Bristol Fighter : la plus fantasque des supercars britanniques !

Mercredi 3 décembre 2014
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Il était temps que je vous parle d’une marque que j’affectionne particulièrement, et de l’un de ses modèles les plus fantastiques : Bristol et sa Fighter. En janvier dernier, en pleine réflexion sur la création de Boîtier Rouge, j’étais allé jeter un œil curieux à l’unique show room de la marque, sur Kensington High Street à Londres, et voir cette « concession » surannée, mais tellement intéressante m’avait convaincu de la pertinence d’un tel site. S’il y avait des amateurs de Bristol, il y aurait donc des lecteurs pour Boîtier Rouge.

Bref, Bristol est une marque atypique, et ses modèles le sont tout autant. Si depuis 2011, la marque se contente de réparer, restaurer et entretenir les modèles de ses fidèles clients, elle prépare un nouveau modèle (qui tarde malgré tout à pointer le bout de son nez). Bien que Bristol soit une institution britannique, le vol de ses outillages et la crise économique l’avait contrait à déposer le bilan début 2011, et à trouver un nouvel actionnaire auprès de Kamkorp (propriétaire de l’ancien constructeur automobile spécialisé désormais dans l’électrique Frazer Nash).

Depuis 1997, Bristol était dirigée par l’homme d’affaire Toby Silverston, qui l’avait racheté en deux temps à l’ancien boss Tony Crook après 11 ans de négociation. Toby est un passionné, et reste présent au showroom malgré le rachat par Kamkrop/Frazer Nash. C’est de famille puisqu’Arthur, son fils, n’est autre que le fondateur d’Overfinch (lire aussi : Overfinch).

Jusqu’alors, Bristol ne produisait que des grands coupés luxueux, au look immuable, motorisés par de gros V8 Chrylser : la Blenheim. Celle-ci conservait une clientèle fidèle, vieux lords anglais, vedettes (Bono) ou riches hommes d’affaire (Richard Branson fit rouler tout son board en Bristol). Mais Toby a des idées : lancer une supercar à l’anglaise, capable de rivaliser avec les plus grands. Dès 1999, son projet de Fighter est dévoilé : comme toute les Bristol, elle porte le nom d’un avion construit par la marque lorsqu’elle était encore un constructeur d’avions (la Bristol F2 Fighter eut son heure de gloire pendant la 1ère guerre mondiale).

Cette fois-ci, il ne s’agissait plus d’un gros coupé bourgeois un peu snob, mais bien d’un bolide hors du commun, au look encore une fois détonnant. La Fighter sera présentée en mai 2003, puis entrera en production en 2004. Sa particularité : des portes papillons, et un V10 8 litres de la Dodge Viper sous le capot (lire aussi : Dodge Viper). Au départ, deux niveaux de puissance étaient proposés : Fighter de base de 525 chevaux, et Fighter S de 628 chevaux.

Mais cela ne suffisait pas pour Toby, qui voulait montrer que Bristol pouvait faire aussi bien que Bugatti : en 2007, il présentait la Fighter T, dont le V10 dépassait désormais les 1000 ch (1010 pour être exact, histoire de faire la nique aux 1001 chevaux de la Veyron). Ces Bristol hors du commun (pléonasme) n’étaient pas données : entre 350 000 euros et 550 000 euros selon les versions.

Las, les coûts de développement et les faibles volumes de vente contribuèrent à la chute de Bristol en 2011, et la production s’arrêta. Le culte du secret chez le constructeur britannique fait qu’on ne sait pas combien de Fighter furent réellement produites, mais il se murmure que seuls 13 exemplaires auraient été fabriqués. Toujours est-il qu’elle est la quintessence de l’automobile britannique, fantasque et luxueuse, sans qu’on sache jamais s’il s’agit de lard ou de cochon.

Il y en a de temps en temps à vendre en occasion au Showroom de Kensington High Street. Si l’envie vous prend de casser votre tirelire pour ressembler à un authentique Lord britannique, n’hésitez pas à rendre visite à Toby qui reçoit parfois lui-même les visiteurs, comme l’ont constaté les membres du Blenheim Gang :

La visite du show room de Kensington High Street par le Blenheim Gang : http://www.blenheimgang.com/bristol-cars-simple-visite/

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3 commentaires

francoistasiaux

Le 20/01/2015 à 17:32

Cet atypique patron Anthony (Tony) Crook est décédé début 2014 dans sa 94ème année. Il a eu une vie très remplie !

YO

Le 07/07/2015 à 20:31

Un reportage en anglais sur la Fighter :

Alan Raboana

Le 26/07/2015 à 21:16

British car always one of the best for performance and design especially stylish and engine performance. What a good pleasure to spend our time in London Kensington High Street, to watch the real car history. Hearing the Bristol make me so happy and I use to talk with the shop owner with passion.

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