour sur investissement ont changé. Adieu les objectifs de quelques centaines d’exemplaires par an, place au besoin d’en vendre des millieurs (2, 3, 5000 par an?). Est-ce possible ?

Il faudra attendre le 7 mars à Genève pour la découvrir en vrai. Wait and see

A mon avis oui ! Bien sûr, on pourra toujours dire (quoi que sans l’avoir conduite, difficile à juger) que 275 ou 300 ch ne suffisent pas, que la concurrence (notamment de Porsche avec le Cayman) est rude sur ce créneau, que l’image d’Alpine s’est évaporée en 20 ans (une image déjà sacrément écornée à l’époque), et qu’il va falloir beaucoup d’habileté pour réussir ce pari. Oui mais, il existe une clientèle qui n’a pas oublié Alpine, une autre qui cherche à rouler autrement qu’en allemande, adepte de l’originalité, d’autres qui n’ont pas d’a priori et qui se laisseront séduire par la ligne. Et puis Rome ne s’est pas construite en un jour : quel que soit le succès de cette A110, si Renault a foi en son projet et s’applique la constance caractéristique des allemands (regardez le travail patient et minutieux d’Audi depuis 30 ans), alors Alpine revivra, et durera longtemps.

Toutes ces questions que je me pose, j’aurai l’occasion de les poser aussi à Michael Van Der Sande, Directeur Général d’Alpine, que j’ai l’honneur de rencontrer le 7 mars prochain à Genève pour une interview ! Une affaire à suivre donc, rendez-vous la semaine prochaine, et en attendant, n’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire !

[EDIT] : depuis cet article, l’A110 est sortie, et Boîtier Rouge a pu la tester : retrouver l’essai ici A110 retour gagnant

Images: Renault, Alpine, Paul Clément-Collin, Viotti, et DR

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28 commentaires

Jota

Le 28/02/2017 à 14:03

Enfin! depuis le temps… Il me tarde de connaître le rapport poids/puissance qui s’il reste dans l’esprit de la grande époque Alpine, risque de faire mal à la concurrence. J’avoue que l’emploi d’un design néo rétro est discutable d’autant que dans l’évolution de la marque il y avait toujours une volonté de garder l’adn berlinette avec un design toujours plus moderne (évolution de l’A110 vers l’A310 par exemple). Mais bon comme on dit ne jettons pas l’eau du bain… j’irai surement l’essayer.

Alain

Le 28/02/2017 à 14:07

Personnellement, je la trouve très belle. Je ne suis pas adepte des revival, genre Fiat 500/Mini/Beetle, mais là, j’adore la ligne qui rappelle franchement l’A110 originelle et puis, pour une fois qu’un constructeur Français décide de sortir du créneau des petites et du diesel, ben, j’applaudis.
… Et puis en plus, c’est fabriqué à Dieppe, dans mon coin, donc double applaudissements!

Maintenant reste à voir « l’envie » de Renault de voir perdurer cette marque, si elle ne rencontre pas le succès escompté.
J’ai lu ici ou là qu’un SUV devrait être de la partie assez rapidement… est-ce l’essence même d’Alpine que de se positionner dans un tel segment?

Paul

Le 28/02/2017 à 14:10

J’ai aussi entendu souvent parler d’un SUV après l’A110… Bon comme toi je pense que ce n’est pas l’ADN de la marque, mais bon, le Cayenne n’a pas l’ADN Porsche non plus hein… Alors pourquoi pas s’il faut un SUV rentable pour faire vivre Alpine et lui permettre de produire de belles sportives… à suivre donc !

Alain

Le 28/02/2017 à 14:33

D’accord avec toi.
Porsche a bien compris que pour engranger du cash, il fallait se rendre sur le segment à fort potentiel de vente. Ça a plutôt réussi à la marque, bien que les puristes ont criés au scandale!
Là pour le coup, si Alpine doit passer par un SUV pour faire du chiffre et être rentable par le volume, pas de soucis, surtout si en plus, ça permet de faire évoluer la new A110…

Guillaume D.

Le 28/02/2017 à 16:30

Il est vrai que si l’arrivée de SUV a fait beaucoup de remous chez Porsche, force est de constater que Porsche a su préserver ce qui fait la richesse d’une 911 et du Boxster.

Je pense que tout à chacun est désormais rassuré à ce sujet et que le choix de Porsche porte largement ses fruits en étant une machine à cash grâce au Cayenne et Macan et continuer à perpétuer la fibre sportive de ses autres modèles emblématiques!

Wolfgang

Le 28/02/2017 à 18:53

La 911 c’est le revival permanent depuis 1965, personne ne critique.
Pourquoi critiquer la Fiat 500 et autres ???
Je veux bien qu’on dise que c’est juste une évocation par le look, que le moteur est à l’avant etc, mais ça reste la plupart du temps de belles réussites esthétiques.
Je préfère un beau revival qu’une Xsara ou une C5 plase 1…

Wolfgang

Le 28/02/2017 à 19:04

Une marque surtout de luxe, doit respecter une tradition. Le revival participe à la tradition.

JAS

Le 28/02/2017 à 14:33

Pour moi c’est loupé. A part 2 – 3 gimmicks on ne retrouve pas l’ADN de l’Alpine. Déjà dans le regard. Certes les 2 petits feux sont la pour singer les longues portées d’origine mais les nouveaux phares ne rappellent en rien ceux de l’A110 mais font plutot tapé dans la banque de pièce d’une coréenne.
La ceinture de caisse de la nouvelle est trop arrondis il aurait fallu un plat plus prononcé au niveau des portières.
Mais alors le pire c’est l’arrière avec ces feux piqués à une Audi A5. Les originaux étaient de jolis parallélogrammes dans un tablier arrière incurvés vers l’intérieur avec ces 2 demis pare-chocs. La c’est tout le contraire c’est rond, germanique et glabre d’apendice.
Bref pour un « héritage design » ils sont complètement passé à coté. Regardez une Beetle, Une Mini, une 500, ou une Mustang TOUT rappelle l’original quelque soit l’angle d’observation.
Ici c’est le contraire on cherche ce qui évoque la version des années 60-70 …

Alain

Le 28/02/2017 à 14:38

Ah et puis le summum, les volumes!
La new A110 est bien plus imposante et ne respecte pas le modèle original… quel scandale… hihi!

Réponse à prendre au 10000ème degré je précise.

Chacun a sa propre opinion sur la nouveauté, mais force est de constater que la new A110 fait réagir.

Paul

Le 28/02/2017 à 14:39

je suis d’accord: il vaut mieux faire parler que passer inaperçu.. sinon au chapitre de l’ADN un poil dévoyé, citons la carrosserie en aluminium, ou le moteur en position centrale 😉

Wolfgang

Le 28/02/2017 à 19:18

Une carrosserie en alu, on a connu pire comme défaut…
Par contre le moteur central, là j’admets que c’est pas du tout dans l’esprit.

Quentin

Le 01/03/2017 à 17:06

C’est tout de même le mieux pour la répartition des masses. N’oublions pas que si les Alpines ont un moteur arrière, c’est à la base parce qu’elles descendent de la 4cv, qui avait fait ce choix surtout pour gagner de l’espace et de l’argent. D’ailleurs toutes les voitures de sport modernes ont un moteur central, dès les années 80 la 911 et l’A310 passaient pour des antiquités!

Gérald

Le 28/02/2017 à 21:49

Ah ah ah , Les feux de l’original étaient déjà piqués sur une R8 ! 😉

Max

Le 28/02/2017 à 23:21

Vous êtes l’exception qui confirme la règle. La plupart des gens voient l’Alpine originel dans la nouvelle. Il y a moulte clins d’oeil, même dans les phares. Bref on verra au niveau des ventes si ils sont passés à côté. J’espère que la voiture vous fera mentir.

Charly

Le 28/02/2017 à 16:24

Moteur central ? Donc a priori c’est pas une traction ? Krr krr krr
J’aime pas le nom. L’A110 c’est la fameuse et glorieuse berlinette, merde ! A120 ou AS110 c’etait bien, avec un clin d’oeil au passé tout en assumant la difference.
Maintenant quand on tape « A110 » sur gogol, c’est la 2017 qui sort. Pénible.

Wolfgang

Le 28/02/2017 à 18:50

Je craignais qu’elle soit ridicule face au flat 6 du Boxster.
Mais depuis le Boxster est passé à 4 cylindres…
C’est une très bonne nouvelle pour l’Alpine.
Faudrait juste qu’elle se mette pas au diesel…
J’attends avec impatience d’en voir une dans la rue. J’espère qu’elle a gardé au moins une partie de la taille minuscule de l’ancienne qui lui donnait ce côté jouet et course si incroyable…

Olivier S

Le 28/02/2017 à 23:12

« Je craignais qu’elle soit ridicule face au flat 6 du Boxster.
Mais depuis le Boxster est passé à 4 cylindres… »
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Au moins sur la Porsche 718, c’est un moteur Boxer à plat exclusif et superbement équilibré en position très basse (et non-pas une millième version du moulin EA888 VW-Audi turbo-gonflé a mort, comme l’ont craigné certains puristes – moi-même inclus…).
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Bien que l’Alpine A110 « neo » est une très belle petite création, je ne crois pas qu’elle aura un tel succès au point de faire trembler les ventes en grande série des Porsche Boxster ou Audi TT dans le monde entier, Japon, USA, Moyen-Orient, Australie et Chine etc. inclus.
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Je voit ça comme un produit feel-good marketing cocorico pour Renault, ciblée essentiellement sur le marché français, et pour but de créer une nouvelle marque premium sportif en plus (Renault est brûlé comme nom de premium, Infiniti est nul part en Europe de l’Ouest).
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Mais il y a bien une chance qu’elle devienne un genre d’Ersatz-Elise pour l’export, chasseur des Alfa 4C, si les données sont bonnes. Il faudra aussi faire connaître le nom Alpine a l’étranger d’abord, ce qui n’est pas évident!
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Même la petite société Alpina Burkhard Bovensiepen à Buchloe, tuneur et trafiqueur de Béhèmes plus « GT luxe » que BMW M GmbH, est probablement mieux connue dans bien de pays qu’Alpine Renault Dieppe, la gagnante française de quelque rallyes d’une distante ère 1960-70…
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La concurrence, se devrait être plutôt l’Alfa 4C – avec l’Elise dans ses dernier soubresauts d’agonie, et la Porsche 718 Cayman bien trop lourde avec ambition de GT sportive.
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Donc, il faut absolument qu’Alpine reste bien en dessous de la tonne plein fait, avec au moins une version dépouillée cup-sport en série sans clim, vitres électriques et autres décadences lourdes de confort à la GT. Genre Alfa 4C à la française (qui elle ne pèse que 895kg sur 240cv, mais avec un nom fort connu dans le monde entier, et un styling trés réussi!). Le tout en restant plus utilisable au quotidien qu’une Renault Sport Spider.
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Sinon le quatre cylindre en ligne Renault sera encore le mauvais choix de moteur (comme sur presque toutes les voitures sportives ou GT françaises de série!)

Quentin

Le 01/03/2017 à 17:20

C’est vrai que les voitures françaises ont rarement brillé par leurs moteurs performants ces dernières années… en série tout du moins. Heureusement, le reste du monde se met à faire comme nous (Alfa, Volvo…) en dotant quasi exclusivement leurs productions de petits 4 cylindres en ligne turbocompressés, ce qui nous replace sur un pied d’égalité. Après, contrairement à Porsche, Alpine n’a jamais développé ses propres moteurs (en série) donc puiser encore une fois dans la banque d’organe du losange est dans le droit fil de l’histoire, mais c’est sans doute une des choses qui doivent être changées par rapport à l’avant 95. Enfin, aucune info tangible ne circule sur l’origine de ce bloc, je peux donc continuer à prier pour que ce soit le 2.0 t à compression variable dévoilé il y a peu par Infiniti (ce serait le clou du spectacle!).

Wolfgang

Le 01/03/2017 à 18:16

Dans les années 60, l’Alpine avait déjà un 4 cylindres et ça ne l’a pas empêché de mettre une branlée aux 911…
Le 4 cylindres n’est pas un pb en soit sur une auto typée rallye.
Faut juste savoir si on veut une GT ou une bagnole de rallye…
Cette nouvelle A110 entrera dans la légende si elle gagne en rallye, sinon ce sera juste une copie plus fade de l’ancienne.
Déjà la carrosserie en alu forcément hors de prix fait que ça va être compliqué de l’engager en rallye…

YO

Le 28/02/2017 à 20:26

Le design et surtout le nom manquent d’originalité mais ne boudons pas notre plaisir, ce n’est pas tous les jours que l’on voit une nouvelle voiture de sport française

Vincent

Le 28/02/2017 à 23:43

Il t’aura toujours des mauvaises langues pour dire que 1• c’est une resucée de design néo retro mais au fond, Alpine pour la majorité des automobilistes quelque peu cultivés c’est la berlinette, point barre. Et au fond je ne vois rien de choquant, les constructeurs français étant parmi les seuls a ne jamais avoir osé de revival, malgré le fort potentiel historique (qui n’a pas rêvé, au moment du lancement de la Ds-3, à l’annonce du retour de LA DS)
2•A ceux qui critiquent la motorisation 4 en ligne, n’oubliez pas que le passage à une motorisation « plus noble » à l’époque (V6PRV) a été perçu alors comme un blasphème, le début de la fin de ces fameuses voitures.
Renault a, avec beaucoup de retard, appris de ses erreurs en la dotant de 4cylindres qu’elle maitrise le mieux, donné une descendance-je l’espère -même si plus sage au mythique Spider.
Et en espérant aussi que le temps de gestation aussi long soit il, puisse être un gage d’ une voiture aboutie.
L’avenir nous le dira

Choco

Le 01/03/2017 à 12:03

Ce qui me satisfait le plus ? La fin de l’interminable feuilleton de communication (rumeur, proto, teasing …) que l’on a subit pendant des années. Au final, je souhaite juste à Renault le succès que mérite ce genre d’initiative en France. Les investissements semblent conséquents, on peut espérer une auto aboutie. Après, bien évidemment que les puristes seront déçus (d’ailleurs ne sont-ils pas là pour ça ?), mais si une voiture française peut jouer sur la carte du plaisir alors allons y.

VDR

Le 01/03/2017 à 12:43

J’étais comme toi Paul, dubitatif sur la ligne et déçu de voir une néo-rétro. Et puis comme toujours, je me suis rappelé qu’il fallait (il faut toujours) la voir en volume, sentir sa présence, regarder ses courbes. J’en ai donc profité à Rétromobile et j’en suis complètement mordu. Nerveuse, compacte, elle a dans cela l’ADN de son illustre ainée. Il faut maintenant qu’elle honore son génome en ayant aussi toutes les saveurs qui ont fait le succès de la légende : légèreté, comportement, faculté à la course (la vraie, pas celle des Champs Elysées). Si elle a tout cela, peu importe son chiffre de puissance, le nombre de cylindres ou l’âge du capitaine.

J2M

Le 01/03/2017 à 19:07

Elle en fait couler de l’encre, la petite Alpine.
En fait tout dépendra du prix.
Si Renault ne se la pète pas, il recréera les conditions favorables à l’accès à une sportive qui ralliera les suffrages en raison de son rapport prix/possibilités.
Et oui, une berlinette était moins chère et plus facile à retravailler qu’une 911, une Stratos ou une Italienne rouge.
Je refais un parallèle avec la planète motarde. La GSXR 1000 nouvelle mouture est d’une lignée excellente et elle reste la moins chère. Un grand coup de Bol… d’or mérité.
Jaguar doit sa réussite au même facteur dans les fifties.
Et puis il reste la GT 86 ou la 350Z, le V6 le moins cher du marché. Quand on n’a pas d’image, c’est l’étiquette qui l’emporte.
Messieurs, ce truc-là vaut 30 000 €.
Pas plus.
Démm… vous.
Ou vous fermerez la boutique avant trois ans.

Quentin

Le 02/03/2017 à 21:19

Pour 30 000 € aujourd’hui, t’as plus rien ! Chez Renault, c’est le prix d’un Grand Scénic dCi 130 bien équipé, ou d’une Mégane GT. L’alpine, avec son poids et sa puissance, vaut au moins 45000 €, voire plus, car elle aura pour mission de recréer une image de marque, elle doit donc être meilleure qu’une Porsche ou une 4C. Par le passé, les marques françaises ont trop souvent sacrifié le produit pour être attractif en prix, souvenons de la GTA largement moins chère qu’une Porsche mais incapable de proposer un habitacle digne d’une GT. Après, c’est trop tard, comme l’a montré l’ A610.

Aurél

Le 03/03/2017 à 11:51

« ce truc là vaut 30 000€ ». Je trouve le qualificatif « truc » vraiment exagéré et inapproprié. Pourquoi pas poubelle tant qu’on y est.

La classe qu’elle dégage n’a rien à voir avec une 350Z ou une GT 86. Pour 30000 euros, un petit coupé sportif, en alu, moteur central, ça n’existe pas.
Pour rappel, une Alfa 4c, c’est 65.000 euros.

SI l’intérieur de série est aussi prometteur que celui de l’alpine vision, et si le prix est aux alentours de 50.000 euros, je lui prédits un avenir tout tracé.

poum

Le 01/03/2017 à 20:44

Objectivement…

Concernant l’image d’Alpine, ceux d’entre nous qui n’ont pas plus de la quarantaine n’auront guère vécu que son triste déclin. nous n’aurons jamais connu l’épopée de l’A110 sinon à travers le récit de nos ainés. (c’est aussi valable pour Gordini d’ailleurs)

D’ailleurs, probablement encore trop jeunes pour « comprendre » le rallye, nous avons à peine ressenti les derniers souffles du groupe B (aparté: spéciale dédicace à majorette qui a inondé le marché de r5 turbo à friction)

Par contre je garde un souvenir vivace du groupe A, de ses Delta, Celica, Cosworth avec Auriol, Sainz, Delecourt, … enfin, ça me parle beaucoup plus qu’une A110.

Cela dit, en france, l’âge moyen d’achat d’une voiture neuve étant au delà de 55 ans, force est de constater que renault a bien ciblé son nouveau produit.

Tony

Le 02/03/2017 à 14:23

Laissez tomber boite auto!

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