Audi Avant RS2 : Porsche fait le break

Mardi 18 mars 2014
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On a fait beaucoup mieux depuis, mais l’Audi Avant RS2 reste pour moi une référence dans la catégorie des dérivés sportifs de sages berlines ou breaks, bien plus que la BMW M3 (lire aussi: BMW M3 E36). J’ai toujours aimé ces voitures qui cachent bien leur jeu, celles qu’on regarde d’un air dédaigneux mais qui au feu rouge larguent à peu près tout ce qui existe dans la production automobile généraliste, et parfois même les GT les plus renommées.

La RS2 est de cette race là, même si elle cultive un peu de « m’as-tu-vu » par ses peintures vives (particulièrement le bleu qui lui va si bien), ses étriers de freins rouge, ses rétroviseurs « obus » de Porsche 911 et ses jantes de Porsche 968 (lire aussi: Porsche 968). Sans compter le tout nouveau logo RS (RennSport en allemand), qui en fait la première de la lignée, et donc la plus désirable à mes yeux.

Car en ce début des années 90, Audi, qui à force de patience, de produits de qualités, de victoires sportives (l’Audi Quattro des années 80, lire aussi: Audi Sport Quattro) et d’innovations (la transmission intégrale) s’est forgé une solide image, cherche à enfoncer le clou et à radicaliser la marque grâce à des modèle hautes performances. Accessoirement, la marque d’Ingolstadt cherche à aller titiller BMW et sa M3, ou Mercedes et sa C36 AMG (lire aussi: Mercedes C36 AMG). C’est tout naturellement qu’elle s’allie à son cousin Porsche, alors en difficulté financière et qui cherche une remplaçante à la Mercedes 500E sur ses chaînes de fabrication (lire aussi: Mercedes E 500). C’est l’Audi 80 Avant qui sert de base. Ce choix étrange d’un break se révélera une idée de génie, Audi se démarquant de ses concurrents en proposant un produit décalé (Mercedes déclinera ensuite en break sa C43 AMG, lire aussi: Mercedes C43 AMG).

Les RS2 seront pré-assemblées chez Audi, mais démontées, améliorées puis remontées à Stuttgart. Elles arborent d’ailleurs fièrement un logo « RS2 Porsche ». La production durera moins de deux ans, de mars 1994 à juin 1995, pour un total de 2891 exemplaires (108 vendus en France), dont deux berlines destinées l’une à Ferdinand Piëch, le patron de Volkswagen (et héritier de Ferdinand Porsche), l’autre à un émir du Moyen Orient.

Aujourd’hui, une RS4, sa descendante, est bien plus performante qu’elle, mais son 5 cylindres 2,2 litres turbo développe tout de même 315 chevaux (merci Porsche). Elle dispose d’une boîte 6 vitesses, et d’une transmission intégrale (normal chez Audi me direz-vous).

En fouillant bien dans les annonces automobiles, on trouve des Audi RS2 en vente mais leur cote ne cesse d’augmenter. Sa rareté, sa puissance, sa ligne, ses jantes et ses logos Porsche, tout la rend hautement désirable. Mais si vous disposez d’un portefeuille bien garni, vous pourrez alors posséder une auto ultra performante, vraiment exclusive, et surtout déjà collector, tout en offrant à votre famille toute la place dont elle a besoin. Laissez-vous tenter ?

Lire aussi: Audi RS3

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