Audi GT Cabriolet ASC : un projet resté sans suite

Mardi 28 mars 2017
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Malgré le peu d’information concernant ce modèle, il me semblait intéressant de présenter l’Audi GT Cabriolet quand même, quitte à en faire un court article, histoire de le comparer à la version préparée (et vendue à 39 exemplaires) par Treser, la Quattro Roadster (lire aussi : Treser-Audi Quattro Roadster).

En 1986, cela fait déjà un an que la Quattro Roadster n’est plus fabriquée. Mais l’Audi Coupé GT, lui, est encore dans la force de l’âge. L’année précédente, il venait même de recevoir un petit lifting histoire de rester dans le coup, et son moteur 5 cylindres de gagner quelques cm3 (2226 au lieu de 2144) et quelques chevaux (6 de plus, pour atteindre les 136 canassons). Et bien sûr, elle est toujours vendue aux USA, un marché friand de gros coupés et où il existe une clientèle un peu intello (on dirait bobo aujourd’hui) aimant les véhicules européens décalés.

C’est dans ce contexte qu’Audi of America, un peu comme Peugeot quelques années avant (lire aussi : Peugeot 505 Coupé et Cabriolet), va réfléchir à une potentielle version cabriolet de son gros coupé. Oui, les américains aiment rouler cheveux au vent, et pas forcément vite, cruiser sur Sunset Boulevard comme sur la Route 66. L’idée n’est pas idiote, Saab l’a d’ailleurs fort bien compris en présentant sa 900 Cabriolet en 1983, puis en la commercialisant cette même année 1986 (lire aussi : Saab 900 Cabriolet).

Audi of America, tout comme Saab, va donc s’adresser au spécialiste ricain du toit ouvrant et du décapotage, ASC (pour American Sunroof Company). Aussi tôt commandé, les équipes d’ASC se mettent au travail pour pouvoir présenter l’Audi GT Cabriolet sur la plupart des salons américains (Détroit, Los Angeles, New York). Pour la direction américaine, l’idée est claire : présenter un prototype puis jauger les réactions pour une éventuelle production en série.

L’Audi GT Cabriolet est un classique coupé GT 2.2 136 ch que l’on a découpé, renforcé, et doté d’une capote en toile (contrairement au choix de Treser). Pour renforcer son côté « sportif » et exclusif, il recevra des pare-chocs noirs, des protections latérales noires elles aussi, ainsi que des piliers de pare-brise de la même couleur. La capote elle aussi est noire, tout comme l’intérieur en cuir, et se plie ou se déplie électriquement (et hydrauliquement). Surtout, elle se passe d’un arceau disgracieux, et c’est tant mieux, car même sans cela, la ligne est un peu pataude.

La faute sans doute au design d’origine qui sied à un coupé, mais fort peu à un cabriolet. Il semblerait d’ailleurs que cette proposition n’ait pas rencontré les faveurs du public car Audi of America ne donnera jamais de suite à ce prototype resté unique en son genre. Au moins, on sait aujourd’hui à quoi on a échappé, et Audi se penchera sur le sujet avec la 80, de façon beaucoup plus réussie (lire aussi : Audi Cabriolet).

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2 commentaires

J2M

Le 28/03/2017 à 19:59

Une époque de renaissance qui sera sans suite notamment pour le haut de gamme français.
Ce dernier ne sait pas qu’il va se fracasser la g… sur la surenchère française.
C’est un âge d’or et un chant du cygne, juste avant la dépollution à tout crin, l’électronique et son obsolescence génétiquement programmée, le downsizing, les pastilles de couleur à avaler à heures fixes, etc…
On décapite les caisses, on fait des moteurs, on dessine des merveilles, on finit admirablement, on fait renaître des marques oubliée…
Un âge d’or, vous dis-je !
Bravo pour cet exemple inconnu et splendide .

J2M

Le 28/03/2017 à 20:02

Allemande, la surenchère… Ah, le smartphone. Il faut bien un coupable !
Bel article qui me rappelle des années où la crise de 73 semblait enfin exorcisée.

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