Anadol : un rêve de Koç

Lundi 21 avril 2014
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Vebi Koç est un homme d’affaire turc têtu, et grand amateur d’automobile. Il a un rêve au milieu des années 50 : offrir à la Turquie une marque automobile nationale. Il a déjà fait fortune dans la distribution d’automobiles et la construction de tracteurs, et s’allie d’abord à Ford pour produire des camions et des véhicules particuliers, en créant Otosan en 1959. Déjà à cette époque, on le prend pour un fou. Il faut dire que le marché automobile anatolien n’est pas très développé, avec 2 à 3000 ventes annuelles. Qu’à cela ne tienne, Koç persiste. Il n’oublie pas son rêve de créer sa propre marque, et finira par sauter le pas en 1966 en créant Anadol.

L’Anadol A1 est un coupé 2 portes. L’A2 en sera la version berline 4 portes

Si Otosan continue à produire des utilitaires Ford (l’entreprise existe toujours aujourd’hui), Anadol se tourne vers un petit constructeur anglais pour l’aider à développer sa marque : Reliant. Ce partenaire particulier produit en Angleterre des tricycles, mais aussi des voitures utilisant la fibre de verre. Grâce au savoir-faire de Reliant, Anadol sort sa première voiture en 1966 : l’A1, un petit coupé motorisé par un 1,2 litres d’origine Ford. En 1971 sort l’Anadol A2, version 4 portes de l’A1, doté d’un 1,3 litres toujours Ford un peu plus puissant. Les ventes, en ce début des années 70, tournent au alentours de 10 000 exemplaires par an.

La SV 1600, version break et modernisée de l’A2

Mais Koç a désormais une autre ambition : construire une petite sportive. Ce sera chose faite avec la STC-16, petit coupé sportif à moteur Ford (Koç est fidèle) 1,6 litres de 82 chevaux. Sa ligne très réussie rappelle la Datsun 240 Z. Lancée en 1973, la STC tombe au plus mauvais moment : la crise pétrolière plombe sa sortie. Il faut dire que la STC se vend 30 % plus cher qu’une A2 par exemple. Entre 1973 et 1975, seulement 175 exemplaires sortiront des chaînes.

La crise pétrolière mais aussi la crise chypriote ébranlent la marque, qui tente son va tout au début des années 80 en lançant l’A8, après avoir abandonner l’idée d’une berline à moteur rotatif Wankel. Inspirée de Saab et de Volvo, l’A8 est une berline au style étonnant. Malheureusement, elle ne fera pas l’unanimité, et ne se vendra qu’à 1000 exemplaires entre 1981 et 1984, date à laquelle Anadol jette l’éponge. La marque continuera à produire des utilitaires (des picks up notamment), jusqu’en 1991.

L’Anadol A8, au look étrange

Désormais, il n’y a plus de marque turque. Otosan reste un partenaire important de Ford, et de nombreux constructeurs se sont installés en Turquie, comme Renault ou Fiat. Dommage ! Le rêve de Koç n’aura pas même tenu 20 ans.

Lire aussi: Anadol Bocek

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