Bentley Continental R, S, T et SC : coupés hors catégorie

Publié le dimanche 6 avril 2014.
Mis à jour le jeudi 4 juillet 2019.
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Bentley, pendant près de 12 ans (de 1991 à 2003), produisit un coupé sans concurrent direct, puisque rien n’existait de comparable aux Continental R, S, T et SC. Surtout, il s’agissait d’un modèle totalement spécifique à Bentley, sans équivalent chez Rolls. Seule la déclinaison cabriolet Azure avait son pendant chez Rolls Royce : la Corniche (ou plutôt l’inverse).

La Continental R, "entrée de gamme" à l'époque pour les versions coupés !
La Continental R, « entrée de gamme » à l’époque pour les versions coupés !

Soyons clair, si ce coupé se permet de ne rentrer dans aucun segment automobile, c’est qu’il s’adresse à une clientèle particulière, pour laquelle l’argent compte peu (la Continental R coûtait 1,7 millions de Francs en 1994). Basée sur la Bentley Turbo R, et équipée du fameux V8 6 litres ¾ de 325 ch, la Continental R est « l’entrée de gamme » (si l’on peut parler ainsi pour un modèle Bentley). La S quant à elle passe à 375 ch, tout comme la T qui, elle, perd du poids pour gagner en efficacité (2329 kg contre 2420 kg pour les R et S). Enfin, la SC est équipée elle aussi du V8 à 375 ch et des appendices aérodynamiques de la T, mais se distingue par son toit targa et son extrême rareté.

La Continental T rajoute de la puissance, s'il en était besoin, et passe à 375 ch
La Continental T rajoute de la puissance, s’il en était besoin, et passe à 375 ch

Le point commun de ces 4 modèles : la performance, malgré le poids de pachyderme, le luxe (voir l’hyperluxe, puisque chaque Bentley peut être équipée à la carte, le fameux « bespoke » à l’anglaise), la rareté, et la noblesse du blason. Les Continental sont des Bentley d’égoïstes, qui se conduisent sans chauffeur, sans s’abaisser comme la plèbe à conduire une vulgaire Porsche ou une Ferrari. Chez Bentley, on parle d’une puissance suffisante.

Au total, 1504 R et S seront construites, 350 T, et 79 SC, entre 91 et 2003. En 2008, Bentley relança le genre avec la Brooklands, dérivée de l’Arnage, et très proche techniquement et esthétiquement des Continental. Ce coupé aux lignes adoucies et légèrement modernisées, reprend le flambeau des Continental pour maintenir la tradition du grand coupé 4 places chez Bentley. Elle sera produite à 550 exemplaires jusqu’en 2011, et dotée du fameux V8 6 ¾ porté à 537 chevaux.

La Brooklands est l'héritière des Continental
La Brooklands est l’héritière des Continental

Le collectionneur pourra s’amuser à rechercher une Continental, car outre la possibilité de personnalisation, ce grand coupé connut de nombreuses séries « spéciales » : R California Edition (6 ex en 1998), R Millenium Edition (2000, 10 ex.), R Mulliner (131 ex entre 99 et 2003), R 420 (38 ex entre 2000 et 2003), R Le Mans (46 ex en 2001), T Mulliner (23 ex en 99), T Le Mans (5 ex en 2001), et SC Mulliner (6 ex en 1999). Bref l’embarras du choix, à des tarifs encore inaccessibles pour beaucoup. Bonne chasse.

Lire aussi: Rolls Royce Camargue et Bentley T1 Coupé Spécial

 

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3 commentaires

LHB

Le 21/11/2015 à 00:18

Non, cette génération de Continental n’était pas sans concurrence ! Dans la même gamme de prix et de gabarit, il y avait L’Aston Martin Virage/Vantage et la Bristol Blenheim !

Yankee98

Le 18/12/2016 à 22:04

La Virage fait caisse à savon en comparaison des majestueuses lignes du Continental T.

Le gabarit n’est lui non plus pas vraiment comparable, la Virage est grossière, larges passages de roues, gros pneus, etc. mais reste plus courte, plus basse et moins large que le Continental T.

À la rigueur, seul le coupé S600 W140 de chez la marque à l’étoile peut rivaliser en terme de démesure & de gabarit.

Suisse

Le 29/04/2018 à 17:57

Il y avait d’ailleurs eu à l’époque dans la presse spécialisée française un match entre la Bentley Continental R Le Mans et l’Aston Martin Vantage V600 LM.

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