Aventures Costa-ricaines: panorama automobile !

Lundi 16 mai 2016
Retour

Après vous avoir présenté la petite histoire du Land Rover Costa-ricain (lire aussi : Aventures Costa-ricaines: histoire du Land Rover local), voici une petite escapade en Suzuki Jimny, petit aperçu du parc automobile du pays, et des conditions de routes « particulières » (vidéo en fin d’article).

Petite enclave coincée entre le Nicaragua et le Panama, le Costa Rica s’est imposé depuis quelques années comme le paradis des touristes amoureux de la nature. Des dizaines de parcs nationaux abritent plus de 6% de la biodiversité mondiale. Le Costa Rica possède un charme fou et vous réserve de nombreuses surprises.

Jordan 09

14 jours et 2400 kilomètres roulés. Voilà le bilan d’un road trip riche en émotion, en découvertes et en rencontres. Nous avons décidé de partir par la route, de découvrir ce pays inconnu par l’intermédiaire de son bitume, de ses voies de pierres, de ses chemins de terres et de son sable. Pour cela, il nous fallait une monture de qualité. C’est à San José que tout commence pour nous.

Jordan 01

Dans la capitale costaricaine, nous louons à la société locale NomadAmerica notre petit 4×4, équipé de matériel de camping et ce afin découvrir la nature au plus près ! Petit mais costaud : le Jimny de chez Suzuki qui nous attend est surélevé, avec des pneus spécifiques cloutés et une transmission renforcée. Nous sommes prêts à l’aventure.

Jordan 02

Jordan 06

Le Costa Rica est un pays bien particulier. Et ses axes de communication n’y font pas défaut. Les voies rapides sont quasi-inexistantes et les nationales tiennent plus de la départementale normande de chez nous que de la vraie route bitumée. Par contre, vous avez en quantité de nombreuses routes en pierre brute, de pistes de terres ou de sable et surtout de très nombreux chemins forestiers vallonnés ! D’où la nécessité d’être bien équipé !

Jordan 07


Prenons un exemple : dans le sud-ouest du pays se trouve Bahia Drake, un village extraordinaire coupé du monde. Et le mot est faible. Pour s’y rendre, deux solutions : prendre le bateau depuis le port le plus proche ou prendre le risque de s’aventurer sur 35 kilomètres de piste rocheuse ponctuées de plusieurs rivières en traversant une véritable jungle ! Vous en voulez encore ? Rien n’est plat au Costa Rica, tout n’est que montées et descentes. Une vraie partie de plaisir !

Jordan 12

Sous un soleil de plomb et dans une humidité qui peut atteindre les 90% dans l’air, les voitures souffrent. Dans tous les villages, sur les bords des routes ou dans toutes les impasses du Costa Rica, vous pouvez voir des véhicules en panne, capot relevé, avec de nombreux costaricains autour hésitant entre appeler le mécanicien le plus proche ou réparer à grand coup de système D.

Jordan 05

Vous allez me dire : que nous réserve le Costa Rica en terme de véhicules ? Et bien, c’est simple : le parc est vieillissant, dans l’ensemble pas très bien entretenu et surtout très polluant !

Trois autos tirent néanmoins leur épingle du jeu. Les locaux sont presque tous des fans de la Honda Civic modèle ED7. Carrée, avec un charme fou, vous en voyez de toutes les couleurs, dans tous les états, et presque toujours modifiées !

Jordan 11

Pour ceux qui habitent hors des villes, le Suzuki Jimny est le destrier idéal pour dompter les chemins de pierres et autres entiers de terres. Il est sans contexte le véhicule le plus utilisé du Costa Rica, peu importe la ville ou le village que vous traversez. Nous en avons rencontré plusieurs centaines durant notre séjour.

Enfin, réservés aux touristes, le Daihatsu Terios. Ce 4×4 est particulièrement répandu chez les visiteurs. On les retrouve sur les grands axes routiers et dans les centres de tourisme du Costa Rica. Peu de locaux roulent avec ce véhicule couteux à l’achat.

Jordan 03

Une fois ces modèles mis de côté, les costaricains roulent avec tout, ou presque. De l’Isuzu à la Peugeot, de la Subaru à la Renault, de la Hyundai à la Mitsubishi ! On trouve même quelques Porsche, quelques Mercedes et quelques BMW. Il y a de tout, mais rien d’ultra luxueux ou de trop bas : il faut pouvoir rouler, et même les rues de la capitale San José ne sont pas assez entretenues !

Ce qu’il faut retenir du Costa Rica, c’est son côté sauvage, indomptable, étouffant. Les routes sont à l’image du pays. Mais l’expérience est hors du temps, hors de la vie elle même. Il faut le vivre, pour le comprendre.

Jordan Proust (journaliste) et Charlie Hervier (photographe) ont découvert le Costa Rica lors d’un road trip de deux semaines en mai 2016. Ce voyage reste le plus marquant de leurs vies.

Jordan Proust est élève en Maitrise de journalisme international à l’Université Laval.

Charlie Hervier est photographe-réalisateur vidéo avec un penchant pour la production sous-marine.

Articles associés

Soyez le premier à commenter cet article

Aucun commentaire

Laisser un commentaire