Caisse de lecteur: la Jeep Grand Cherokee Limited V8 de Pierre

Publié le mardi 10 janvier 2017.
Mis à jour le vendredi 21 juin 2019.
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Il y a un certain temps, je vous avais parlé de ma RX-8, qui continue encore à me procurer de grands moments de plaisir automobile (lire aussi : Mazda RX8). Il est temps maintenant de parler de ma voiture « à temps partiel » lors de mes séjours dans l’hexagone.


Lorsqu’est arrivée l’heure de remplacer le Voyager familial une question se posait : par quoi donc ? Mes parents ne rajeunissent pas et envisagent de quitter la Normandie pour s’installer dans la campagne charentaise, donc un véhicule un peu plus confortable qu’un monospace n’est pas une mauvaise idée (et avouons-le, comme mes idées d’expatriation me trottaient déjà dans la tête, autant avoir un véhicule un peu « funky » lors de mes retours en France).

C’est donc parti pour trouver un break de grosse cylindrée, essence, car l’enveloppe disponible, sans être riquiqui, n’est pas non plus extensible à l’envie. Pourquoi un break ? Il faut quand même pouvoir emmener les chiens chez le veto sans qu’ils soient engoncés dans le coffre (à l’époque c’était un berger allemand, aujourd’hui, c’est un berger des Pyrénées…). Cette fois encore, la Saab est envisagée (un break 9-5, c’est quand même pas mal, ce n’est pas Paul qui me contredira sur le sujet), mais en recherchant du côté des 4×4, les durs, les vrais, les tatoués, on tombe sur le Grand Cherokee Limited, et là, eurêka !

Remettons-nous dans le contexte un instant, au début des années 2010, trouver un véhicule proposant un tel degré d’équipement avec globalement une dizaine d’années relève de la gageure. Pensez donc : sellerie cuir, ordinateur de bord, siège conducteur à mémoire (deux personnes en l’occurrence, ce qui permet à mes parents d’avoir chacun leur réglage, pour les courts trajets, comme les plus longs), sièges chauffants avec réglage des lombaires, régulateur de vitesse, rétroviseur électrochrome, boite automatique, toit ouvrant électrique… le tout pour moins de 15000€ !

Certes le small block 287 ci (4.7 litres) serait plus à sa place dans un coupé que dans ce « SUV » capable de franchissement comme peu dans sa catégorie. Mais pour moins de 10000 km par an, en allant chercher le bois de chauffage directement sur place, c’est un bien petit prix à payer, et le glouglou du V8 est on ne peut plus jouissif, surtout au feu rouge, face à n’importe quel « kéké », un peu chaud, qui se calme instantanément face à un tel rugissement, alors que la bête est bridée à 160 !

Sur la route, il est évident que le Grand Cherokee est conçu pour cruiser à 50 mph sur autoroute, et ses qualités dynamiques sont discutables. Toutefois, dès qu’on quitte le bitume, la boite automatique à pont court enclenchable est un vrai régal, permettant de débarder tranquillement l’hiver venu.

Du point de vue finition, c’est la classe américaine : cuir pas beau, ronce de PVC, ajustages et assemblage discutables, mais c’est solide. De quoi traverser ce « monde de merde » si cher à Georges Abitbol, quelles que soient les conditions.

En bref, c’est un véhicule aux antipodes de la nipponne, mais tout aussi attachant, dès qu’il s’agit de réellement sortir des sentiers battus. Et côté dépaysement, c’est parfait pour mes petites escapades hexagonales.

Texte: Pierre Sumy

 

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13 commentaires

flo aau

Le 10/01/2017 à 16:30

J’étais monté pour faire de la route dans un limited crd

C’était pas mal dans mes souvenirs

Jolie bête que tu as là

Pierre Boivin

Le 10/01/2017 à 19:48

Une sacrée auto. Pour être monté dedans et être allés en ville avec, Pierre au volant et moi a côté en spectateur admiratif, déjà c’est un régal de confort malgré sa finition approximative et son kitsch so USA…, Et puis surtout on se sent comme sur un tapis roulant, un peu comme au dessus du monde, surélevé de la populace grouillant ici-bas. Ce sentiment est très grisant, Et il est renforcé par le fait qu’à la moindre pression un peu soutenue sur l’accélérateur, le V8 rugit et calme le premier kéké roulant en TDI reprog venu.
Et ce plaisir arrogant d’entendre le raisonnement du gros bloc double-quatre contre les parois d’un parking souterrain… Et l’air moitié effrayé de la mamie à côté de qui tu accélères… Quel pied en vrai.
Bref, j’ai honte de dire ça, mais c’est génial en ville…
Même si les routes escarpées restent je le pense son terrain de prédilection, sans parler bien sûr du tout-terrain, dans lequel j’ai ouïe dire qu’il excelle.

Benjamin

Le 10/01/2017 à 21:07

Dommage de présenter une auto aussi sale…

Paul

Le 10/01/2017 à 21:10

Au contraire, c’est une auto qui vit et qui sert tous les jours… pas une bête de concours 😉 La vie quoi !

Benjamin

Le 10/01/2017 à 21:17

Non, je trouve ça quand même négligé. Une auto de tous les jours est bien lavée de temps à autre, autant en profiter pour faire les photos juste après 😉

Paul

Le 10/01/2017 à 21:21

En lisant l’article on voit qu’en réalité elle sert à toutes sortes de choses avouables ou inavouables, et notamment le transport de chiens 😉

Pierre Boivin

Le 10/01/2017 à 21:22

Et puis il faut savoir que Pierre l’a prise en photo quand il a pu, pas quand il a voulu…
Et comme le souligne Paul, je ne suis pas sûr que l’auto, vu son utilité et son milieu de vie, soit lavée souvent…

Pierre

Le 13/01/2017 à 17:20

Je comprends votre point de vue, Benjamin, mais c’était un choix de ma part de le laisser crotté, contrairement à n’importe quel SUV (bien souvent germanique) rutilant garé loin du trottoir pour ne pas griffer les jantes. C’est un véhicule qui évolue en milieu rural, plus souvent hors du bitume que dessus et c’était une façon de le montrer ^^
Je vous laisse juge de l’état de la RX-8 sur ses photos, vous verrez qu’elle n’apparaît pas aussi crottée 😉

Daniel

Le 10/01/2017 à 22:33

« Remettons-nous dans le contexte un instant, au début des années 2010, trouver un véhicule proposant un tel degré d’équipement avec globalement une dizaine d’années relève de la gageure……..

Ma Vel Satis (2002) possède tous ces équipements auquel on peut rajouter : Radars de recul av/ar, clim 2 zones, Gps, Bluetooth pour téléphone, carte de démarrage, frein a main automatique, volant bois et cuir; Un confort de tapis volant ou salon roulant, ok un petit 3,5 v6 Nissan mais avec lequel on peut quand même surprendre le charcutier qui a réussi et qui bien sûr s est offert une allemande !
bon ok c est une française et de surcroît une Renault…..

Pierre

Le 13/01/2017 à 17:42

Pour le coup, ce n’est pas la nationalité qui l’a dégagée, mais la taille du coffre pour mettre le chien haha

Antoine

Le 11/01/2017 à 14:03

Et la molesse dans tout ça !! Quand on a les fesses qui touchent l’assise, c’est le début d’une incroyable descente dans le fond du siège. On se prend alors à se laisser tomber lourdement pour mieux profiter de cet amorti inimitable. Je n’ai jamais oublié cette première fois….
Je m’en souviens d’autant plus qu’à l’époque de l’essai de ton « grand chef indien », je roulais presque tous les jours dans une baignoire verte avec « pleins de problèmes généralement graves » qui possédait des sièges dont le seul point commun avec ceux-là était la possibilité de s’y tenir également en position assise.
Pierre, tu n’évoques pas la consommation que j’ai toujours trouvée étonnante en regard des croyances populaires et de celles de la mairie de Paris (dont les croyances ne sont pas populaires ici…).
A quand la suite de la présentation de « caisse de Pierre » ? Il y en a une que j’attends avec impatience…

Pierre

Le 13/01/2017 à 17:17

Patience, patience, je garde le meilleur pour la fin !

Florent

Le 05/08/2017 à 14:00

Aaaaaaaah le grand cherokee, que de souvenirs avec le mien, effectivement pour calmer du kéké en TDI, kickdown et ça envoyait 🙂
Par contre, le bruit du V8, avec l’échappement d’origine c’était beaucoup trop feutré, mais une fois libéré, là on entendait bien le glouglou
Et la limite à 160, il faudrait vérifier le moteur car je n’ai jamais eu ça !

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