Alpine: un rendez-vous manqué ?

Samedi 20 juin 2015
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Depuis la présentation de l’Alpine Célébration, je suis perplexe. Je vous avais déjà parlé de cette impression de « déjà vu » (lire aussi : Alpine Célébration), et malgré ma passion pour la marque dieppoise, je n’arrive pas à être enthousiaste. Certains me l’ont reproché en commentaires, sur Facebook ou Twitter, mais je suis désolé, je ne comprends toujours pas où Renault veut en venir avec sa relance d’Alpine.

2015 06

Je ne voudrais pas passer pour un puriste qui rejette toute nouveauté comme une grave atteinte au mythe. D’ailleurs pour moi, l’A110 était déjà du passé lorsque j’étais enfant, et je rêvais plutôt de la futuriste A310 ! Mais pardonnez-moi de croire qu’en ce qui concerne Alpine, Renault a toujours tout fait à l’envers. Et cette impression resurgit aujourd’hui avec la présentation de cette Célébration, censée préfigurer l’Alpine de série, et qui me laisse pantois.

IDENTITES

Faisons un petit come-back en 1973. C’est certes l’année de naissance de ma sœur aînée, mais cela, vous vous en foutez (et vous avez bien raison), et c’est aussi une année fatidique pour Alpine. Renault prend cette année là une participation majoritaire dans la société créée par Jean Rédélé, société qui a toujours couru après le cash et qui a surtout du subir des grèves fatales pour sa faible trésorerie en 1972. Renault vient donc en sauveur, et accompagnera Alpine dans une montée en gamme peut-être fatale : en 1976, l’A310 se dote du V6 PRV, s’embourgeoise, et finit pas se comparer à une Porsche (lire aussi : Alpine A310 V6).

A310 01

L’erreur fatale vient sans doute de là ! Avoir cru que pour exister, il fallait se comparer. L’A110 était unique, et d’une certaine manière, l’A310 4 cylindres avec son look futuriste l’était aussi. Je suis intimement persuadé qu’un bon projet ne peut pas se comparer à quelque chose d’existant. S’il y a besoin de citer la concurrence pour explique son projet, c’est donc qu’il n’est pas original. A trop cibler Porsche, Alpine a fini par devenir un succédanée de la marque allemande, forcément moins bonne. Pourquoi diable ne pas avoir voulu jouer avec son propre jeu, surtout avec un tel palmarès sportif ? Ok, j’avoue, c’est un peu facile de refaire l’histoire, et avec des si on mettrait Paris en bouteille.

Alpine_A610

La suite on la connaît… Une GTA un peu fade à partir de 1984 (lire aussi : Alpine GTA Le Mans), mais pas dénuée d’intérêt ni de qualités, puis une A610 un peu trop ambitieuse sans en avoir vraiment les moyens, et qui signera la fin de la marque, disparue en 1995 (lire aussi : Alpine A610). A cette époque, marquée par les succès de Renault en Formule 1, l’heure n’est pas vraiment à la multiplication des marques, mais à la capitalisation sur la marque Renault. L’inverse de ce que faisait le groupe Volkswagen à l’époque, multipliant les marques et les positionnements. Adieu Alpine donc, et place à Renault Sport, avec un Spider pourtant très Alpine dans la philosophie (lire aussi : Renault Sport Spider). Diantre, pourquoi ne pas l’avoir badger Alpine celui-là ? A la fin des années 90, Renault se risque même à lancer une Clio à moteur V6 central arrière (lire aussi : Renault Clio V6), qui aurait très bien pu s’appeler Clio Alpine, comme la Renault 5 Alpine en son temps (lire aussi : Renault 5 Alpine).

A5 02

Quand on y réfléchit, que de temps perdu et d’occasions ratées alors que Renault détenait dans son portefeuille l’une des plus belles marques françaises. Là où Venturi avait échoué faute d’image, Alpine aurait pu le faire. Mais si aujourd’hui il paraît naturel de différencier les segments de marchés par des marques différentes, à l’époque, on pense encore volume globale, et image de marque globale. Le rêve automobile est toujours de produire une voiture mondiale, identique quel que soit le marché. Aujourd’hui, on s’aperçoit de l’intérêt d’une segmentation des marques et des marchés. Volkswagen avait raison avant tout le monde ! PSA a lancé DS. Pendant ce temps-là, Renault relançait Dacia. Attention, la marque roumaine est une vraie réussite commerciale, mais le low-cost, tout à la mode qu’il soit, n’est pas le segment le plus rentable, et les marges y sont tout de même bien moindre que dans le premium, le luxe ou le sportif.

En 2005, Renault commence à sentir qu’il y a quelque chose à faire avec Alpine. Ce n’est qu’un frémissement, mais dans le doute, l’ex-Régie rachète à son concurrent PSA les droits de la marque Alpine au Royaume-Uni. Pour mémoire, PSA était devenu propriétaire des droits en rachetant Chrysler Europe (qui, propriétaire du groupe Rootes en Angleterre, détenait donc la marque Alpine outre Manche). On eut même droit là-bas à une Chrysler Alpine, qui n’était autre que notre bien connue Simca 1307/1308 ! Petit à petit, chez Renault, l’idée fait son chemin de relancer Alpine.

C’est à partir de 2007 que l’idée s’installe durablement. L’Alliance Renault-Nissan relance Infiniti comme marque premium, et à Boulogne, on se dit qu’après tout, il y a un truc à jouer avec Alpine. Mais on est encore loin de la réactivité d’autres groupes automobiles. Il faudra attendre presque 5 ans pour voir le projet se concrétiser avec la présentation de l’A110-50, célébrant les 50 ans de la berlinette. La légende dit que c’est à Carlos Tavares que l’on doit la volonté de faire revivre la marque ! Je pense que c’est plus compliqué que cela, et très politique. Sans le soutien de Ghosn, le projet aurait été mort-né. Et malgré le départ de Tavares chez l’ennemi PSA, le projet a été maintenu.

Ce qui est sûr cependant, c’est que Renault sent bien l’intérêt de relancer Alpine, mais tâtonne. La peur de se tromper ? De froisser les afficionados ? Entre 2012 et la présentation de l’A110-50 (dérivée du concept Renault DeZir), et aujourd’hui, que d’embrouilles ! Les errements de Renault sur ces 3 dernières années montrent combien notre constructeur national est mal à l’aise avec le cas Alpine. Si l’idée d’une association avec Caterham n’était pas mauvaise sur le papier (c’était un message clair envoyé aux fans de la marque : « vous aurez une voiture légère et performante », avec Lotus dans le viseur), c’était aussi un aveu de faiblesse. Renault reconnaissait implicitement ne pas être capable de relancer seul Alpine. C’était aussi une erreur de débutant : comment ne pas savoir la fragilité financière de Caterham et de son flamboyant patron Tony Fernandes ?

La co-entreprise créée pour l’occasion aura fait long feu, et en 2014, le divorce était consommé. La séparation ne sera jamais vraiment expliquée, mais il ne fait aucun doute que les deux partenaires n’avaient ni les mêmes moyens, ni les mêmes ambitions, ni la même vision sur le futur des deux marques. Imaginer une seconde qu’il serait facile de gouverner une entreprise à 50/50 avec de telles différences de taille et de culture d’entreprise, c’était vraiment être naïf. Quelle était la part de Carlos Tavares dans ce mariage contre-nature ? Nul ne le sait, mais comme par hasard, le départ de l’un entraîne la séparation de l’autre (ou vice versa) ! CQFD. Erreur stratégique ? Projet porté par un seul homme ? Le secret reste bien gardé chez Renault.

2015 05

C’est désormais seul que Renault va porter le projet Alpine. Mais ce n’est pas parce qu’on est seul maître à bord qu’on maîtrise son sujet. Les rumeurs vont bon train, sapant toujours un peu plus le moral des troupes. Début 2014, un panel de clients avait retoqué le design d’un premier projet, et la presse s’était aussitôt emparé de l’information. Mi 2014, des fuites (enfin des fuites orchestrées) parlent d’un design « enthousiasmant » (lire aussi : Le design Alpine « enthousiasmant »)… L’avenir semble donc officiellement radieux.

AW 380 02

Mais comme rien ne se passe jamais comme il faut, patatra, fin 2014, deux carrossiers italiens renaissants présentent une Willys Interlagos rappelant furieusement l’A110 (lire aussi : Willys Interlagos AW380). Colère chez Alpine, car si aucun sketch n’est encore sorti dans la presse, l’Interlagos ressemble étrangement à la future Alpine. Bien sûr, quand on s’inspire d’un même modèle on arrive au même résultat, mais c’est aussi la preuve du manque de culot de la marque Dieppoise. Bernard Ollivier, le boss d’Alpine, ne décolère pas, et on parle même de pressions vis à vis des médias pour qu’on arrête de parler de l’Interlagos. Etrangement d’ailleurs, elle tombera dans l’oubli et ne sera même pas évoquée (à part par Boîtier Rouge) lors de la présentation de l’Alpine Célébration au Mans le 13 juin dernier.

AW 380 04

Parlons-en de cette Célébration. C’est en discutant avec l’estimé Frédéric Euvrard, discret rédacteur en chef de l’excellent site The Automobilist (The Automobilist) que l’envie d’écrire cet article m’est revenue. Quelque chose nous choquait tous les deux, sans que nous n’arrivions à voir de quoi il s’agissait. Cette impression de « déjà-vu » n’était pas seulement due à l’Interlagos 2014. A force de discuter, nous en sommes arrivé au concept de « sportive molle », dans la lignée d’une Renault Fuego (lire aussi : Renault Fuego). On y retrouve aussi des airs de Toyota Celica T200 (1993). Mais plus qu’une A110 Berlinette, on retrouve surtout l’A110 GT4, la version bourgeoise et finalement sage de la mythique Alpine  (lire aussi : Alpine A110 GT4).

GT4 01

A creuser le sujet, nous nous sommes aperçu que cette Célébration reprenait les codes de la sportives d’aujourd’hui, tout en jouant la carte du néo-rétro, arrivant à l’étrange résultat aperçu au Mans : un style pas déplaisant, parfois même joli, mais manquant cruellement de personnalité propre, singeant l’héritage, semblant toujours hésiter entre le passé et le futur, pour arriver à un drôle de mélange laissant d’une certaine manière le client potentiel sur sa faim. Et comme l’histoire se répète, Laurens van der Acker, le designer Renault, tombe dans le piège de la comparaison : « l’Alpine sera une voiture petite, légère, agile, un peu rétro…. comme une Porsche 911 » dira-t-il à Challenge cette semaine !

On y revient toujours: Porsche en ligne de mire. Quand cessera-t-on de vouloir faire du Porsche, alors qu’on pourrait faire de l’Alpine ? Pourquoi ne pas oser un design novateur, mais conceptuellement proche de la Berlinette originelle ? Au lieu de cela, on a l’impression d’un retour aux errements du passé (de profil, la Célébration a un petit air d’A610), et d’un complexe d’infériorité (par rapport aux allemandes). Sans parler de cet arrière pas si moche, mais maquillé de rouge à lèvre qui la fait ressembler aux deux vieilles prostituées jumelles qui officiaient rue du Montparnasse et rue Delambre lorsque j’étais jeune collégien. Comme s’il fallait séduire à tout prix par des artifices grossiers !

2015 03

Après avoir écrit tout cela, vous devez vous dire que je suis anti-Alpine. En fait non, je regrette juste un manque d’audace, et surtout, le manque d’un projet clair et défini dès le départ, respectant les gènes d’Alpine sans pour autant chercher à recopier le passé. Tout cela manque d’une volonté claire, et d’une stratégie assumée, et c’est surtout cela qui me tarabuste depuis le début ! C’est sûrement parce que j’aime Alpine (sans être un puriste je le rappelle) que je suis exigeant. Après, je ne demande qu’à être convaincu. Mais j’ai un peu peur de la suite de l’aventure. On nous promet un SUV pour assurer la rentabilité du projet (tiens tiens, ça me rappelle une marque allemande ça), alors qu’il y a sans doute d’autres voies pour créer autre chose non ? On projette 4000 exemplaires par an de cette « A120 » (comme l’appelle Auto Plus cette semaine) ? Encore faudra-t-il mieux communiquer, mieux l’expliquer, et surtout bien la positionner. J’attends donc de voir !

En savoir plus sur la Berlinette :

Les Berlinettes de l’étrange : http://boitierrouge.com/2014/03/14/bulgaralpine-dinalpin-et-interlagos-les-cousines-etrangeres-de-la-berlinette/

La Dinalpin mexicaine : http://boitierrouge.com/2014/07/24/dinalpin-a110-berlinette-et-tequila/

La Bulgaralpine : http://boitierrouge.com/2014/12/07/bulgarrenault-et-bulgaralpine-les-cousines-au-gout-bulgare/

En savoir plus sur Alpine:

La Renault 12 Alpine: renault-12-alpine-la-sportive-de-la-pampa

L’Alpine A710: http://boitierrouge.com/2014/03/17/la710-lalpine-inconnue/

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11 commentaires

Medved

Le 20/06/2015 à 17:56

Peut-être que pour comprendre, ou pour le moins mieux comprendre cette volonté de comparaison entre Alpine et Porsche, et ce qui s’est joué là (ce qui se joue encore?), il faut remonter le temps et l’histoire…

… çà pourrait commencer à la fin de la seconde guerre mondiale, là où Renault se voit d’une part nationalisé (la punition pour avoir « collaboré » avec l’industrie de guerre allemande).
Et d’autre part, attribuer Ferdinand Porsche himself (comme prisonnier de guerre placé chez Renault), pour contribuer au projet de la 4cv (dont l’architecture n’est pas sans rappeler celle de la coccinelle).

Quand on sait donc que Porsche a planché un peu (à contre coeur) sur le projet de la petite populaire de la Régie, on comprend mieux qu’il puisse y avoir là un foyer de ressentiment (sûrement partagé d’ailleurs) et entretenu.

Ce n’est pas une nouveauté que Renault ait souvent essayé de singer Audi, rappelez vous la ligne de la R 21, la Nevada, et ses faux airs d’Audi 100/200. Rappelez-vous ces pubs hyper orgueilleuses sur la 21 turbo, et la turbo quadra, avec scénari qui se déroulent outre Rhin…. Déjà ils comparaient…
… çà a toujours été ainsi…

C’est un peu redondant, mais, Alpine était Alpine quand il était Alpine tout court… C’est à dire une marque Entière de passionnés dédiée à l’esprit de compétition et de performance
Quand Alpine est devenu Alpine-Renault, on a eu droit à une première émasculation…
Et ce fut la totale quand Alpine devint Renault-Alpine…
Vous ne croyez pas?

Cette volonté ridicule de se comparer à Audi pouvait-être entendable (audible?) de la part Renault.
Disons que çà se comprenait avec les vieux comptes à régler vu la parenté entre Porsche et Audi, et vu qu’Audi tapait dans le même créneau que Renault….

Ce que Renault n’a pas compris d’ailleurs c’est qu’Audi avait ajouté à son statut de constructeur généraliste celui de spécialiste. Ce qui n’est assurément pas le cas de Renault.

C’était déjà devenu complètement surréaliste, quand on a voulu, sûrement par la force de Renault et pour les mêmes raisons, comparer Alpine à Porsche…

Aujourd’hui, peut-être que si Alpine devait renaître, il faudrait que Renault n’aille surtout pas y fourrer son nez, et se contente en premier lieu de distraire les crédits suffisants à la recherche pour Alpine, tout en lui laissant profiter de ce qu’elle a de meilleur comme banque d’organes mécaniques (si on veut rester dans l’esprit)…

En clair, virer de là tous les « créatifs » et autres pros du marketing qui ne comprennenet rien à la passion automobile…
Et d’autre part, faire un sondage auprès des admirateurs et des vrais fanas d’Alpine car c’est sûr, ces gardiens du temple auraient sûrement beaucoup à dire.
Puisqu’ils ont chéri et préservé le patrimoine, ce devrait être les premiers à être consultés pour le nouveau cahier des charges, non?!

Paul

Le 20/06/2015 à 18:27

Merci pour ces précisions intéressantes et qui rajoutent encore un peu plus d’infos au débat !

Benjamin

Le 20/06/2015 à 18:24

Je vois personnellement la chose d’un côté plus rationnel, plus markting, et je comprends la philosophie de Renault dans cette histoire.
Ils ne veulent pas faire une Alpine A110 du 21e siècle, ils veulent faire une Alpine qui capitalisera une bonne image de marque avec une voiture plus utilisable.
Parce qu’une A110, c’est du radical, c’est une voiture de sport avec des sensations mécaniques énormes, un potentiel certain, mais pas une voiture utilisable au quotidien. Même une Lotus de nos jours est plus utilisable qu’une transposition de l’esprit A110.
Alors ils font une version d’A110 qui soit une voiture que tu peux prendre tous les jours, et là personne n’y arrive mieux que Porsche.
Que ce soit sur « nos » marchés ou sur les marchés émergent, il faut quand même qu’une Alpine se vende (l’A110, a eu un succès d’estime, mais on ne peut pas parler d’un succès commercial). Et les clients qui avaient 20 ans au moment de l’A110 pourront utiliser facilement une « A120 ».
Le plan de base avec Caterham voyait de toute façon la version radicale chez les anglais et l’édulcorée chez les frenchies. Le divorce les a sûrement confortés.
L’Alpine A120 sera probablement une bonne sportive du 21e siècle, vu l’expérience acquise avec les Renault Sport, il serait étonnant qu’elle soit totalement ratée. Mais dans tous les cas, il ne faut pas chercher une A110 « 2016 ».

Paul

Le 20/06/2015 à 18:29

Ah mais je suis d’accord… Mais alors pourquoi ne pas jouer une carte plus intéressante: créer une VRAIE Alpine du 21ème siècle. Pourquoi toutes ces références au passé si cela risque d’être mensonger ? Pourquoi autant de loupés de communication, ou d’association ??? Moi je pense qu’Alpine est un peu en roue libre après les grandes espérances de la période Tavares, et que Bernard Ollivier ne sait plus trop à quel saint se vouer, entre son boss omnipotent et omniscient, et les fidèles d’Alpine qui veulent l’infaisable !

I20

Le 20/06/2015 à 19:53

Et pendant tout ce temps perdu, Alfa a fait une 4C… Une belle perte de clients potentiels pour Alpine, qui se cherche depuis 15 ans. À trop tourner en rond, le losange sombre (sur ce créneau…) et surtout les cinquantenaires prêts à passer commande il y a 15 ans économisent désormais pour le fauteuil roulant toutes options qu’ils utiliseront dans leurs maisons de retraite… Dommage, il n’y aura bientôt plus qu’eux qui se souviendront qu’Alpine à existé 🙁

Antoine77

Le 21/06/2015 à 09:37

Je rejoins le commentaire de Benjamin; Renault doit quand même assurer ses arrières et n’a donc pas poussé l’audace jusqu’au bout. Néanmoins je trouve le design plutôt réussi.
A noter, ces images 3D qui sont apparues et qui montrent ce qui pourrait être la version de série:

http://www.planete-gt.com/2015/06/20/alpine-2016-photos-version-serie-production/

à noter les LED sur les phares sur les photos du bas: plutôt chouette !

Adrien

Le 21/06/2015 à 14:59

Je suis d’accord pour dire que leur communication est bancale. En revanche, je comprends pas pourquoi la comparer à une 911 alors qu’elle positionnera en face des Exige et 4C.

Patrick R

Le 22/06/2015 à 07:08

Salut à tous, à mon tour d’apporter ma modeste remarque à l’édifice, mais il y a une chose qui me frappe assez dans les divers articles et éléments de com’ de Renault sur cette Célébration : l’absence de mots tels que « outil », « compétition » etc.

Pour moi le gène 1er d’une Alpine, c’est de puiser ce qui se fait de bon chez Renault pour le transformer en outil pour la compétition, éventuellement suffisamment polyvalent pour s’en servir « tous les jours » et donc en faire une voiture de série, joliment habillé qui plus est.

Pour le moment personne n’en parle et surtout pas Renault, mais quid de la compétition ? C’est par elle qu’Alpine s’est forgée son image, son statut, voire tout simplement sa légitimité ; Et c’est en grande partie par cette absence de sport et de palmarès que les Alpine GT de l’ère Renault ont manqué le coche.

Renault est le 1er fabricant mondial de monoplace, fait ou faisait encore récemment des Twingo et Clio dédiées au Rallye, est reconnues seul ou via Alpine pour avoir un héritage en rallye, endurance, F1…

Moi j’espère que la moitié des futures berlinettes seront vendues en version compétition client et que de nouveau, de part le monde, la Berlinette Alpine soit l’arme absolue que tout amateur aura envie de se payer pour son championnat local. Comme avant.

Le Groupe Renault est légitime, talentueux quand il s’y met, et n’est pas un effort colossal à fournir pour refaire briller une image qui a su être unique par le passé. Comme écrit par Paul : « Avoir cru que pour exister, il fallait se comparer », alors qu’il y a largement la place aujourd’hui pour une Elise un peu moins radicale, un Caïman moins lourd et bourgeois, un RC-Z moins grande série, une 4C moins grande gueule… le tout avec un engagement en compétition et un palmarès à étoffer justifiant de son existence même sur une créneau que la future berlinette pourrait être seule à occuper : belle, un peu pratique, pas trop lourde et au charbon chaque w-e ; un outil de rêve « ready to race » en somme !

P.

Medved

Le 22/06/2015 à 07:41

Exactement ce que je pensais, je voulais d’ailleurs l’ajouter.
Bien content de voir que je ne suis pas seul à considérer que si on veut réellement faire revivre Alpine, il faut qu’elle ait avant tout une vocation à faire de la compétition.
Une voiture doit avant tout réellement servir à quelque chose, plutôt que d’entrer dans un segment marketing.
Renault aurait ici une chance de redorer son blason en créant un programme d’engagement d’Alpine en compétition.
Puis viendraient les dérivés routiers.

SETHalpine

Le 28/06/2015 à 00:06

Quand le général de Gaulle à demandé à quoi servait le sport automobile, Jean Redelé, a répondu que ça servait à faire gagner la France.
la vérité c’est qu’aujourd’hui le sport automobile ne sert strictement à rien si ce n’est à faire plaisir à ceux qui le pratiquent …
Alpine se doit de faire un produit en phase avec son époque, c’est certainement pas un produit destiné à la compétition, au mieux, plutôt destiné aux track days.
Ceci dit on retrouve pas les gênes d’Alpine dans ce coupé qu’ ils essayent de nous vendre comme étant le témoignage moderne de l’ADN d’Alpine.
Alpine, c’est avant tout une voiture basse avec un vraie caractère, or on ne le retrouve pas dans célébration, en tout cas pas dans cette interpretation des sketchs qui eux, étaient plutôt réussis.
On a beau aimer la marque, on ne peut que être déçu par cette interprétation maladroite, mais sans doute voulu par Renault pour gagner des parts de marché sur la catégorie des coupés.
il ne faudrait pas grand-chose pour la rendre plus racée, plus séduisante, finalement plus Alpine, pour peu qu’ils se donnent les moyens de le faire, et reconnaissent leur erreur

benjydef

Le 30/07/2015 à 18:41

Je suis complétement d’accord avec I20…..les seuls qui se souviennent d’Alpine sont ceux de 60-70 ans et ils quittent doucement ce monde petit à petit….
Le cinquantenaire de 2015 veut de la porsche, de l’audi et de la Lotus quand celui ci à une culture automobile 🙂

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