Aro USA : la folle histoire du 4×4 roumain aux Etats-Unis

Mardi 13 mars 2018
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ARO, ces 3 lettres évoquent sûrement pour vous davantage les Carpates Roumaines que la Californie (lire aussi : la fin sans gloire du roumain Aro). Cette marque de l’est, longtemps importée en France, construisait de rustiques 4×4 plus adaptés aux dures conditions des pays communistes qu’aux grandes avenues américaines. Et pourtant dans les années 90, le constructeur se met en tête d’importer aux USA ces 4X4 Roumains. Voici la folle histoire des 4×4 Aro aux Etats-unis.

ARO fabriqué en Roumanie, pour le monde entier !

Depuis toujours la marque ARO a cherché à exporter ses modèles. Une façon efficace de faire entrer des devises étrangères dans le pays et surtout un bon moyen d’élargir le potentiel de clientèle en dehors de la seule Roumanie. Pendant longtemps la marque sera importée chez nous, faisant de la France un des principaux marchés du 4×4 des Carpates. Parfois on changera carrément le nom pour le produire sous licence. Ainsi, au Portugal les Aro deviennent Portaro et se vendent ainsi pendant 2 décennies de 1975 à 1995. En Espagne, c’est sous le nom de Hisparo qu’on retrouve les produits roumains. La marque s’exporte dans de nombreux pays, jusqu’au Canada, et même en Irlande sous la marque Harris (lire aussi : Harris 244).

Hisparo (en haut) et Portaro (en bas), les deux « versions » de la péninsule ibérique

Le rêve américain

Retracer l’histoire d’Aro aux USA n’a pas été chose aisée. Mais pour Boîtier Rouge rien n’est impossible, nous sommes donc partis à la rencontre d’Eddie, Roumain installé aux Etats-Unis depuis des années, et qui est un véritable spécialiste d’Aro aux USA. Si quelqu’un pouvait nous expliquer l’histoire des voitures Roumaines au pays de l’Oncle Sam c’était bien lui.

Exporter aux USA, Aro y pensait depuis la fin des années 80. Certes, ce marché était très difficile et concurrentiel, certes les normes y étaient compliquées et drastiques, certes l’américain moyen ne rêvait à priori pas de voitures roumaines, certes un véhicule communiste aux USA risquait de faire tache, mais ces difficultés n’étaient rien par rapport à une porte d’entrée sur le plus grand marché automobile du monde. Un marché énorme, qui en plus adore les 4×4 en tous genre.

Le 4×4 le moins cher du marché américain, première tentative

En cas de succès les retombées pour Aro pouvaient être énormes. Au siège de la marque on se prend à rêver, avec 10 000 ventes annuelles, on pourrait doubler la production.
Pour y arriver, on se fixe un plan de marche avec un objectif clair : vendre le 4×4 le moins cher du marché américain, à 9 995 $.

En 1990, l’usine Aro envoie 200 modèles aux états-unis. Ces modèles sont livrés sans moteurs. Ils doivent recevoir un moulin américain avant d’être revendus. Tout se présente bien mais rien ne se passera comme prévu. Les tout-terrains sont livrés à Portland, dans le Maine. Ils resteront sur le quai plusieurs années !! Contrairement à ce qu’ils pensaient, les dirigeants d’Aro se voient confrontés à un mur, celui du dédouanement. Pour des raisons restées obscures seule une poignée de véhicules franchira la douane pour rejoindre un petit garage du Maine. Ici les caisses vides reçoivent des moteurs et des rétros de Ford Ranger de 2,3 litres, ainsi que de nouveaux pneus.

Sur le papier le moteur US plus puissant, plus fiable et plus facile à entretenir que le moteur d’origine doit rassurer le client américain. Pour enfoncer le clou, on renomme le tout Aro Hunter et on crée un siège social pour la marque à New York, sur Fordham Road. On convoque la presse, et le New York Times annonce l’arrivée de cette nouvelle marque. Depuis le siège de la marque roumaine dans le Bronx, des brochures sont envoyées à des clients potentiels. Tout le monde y croit dur comme fer mais rapidement il faudra se rendre à l’évidence. Avec seulement 30 modèles vendus de 1990 à 1992 c’est un échec total. La qualité de construction fait fuir les rares potentiels clients. Malgré une garantie limitée à 3 mois, il faudra piocher des pièces sur des modèles invendus pour assurer un semblant de SAV suite aux nombreuses pannes. Aro décide d’arrêter les frais, c’est la fin d’Aro aux Etats-unis. Du moins c’est ce que l’on croit.

Rien ne se perd, tout se transforme : seconde tentative

Si l’échec est total, il n’en reste pas moins que près de 200 véhicules sans moteurs dorment toujours sur un quai du Maine. Dans un petit garage de la région, une équipe de 3 personnes (propriétaire, électricien et mécanicien) décide d’installer dans ces caisses des moteurs Chrysler de 2,4 litres. Ces modèles sont vendus sans aucun soutien de la marque, qui demande qu’on retire les logos et qu’on cesse d’ utiliser le nom Aro. Ce sont donc à nouveau 20 modèles qui seront écoulés sous le nom Hunter entre 1993 et 1995, sur un marché américain qui n’en demandait pas tant.

Le sauveur Cubain : troisième tentative

C’est à ce moment là que va faire son apparition un personnage dont le destin sera intimement lié à celui d’Aro. John Perez est un américain originaire de Cuba, qui vit à Atlanta depuis ses 15 ans. On connaît peu de choses à propos du garçon, d’ailleurs à l’époque personne ne relève que Perez et son associé de l’époque John Trotman ont été au coeur d’une enquête fédérale orchestrée par la cour fédérale de justice de Miami en 1987. A l’époque on reprochait au duo d’avoir collecté 1,4 millions de dollars d’acomptes auprès de 60 concessionnaires américains sans posséder de licence officielle de revendeur.

Après tout John Perez est un citoyen américain libre et rien ne l’empêche d’acheter un stock de véhicules sans moteurs dormant sur un quai. Le projet de Perez est classique, il va monter des moteurs Ford 3 litres V6 sur les Aro et ça va se vendre comme des petits pains. Rapidement, on construit 3 modèles, ce qui permet d’organiser une séance photo pour concevoir une brochure, et une autre poignée de véhicules qui servent à divers crash tests. Mais l’ambition de Perez va bien au delà de quelques modèles bricolés, il veut obtenir le soutien de l’usine et devenir importateur exclusif pour les USA.

En 1998, on relance donc officiellement la commercialisation de ces véhicules roumains sous le nom de Aro 24. L’usine envoie à nouveau 70 modèles sur le sol américain. La revue Four Wheeler Magazine sortie en Janvier 1998, annonce le come-back roumain : “L”Aro 4×4, qui est désormais importé, à l’intention d’être un pavé dans la mare des quatre roues motrices, marché qui ne cesse de croître. Le potentiel est énorme et John Perez, président et fondateur d’Eastern Europe Imports, compte vendre 20 000 exemplaires pour l’année 1998. Il y a actuellement plus de 150 concessionnaires aux Etats-unis prêts à vendre la marque Aro avec un prix de base inférieur à 13 000 dollars.”

Je vais mettre fin au suspense, rien de ce qui est annoncé dans cet article du magazine américain ne se produira. L’Aro 24 ne sera jamais vendu sur le sol américain. Les raisons sont sûrement multiples mais la première d’entre elles sera qu’aucun véhicule ne parviendra à se conformer aux normes de sécurité américaines. Lors du crash test le réservoir d’essence se détachera même de la voiture. Entre autres problèmes, les 4×4 roumains n’étaient pas non plus étanches. Un an après sa reprise du projet, Perez jette l’éponge et il se dit que les 70 carrosseries seront abandonnées quelque part du côté de la Georgie.

Perez le retour du come back : 4ème tentative

On pourrait penser que toutes ces tentatives malheureuses auraient refroidis le plus tenace des importateurs. Ce serait mal connaître John Perez qui refait surface en 2003 avec une nouvelle société baptisée Cross Lander. Le Cross Lander 244X est produit sous licence à Manaus, Brésil et est basé évidemment sur un bon vieux Aro 244 roumain. Perez nous refait le coup des 150 concessionnaires et va même jusqu’à encaisser des acomptes et des droits d’entrée dans le réseau, comme au bon vieux temps.

Déclarant à qui veut l’entendre que tous les concessionnaires américains se battent pour distribuer la marque aux USA, Perez parcourt le pays et encaisse les dollars. Au total ils seront 50 à débourser 69 000 dollars chacun pour acquérir le droit de représenter la marque. D’autres sources parlent de 75 000 dollars déboursés par 200 concessionnaires, pour un total de 15 millions de dollars. Seulement voilà, aucune voiture ne pointe le bout de son nez. Pire,  Perez vend à tout le monde un 4×4 pourvu d’un moteur V6 4 litres Ford Cologne puis un V6 2,9 litres Ford Cosworth alors qu’il sait depuis longtemps que Ford a refusé de lui en fournir.

Une privatisation controversée

A la surprise générale, Perez devient en septembre 2003 le nouveau propriétaire d’Aro. L’état Roumain souhaite privatiser son entreprise pour lui donner une chance de survivre au 21ème siècle. L’entité Cross Lander prend 68,7 % des parts du constructeur roumain. Le contrat stipule que Perez s’engage à produire un nouveau modèle, à ne pas revendre d’actifs, à réaliser un premier investissement de 3 millions d’euros, puis un second de 1,4 millions avant 2005. L’entreprise devra lancer la marque aux états-unis et consacrer également 600 000 euros pour le développement durable au sein de l’usine. Le prix de vente est ridiculement bas, puisque l’entreprise Aro est cédée contre 180 000 dollars seulement !

Deux icones roumaines, le Aro 24 (ou 240, ou 244) et Nadia Comaneci

Le montant de la vente ainsi que le profil de Cross Lander suscitent le plus grand scepticisme en Roumanie. En effet, le gouvernement vient de vendre la marque nationale  à une société sans capital, dont le seul et unique employé est John Perez.

John Perez, arnaqueur ou victime ?

Evidemment jamais un seul Aro ne sera vendu aux états unis sous le nom de Cross Lander. Rapidement, l’étau se resserre autour de Perez. En roumanie, l’usine s’arrête et ne reprendra jamais. Les investissements prévus laissent place à une vente des machines et des outils de production. La production prend fin, et John Perez est accusé par les autorités roumaines d’avoir falsifié des documents bancaires pour pouvoir acquérir Aro.

Le Spartana, tentative d’Aro de rendre « fun » son petit modèle, le 10

Entre temps Perez a encaissé de nombreux droits d’entrée auprès des concessions américaines. Une fois ces contrats passés, Perez leur mettra la pression afin qu’ils payent par avance et en virement les véhicules censés les attendre dans un port de Floride. Mais les concessionnaires commencent à se méfier et refusent pour la plupart de payer les véhicules par avance. La société Cross Lander USA Inc licencie tous ses salariés, vend son siège social et ferme définitivement en février 2006. ARO cesse définitivement d’exister en Juin 2006.

John Perez à l’époque de sa tentative d’importation des 4×4 Mahindra

Quand j’évoque cette fin avec Eddie, il me dit que le problème n’est pas aussi simple qu’il en a l’air. Si il me confirme que Perez avait bien mis en place un réseau de 150 concessionnaires et commencé à encaisser des acomptes auprès de potentiels clients, celui ci n’a jamais été livré par la roumanie. “Le problème c’est qu’Aro n’a jamais livré les voitures. L’usine ne les a jamais fabriqué. A un moment donné, Perez n’a pas eu d’autre choix que de fermer. Il a fini par vendre l’outillage de l’usine. Tout le monde dans l’usine volait, du petit ouvrier jusqu’au plus haut niveau hiérarchique. Je pense que la vérité est que personne ne pensait à l’avenir de la société, la corruption était généralisée”.

Perez reviendra lui même sur cet épisode quelques temps après la faillite de la marque. D’après lui le prix payé d’environ 180 000 dollars pour le rachat d’Aro était en fait une somme énorme si on tenait compte de l’état de l’usine et des installations. D’après lui, pour le forcer à reprendre Aro, les politiques roumains lui auraient promis un effacement de la dette de l’usine s’élevant à 15 millions d’euros et des commandes publiques permettant de relancer la demande. Perez affirme n’avoir vu ni l’effacement de la dette, ni les commandes promises. L’américain qui affirme avoir reçu 500 bons de commande du marché américain raconte également une histoire incroyable de vol de moteurs. Selon lui, il aurait envoyé 128 moteurs et transmissions Ford en Roumanie pour les assembler sur les 4×4. Ces moteurs auraient été volés à la douane, et les douaniers roumains auraient demandé une rançon à verser sur un compte bancaire Italien.

Une triste fin

Cette histoire assez cocasse mettra un terme à l’histoire d’Aro. Aujourd’hui il est possible de croiser en france d’ultimes exemplaires pas encore rongés par la rouille. D’après Eddie, il reste en circulation aux états-unis 2 ou 3 exemplaires roulants du véhicule roumain. Lui même vient de se porter acquéreur de l’un des 3 ou 4 prototypes équipés du Ford 2,3 litres. Cet exemplaire est actuellement restauré en Roumanie et reviendra sur le sol américain l’été prochain.

En discutant avec l’heureux propriétaire, j’apprends que celui ci est également propriétaire de l’unique Dacia roulant aux états-unis. C’est une autre histoire et c’est bientôt sur Boîtier Rouge. Vous avez envie de savoir ce qu’est devenu ce bon vieux John Perez ? Sorti indemne de la bataille judiciaire en roumanie, il refait surface à la tête de Global Vehicles qui en 2010 tentera d’importer aux USA des 4×4 indiens Mahindra (lire aussi : Mahindra Roxor). On ne se refait pas et Perez sera accusé d’avoir encaissé 15 millions d’acompte sans avoir livré un seul 4×4….

merci à Eduard Palaghita pour ses nombreuses infos et illustrations, je vous invite à visiter sa page facebook consacrée à l’aventure d’Aro aux USA : Aro24 sur Facebook

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8 commentaires

MacGivre

Le 13/03/2018 à 17:21

Vous avez des tampons « 15 millions » à écouler ou quoi ? Que des arnaques à 15 millions ? Oo

Whealer

Le 13/03/2018 à 21:31

Excellente histoire !!! Pour ce qui concerne le moteur Ford Cosworth, il n’y aurait donc eu qu’un seul exemplaire ?
http://club.caradisiac.com/whealer/4-4-16-75412/photo/244-cosworth-2004-5461958.html

NIKO

Le 14/03/2018 à 15:08

Difficile de savoir, certains exemplaires sans moteurs ayant fini par être racheté par des bricoleurs qui leur mettaient un moteur dedans. Mais il semblerait qu’il y ai au moins 4 protos et peut etre une dizaine en tout d’Aro avec moteur Cosworth.

Franck KEGELART

Le 14/03/2018 à 01:00

Je n’ai qu’un mot à dire pour définir cet article : extraordinaire ! Au fait, Paul, pourrais-tu nous tenir plus régulièrement au courant de l’avancement du « projet papier » ? Merci d’avance et bonne continuation !

Niko

Le 14/03/2018 à 01:03

Merci de nous lire.
Ça fait plaisir d’entendre des encouragements. C’est typiquement le genre d’articles sur lequel j’aime bien bosser parce que c’est de belles histoires qui n’ont jamais été traitées ailleurs. En cherchant, j’ai trouvé un des rares gars qui connaît l’histoire. En recoupant avec nos propres infos on arrive à des trucs pas trop mal 🙂

Amaury de Dreuille

Le 18/03/2018 à 22:56

L’Aro, durant les Seventies, un ami de mon père en avait un, c’était un véhicule extraordinaire et très original, on était encore en guerre avec avec L’URSS devenue la grande Russie du tsar que l’on connait

Olivier S

Le 14/03/2018 à 12:03

Ah, l’ARO, ca me rappelle des choses! 🙂
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En été 2016 j’ai fait un grand tour a travers toute l’Europe de l’est en moto pour 7 semaines.
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Donc un superbe séjour en Roumanie, traversée tout le long des pics des Carpates, venant de l’Ukraine et sortant vers la Serbie.
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J’ai passé quelques jours inoubliables a Câmpulung, ville ex-industrielle dans l’Argeș, region des hautes Carpates du sud, et site des anciennes usines Aro.
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Ils en sont fiers de leur histoire automobile, un tiers des habitants de la ville avait travaillés pour l’usine. Les jeunes sont presque tous partis, un nombre considérable d’ex-ingenieurs et travailleurs Aro que j’ai rencontré bossent désormais chez Renault-Dacia a Pitesti au pied des montagnes, à une heure de route de la. Si ils ont eu de la chance, ou du piston… Et pour des salaires dérisoires, il faut ajouter…
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Mais, les anciens ingénieurs parlent souvent le français couramment, les jeunes maîtrisent l’anglais a perfection – j’ai appris beaucoup de choses sur le passé tourmenté d’Aro et Dacia!
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Je n’ai pas pu prendre de photos des anciennes installations Aro (il n’en reste presque plus, ca a été rasé). La méfiance y regne, les habitants de la ville ont été arnaques a multiples reprises par l’état corrompu même, puis par une multitude « d’investisseurs » qui on volé l’usine pour la fileter pour le prix de la ferraille… Donc cette histoire ARO USA. Et cette histoire s’est répété un peu partout en Roumanie – jusqu’à ce jour!
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Resultat, d’après mon expérience:
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En Roumanie, difficile de prendre des photos d’anciennes installations industrielles sans qu’on soit immédiatement chassé par des services de sécurité, ou même ouvertement insulté par des voisins et passants (ca m’est arrivé a plusieurs reprises!) – les gens pensent qu’on pourrait être un espion d’investisseur arnaque…
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Par contre, dans la région d’Arges ont croise encore beaucoup d’Aro 24, surtout en haute montagne comme engin forestier a plaque d’immatriculation jaune agricole (Aro 320 fourgon pickup rallongé 3,5t ultra-robuste, gros moteur Diesel de tracteur). Comme celui-la, appartenant au directeur d’un foyer de foret ou j’ai passé deux jours après mon séjour a Campulung:
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Ca se vent a environ €1000-€3000 en occase, en parfait état de marche.
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Il y a des clubs Aro 4×4, et une activité touristique pour les randonneurs 4×4 venant des grandes villes des pleines de Transylvanie au nord et de la Valachie au sud. En UE, c’est le paradis du 4×4 – un peu passer des semaines entières a traverser le paysage en 4×4 sans croiser du bitume, et sans limitations de loi de protection de la nature ou de terrain privé. Je suis sur que cette liberté de circuler en 4×4 un peu partout ne va pas durer pour l’éternité…
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Par contre, en dehors de cette région d’Arges de montagne, les Aros n’ont pas survécu en très grand nombre. En Transylvanie rurale, on croise un plus grand nombre de Dacia 1310 (Renault 12) pickup rallongé 4×4 a moteur 1.9l Diesel aspiré 64CV Renault, relativement récentes:
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Étrangement, la plupart des services « 4×4 » et transports agricoles et familiales en campagne se font toujours a cheval-remorque, il y en a vraiment partout – stations de ravitaillement (eau et foin :D) au centre des villages inclus!
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NIKO

Le 14/03/2018 à 15:06

merci pour ces belles photos et ces détails ! dommage pour l’usine ARO, je crois que Paul a des photos d’archives de l’intérieur de l’usine.

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