Bentley State Limousine : le royal destrier de la Reine Elizabeth II

Mercredi 9 septembre 2015
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Aujourd’hui, l’heure est à la fête en Grande Bretagne : la Reine Elizabeth II s’apprête à dépasser le record de longévité pour un souverain britannique détenu jusqu’alors par la Reine Victoria. L’occasion pour Boîtier Rouge de parler un d’une voiture en même temps rare (2 exemplaires seulement) mais pourtant extrêmement médiatique : la Bentley « State Limousine », sur la base de l’Arnage.

Bentley State Limousine

Ne vous fiez pas à son look étonnant, mélange entre une limousine et un corbillard, lui donnant un air batracien : il est le résultat d’un cahier des charges important pour la maison royale. Il faut bien entendu de la place, ce qui explique le châssis rallongé (6m22 de long tout de même). Il faut en outre tout le luxe nécessaire au standing de la Reine, et notamment un cuir Connolly gris (ce qui va presque de soi sur une Bentley). Le dessin des portes arrière a été modifié pour faciliter la montée et la descente de la Reine. Le pavillon a été réhaussé, suivant la tradition des Limousines d’Etat de la Reine : il faut impérativement pouvoir être vu par la foule que l’on traverse mais aussi pouvoir porter son chapeau en toute circonstance : la surface vitrée est donc immense, se poursuivant jusque sur le toit à l’arrière. Sans parler des blindages indispensables, résistant aux balles mais aussi aux attaques chimiques ou bactériologiques. Comme toutes les limousines de la Reine, elle dispose d’une teinte bicolore bordeaux et noire. Les 2 exemplaires ont été fabriqués par Mulliner Coachworks.

State 05

Niveau moteur, on retrouve le fameux V8 6 ¾ diposant de plus de 400 chevaux, ce qui n’est pas du luxe si l’on considère le poids de l’engin, 3390 kilos ! Côté équipements spécifiques, on retrouve des feux de police bleus au sein de la calandre, mais aussi la possibilité de mettre les armes de la Reine à l’avant du pavillon, ainsi que sur la calandre lorsqu’elle se trouve dans le véhicule. Depuis 2002, la Bentley State Limousine est le véhicule principal de la Reine lors des grands événements, ou lorsqu’elle se rend à la messe. Deux véhicules font partie de la flotte royale : l’un comme véhicule principal, et l’autre comme véhicule de remplacement, au cas-où !

La taille du chauffeur donne un aperçu de la taille de la Bentley State Limousine
La taille du chauffeur donne un aperçu de la taille de la Bentley State Limousine

Les deux exemplaires offerts par Volkswagen en 2002 à l’occasion de son jubilé, font partie d’une flotte composée de 8 « state limousines » : outre les 2 Bentley, on y trouve 3 Rolls Royce et 2 Daimler. Seules les Bentley et les Rolls Royce bénéficient du privilège de se dispenser de plaques d’immatriculation. Ne circulant qu’avec la Reine à l’intérieur, et entourée d’une escorte impressionnante, quel besoin d’être identifié par une plaque hein ?

Voilà un toit en verre (qui peut devenir opaque) qui permet d'être vu par tout un peuple
Voilà un toit en verre (qui peut devenir opaque) qui permet d’être vu par tout un peuple

Ces deux beaux cadeaux offerts à la Reine ont eu un sacré coût pour Bentley, puisqu’on estime la valeur d’un seul exemplaire à 11 millions d’euros, soit un coût total de 22 millions d’euros. Mais quel était donc l’intérêt d’un tel cadeau pour la vénérable marque de Crewe. En fait, il faut remettre l’affaire dans son contexte pour comprendre que ce n’est pas cher payé pour une telle publicité. Jusqu’à présent, la Reine ne roulait officiellement qu’en Rolls Royce (une Phantom IV de 1950 qui servit au mariage de Charles et Diana par exemple, ou deux Phantom VI datant quant à elles de 1977 pour l’une et 1986 pour l’autre). L’annonce du jubilé d’or de la Reine, en 2002, correspondait parfaitement à la date de séparation officielle entre Bentley et Rolls Royce.

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Rappelez-vous, en 1998, BMW et Volkswagen s’étaient écharpés pour récupérer Rolls Royce et Bentley. La « guéguerre » s’était terminé par un « gentleman agreement » : de 1998 à 2002, Volkswagen continuerait à produire les deux marques, grâce à des moteurs BMW, puis en 2002, chacune d’elle retrouverait son indépendance, sous l’égide de BMW pour Rolls Royce, et de Volkswagen pour Bentley (qui conservait aussi l’usine de Crewe). Dans cette optique, il était important pour Bentley de marquer un grand coup ! Quoi de mieux que de supplanter Rolls Royce dans le garage royal ? C’était un message fort envoyés aux grands et riches de ce monde : désormais, le fournisseur de la maison royale d’Angleterre, c’était bien Bentley.

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