Bienvenue à Baur

Vendredi 7 mars 2014
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Dans vos souvenirs, il y a toujours eu dans la gamme de BMW un cabriolet série 3, quelque soit la génération (E21, E30, E36 et suivantes). Et vous avez raison. Depuis la 1600, est proposé un cabriolet à arceau rigide et capote souple, sans distinction particulière de marque.

Pourtant, en achetant à l’époque (et jusqu’en 1986, on le verra plus tard) un cabriolet série 3, vous achetiez en fait une Baur, fabriquée à Stuttgart (le fief de Mercedes) et non à Munich chez BMW. Les liens entre Baur et BMW sont lointains, puisque le carrossier a commencé à travailler avec la firme à l’hélice dans les années 30.

Dans les années 70, BMW est en plein renouveau, et se forge petit à petit l’image de marque qu’on lui connaît aujourd’hui. La nouvelle série 3 est un succès, mais le marché du cabriolet semble trop petit pour assumer le développement complet d’un modèle prévu pour un petit volume. C’est donc à son partenaire carrossier Baur que BMW fait appel. Baur développera alors un modèle à arceau rigide, totalement ou en partie découvrable, qui sera vendu dans les concessions BMW (de la 316 à la 323). La E30 reçoit le même traitement et est proposée dans une version Baur jusqu’en 1986.

Cette année là, BMW, alléché par le marché du cabriolet qui se développe au delà de toute espérance, décide de proposer sa propre version. Et avec des moyens autrement supérieurs à Baur, développe un vrai cabriolet, sans arceau, à la ligne fluide. L’E30 est entre temps devenue la coqueluche des golden boys des années 80, et représente l’accessoire indispensable du jeune cadre supérieur désireux d’afficher sa réussite, et il était temps de lui offrir un vrai cabriolet.

C’est la fin des Baur distribués par BMW, mais le carrossier continuera de proposer ses versions à arceau rigide à une clientèle fidèle. BMW n’oubliera cependant pas son fidèle partenaire et lui confiera la production du chassis en acier galvanisé de sa futuriste Z1 (1988-1991, lire aussi: BMW Z1).

En 1992, alors qu’apparaît dans la gamme BMW la série 3 E36, Baur lance une version Landaulet (cabriolet 4 portes, voir : C’est quoi un Landaulet !), mais ne connu plus jamais les même volumes de production que dans le début des années 80.

Baur fait désormais partie du groupe d’ingénierie automobile IVM Automotive (appartenant au groupe suédois Semcon), et proposa en 2002 sa vision d’un mercedes Classe G Landaulet.

 

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10 commentaires

mlwyfsvwmq@gmail.com

Le 15/05/2014 à 13:31

C’est passionnant ! Vraiment agréable de lire tes articles

Paul

Le 15/05/2014 à 14:17

Je te remercie… C’est toujours agréable d’avoir des commentaires comme cela

francoistasiaux

Le 19/01/2015 à 19:43

Avant les série 3 avec arceau, Baur avait fait quelques anecdotiques BMW comme les 502 cabriolet mais surtout les 2002 « targa » (1460 ex. ’71-’73 + 857 ex. ’73-’75) ainsi que 200 ex. 2002 Vollcabrio (’71) et 1692 ex. de 1600 Vollcabrio ’67-’71.

Antoine .G

Le 10/12/2015 à 13:14

Je possède donc un des 857 exemplaires de 73 à 75 !
C’est cool de voir les chiffres, j’en sais maintenant un peu plus, merci !

Benjamin

Le 09/07/2015 à 22:33

Des photos d’une 2002 pour agrémenter ? Tournage Samedi !

gtman

Le 21/12/2015 à 23:39

Propriétaire d’une BMW 320i Baur TC 2 depuis 6 ans je souhaite apporter quelques précisions ou ajouts à votre bel article.
– Pour la e21, elle était disponible en 315 également.
– Pour avoir le privilège de rouler cheveux aux vent il fallait ajouter 25 à 30 % du prix du modèle choisi ! Au prix de la e30, cela faisait une belle somme ce qui explique en partie la diffusion limitée.
Pour la e21, elle était disponible en 315 également.

Paul

Le 21/12/2015 à 23:56

Merci pour ces précisions, et pour être tout à fait franc, cet article est l’un de mes tout premiers, dont je ne suis pas du tout satisfait, ce qui explique qu’un nouvel article sur Baur, plus complet, moins superficiel, et donc plus sympa paraitra prochainement 😉

gtman

Le 21/12/2015 à 23:57

Pour continuer, voici le texte que j’ai aidé à traduire et remanié en profondeur pour un forum, qui me permet de rectifier une inexactitude, à savoir que les 2 types de cabrios ont coexisté de 86 à 91.

Lorsque l’E30 a été lancée en 1982, elle n’était disponible qu’en version deux portes (coach), la version berline quatre portes apparaissant peu après.

BMW n’avait pas de projet immédiat pour offrir une version cabriolet, même s’il existait une réelle demande pour ce type de carrosserie. Donc, en collaboration avec la Karosserie Baur, ils proposèrent une version cabriolet, comme cela avait été fait avec la e21 et avant elle, la 2002. En partant de la carrosserie deux portes d’un modèle déjà assemblé, le toit et montants arrières étaient supprimés, les vitres arrières remplacées par des custodes de forme triangulaire, un arceau installé. Les places avant étant couvertes par un toit rigide escamotable (type Targa), celles arrières par une capote souple repliable.

Cette conception avait déjà été mise en oeuvre sur la E21 qui portait la dénomination Top Cabriolet ou TC. Les déclinaisons Baur de la E30 furent dénommés TC2.

Malgré l’introduction de la E30 Cabriolet officielle en 1987, la collaboration entre BMW et Baur se poursuivit, la version TC2 était toujours disponible en option sur l’ensemble de la gamme 2 portes, jusqu’à la fin de la production en 1991. Sans jamais être aussi populaire que le cabriolet usine, l’avantage de la Baur était de proposer toute la palette des motorisations essence, de la 316 à la 325ix en passant par la 318is. Et même un unique exemplaire en version M3 fut assemblé. Alors que le cabriolet Usine ne fut offert qu’avec 4 motorisations : d’abord 325i, puis 320i, et enfin 318i, et M3. Quelques Baur reçurent la très exclusive griffe Alpina.

Voici les chiffres de production de l’E30 TC2 Baur.

Le nombre de TC2 produits par Baur est de 10.865 exemplaires en Europe et de 3.561 exemplaires en Afrique du Sud.

Cela se décompose de la manière suivante :

316 : 1362 exemplaires.

316i : 1805 exemplaires.

318i : 2377 exemplaires.

318is : 97 exemplaires.

320i : 2538 exemplaires.

323i : 1660 exemplaires.

325e : 430 exemplaires.

325i : 481 exemplaires.

325iX : 114 exemplaires. Ce qui constitue pour l’époque, un cas quasi unique de cabriolet 4 roues motrices, si l’on met de côtés le très rare Audi quattro Cabriolet réalisé par Treser.

Pour finir, ma Baur en strict état d’origine est à votre disposition pour un article si vous le souhaitez.

Paul

Le 22/12/2015 à 00:08

1. Merci pour ce fantastique complément… il faudra qu’on en discute ensemble pour la deuxième mouture de cet article…
2. Volontiers pour une « caisse de lecteur »… boitierrouge17@gmail.com 😉

gtman

Le 22/12/2015 à 19:18

1. Avec plaisir Paul ! Je suis toujours partant pour partager ma passion pour ce modèle. 😉
2. Bien noté l’adresse. Comment voulez vous procéder ?

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