Aston Martin DB7 (Part 2) : l’avantage du V12 !

Publié le samedi 21 juin 2014.
Mis à jour le mardi 11 décembre 2018.
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En 1999, la DB7 « 6 cylindres » tire sa révérence pour laisser la place à la DB7 Vantage, équipée d’un V12 de 6 litres de cylindrée développant 420 ch. Elle devient ainsi la première Aston Martin équipée d’un 12 cylindres. Ce moteur d’origine Ford et préparé par Cosworth permettait de gommer le principal défaut de la DB7 initiale : un moteur « pas assez noble » pour beaucoup, et « un peu juste » pour cette grande GT.

A cette occasion, la DB7 reçoit un léger restylage qui concerne surtout les bas de caisse. Cette nouvelle génération se reconnaît au premier coup d’œil : elle dispose d’anti-brouillards ronds encastrés dans le pare-chocs avant. Sans modifier la ligne de la DB7, ce lifting renforce l’agressivité du coupé Aston, et justifie, en plus de sa nouvelle motorisation, l’appellation Vantage. Il est bien entendu décliné en version Volante découvrable, comme il se doit chez AML.

Si la DB7 « 6 cylindres » avait sorti la marque anglaise de sa confidentialité, la V12 Vantage va enfoncer le clou, et 4142 exemplaires (coupés et Volante) sortiront des chaînes de Bloxham entre 2000 et 2003, une vraie performances. D’autant que la DB7 ne se limite pas à la V12 Vantage. Plusieurs « dérivés » furent produits augmentant encore les chiffres de vente.

En effet, fin 2002 est lancée la DB7 GT, une version légèrement plus performante, avec un V12 porté à 435 chevaux et une calandre façon nid d’abeille, sans doute l’une des plus désirables DB7. Elle aura son pendant « automatique », appelée GTA, qui conservera elle le V12 de 420 ch, la boîte automatique ne pouvant supporter une puissance supérieure. 190 DB7 GT et 112 DB7 GTA furent construites.

La DB7 GT et son fabuleux intérieur

Mais le clou du spectacle sera à mon sens la DB7 Zagato, parue en 2002. Renouant un partenariat récurrent entre le constructeur anglais et le carrossier italien, cette série limitée à 100 exemplaires (99 vendus, et le modèle de pré-série conservé par l’usine) transforme totalement la DB7 pour en faire une parfaite synthèse des deux mondes. On y retrouve tous les « tics » de Zagato, notamment le double bossage sur le toit. La ligne est moins tendue que la DB7 d’origine, plus ronde, mais semble plus musclée. Elle bénéficie en outre de l’évolution du V12 de la GT, et donc des 15 chevaux supplémentaires, mais perd les deux petites places arrières.

Et comme si cela ne suffisait pas, Aston Martin clôturera sa série DB7 (remplacée par la DB9) par une version cabriolet de la Zagato, dénommée AR1, sensée être réservée au marché américain. En réalité, 8 exemplaires seront vendues en Europe, dont un seul en conduite à droite destiné à un anglais fortuné prêt à en payer le surcoût. En fait, il ne s’agit pas d’un cabriolet, puisqu’il ne dispose pas de capote. Cette AR1 sera la dernière DB7, mais surtout la dernière Aston produite à Bloxham. Le site sera revendu à une imprimerie, tandis qu’Aston Martin, devenu grâce à la DB7 un acteur majeur de l’automobile luxueuse et sportive, s’offrira une nouvelle usine à Gaydon, le site de Newport Pagnell se réservant à la restauration et à l’entretien des anciennes Aston.

La DB7 Zagato (en haut) et AR-1 (en bas)

Que de chemin parcouru entre 1993 et 2003. En dix ans, grâce à la DB7 et malgré ses défauts (chassis Jaguar vieillot issu de la XJ-S, 6 cylindres des débuts), Aston Martin aura changé d’univers. Il est loin le temps des lourdes Virage réservées à une poignée de richissimes amateurs britanniques ou à des princes du pétrole. Désormais, Aston joue dans la même cour que Ferrari, Maserati, voire Porsche.

Lire aussi Aston Martin DB7 (part 1): Le renouveau passe par Jaguar

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