Opel Calibra : quand le blitz se lâche

Jeudi 17 avril 2014
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A de rares exceptions, je ne suis pas très Opel. Je mets à part la monstrueuse Lotus Omega (lire aussi :Opel Omega Lotus), et la Speedster (lire aussi : Opel Speedster), qui ressemblent plus à de l’artisanat mais sinon, les modèles de grande série de la marque au blitz m’ont souvent donné l’impression d’être insipides (sûrement à tort, je l’avoue, mais il y a des sentiments qu’on ne commande pas).

Calibra 05

Pourtant, lorsque la Calibra apparaît sur le marché en 1990, je suis conquis. Certes, je garde mon a priori (mon snobisme?) qui m’empêche à l’époque de le crier sur les toits, mais j’admets qu’elle ne m’a pas laissé indifférent. Malgré ses « petits moteurs » (tout est relatif) à son lancement (4 cylindres 2 litres 8 soupapes de 115 ch et 16 soupapes 150 ch), son CX impressionnant (0,26 je ne sais pas si cela vous parle?) lui permet de dépasser les 200 km/h avec le plus petit des deux.

Calibra 03

Mais le meilleur allait venir en 1991, avec la Calibra Turbo 4×4, à la transmission intégrale (comme son nom l’indique) et au 2 litres turbo de 204 ch transformant ce grand coupé en avion de chasse avec une vitesse de pointe de 240 km/h. A 198 000 F, elle coûte 50 000 F de moins qu’une Audi 80 Coupé S2 Quattro (qui ne dispose que de 174 ch). C’est là le coup de génie d’Opel avec la Calibra : proposer un coupé innovant, bien équipé, performant, à un tarif défiant toute concurrence. A tel point qu’en 8 ans (jusqu’en 1997), la Calibra sera vendue à plus de 238 000 exemplaires. Le succès fut tel qu’Opel dut faire appel à Valmet (lire aussi : Valmet) pour satisfaire la demande. Enfin, la marque allemande relançait un créneau de marché jusque là squatté par les japonais, ouvrant la voie au Peugeot 406 coupé par exemple (autre succès de la décennie sur ce segment, lire aussi : 406 Coupé).

Opel-Calibra-Keke-Rosberg-edition

Pour enfoncer le clou, et donner encore un peu plus de noblesse à la Calibra, Opel lui greffe en 1994 un V6 24 soupapes de 2,5 litres et 170 ch. Avec elle, on quitte le sport pour le Grand Tourisme, grâce à un V6 onctueux et puissant. Etrangement, c’est sur cette base que fût présentée la série limitée dédiée au pilote Kéké Rosberg, et non sur la sportive Turbo 4×4. Pour accompagner la Calibra dans sa carrière, Opel l’engagea en DTM allemand, avec un monstre de puissance qui fit la joie des joueurs de Gran Turismo.

opel-calibra-dtm-10

Aujourd’hui, on peut trouver une 2 litres atmo à peu de frais, les plus chères et les plus recherchées étant les Turbo 4×4. La Calibra n’est pas rare sur le marché, mais elle est souvent passé entre les mains de tuners maladroits (pléonasmes?) ce qui restreint l’offre.

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6 commentaires

alex

Le 18/05/2015 à 11:04

petites erreur la 80 coupé S2 ne fait pas 170 mais au alentour de 200

RogerH

Le 21/01/2016 à 14:48

Le Coupé S2 (qui n’est pas une 80 vu que c’est un modèle à part) développe exactement 220 ch et non 174 et ni 200ch 😉

Audi Cinquante

Le 21/01/2016 à 15:52

Oui le S2 en version 220ps avec le fameux 5 cylindres et en fin de carrière en 230 ps avec l’adoption d’un allumage par bobines séparés. Autrement article toujours aussi plaisant à découvrir!!!

Ant1

Le 10/10/2016 à 13:28

Effectivement très belle voiture, dès sa sortie. Je la désirais, mais trop chère, tout Opel qu’elle soit, pour un étudiant a l’époque.
Il y avait eu des Opel désirables avant. Manta (surtout la première série mais pas que), Kadett GT/E (propulsion, petit succés en rallye) puis GSI 8 et 16v (supers moteurs mais comportement et motricité pas tout a fait a la hauteur des GTI de l’époque), Monza qui ne rencontra pas le succès mais un gros coupé tout a fait dans le coup, et bien sur l’Opel GT qui elle au contraire était bien plus belle que bonne. Et bien sur celles mentionnées dans l’article.
La Speedster est pour certains le meilleur compromis pour qui veut acheter une Lotus Elise d’occasion! Paradoxal. Mais très bon moteurs 2.2 coupleux (turbo ou pas), équipement pas trop spartiate, prestige…euh non : prix.

heyeme

Le 30/04/2018 à 13:45

Par la même Opel et Fiat me donne des boutons mais la Calibra pour en avoir testé m’a pas mal titillé à une époque. En tou cas excellent article 😀

Suisse

Le 30/04/2018 à 15:00

Cher Paul,

J’ai étonnamment le même sentiment. Opel ne m’a jamais fait rêver, à part peut-être la Manta GTE qui courait en rallye lorsque j’étais enfant. Je trouvais ces voitures insipides, sans âme, sans passion. En plus, les Corsa, Kadett et Astra GSi se faisaient régulièrement éreinter par la presse spécialisée à chaque comparatif avec leurs concurrentes 205 et 309 GTI, SuperCinq GT turbo, Golf GTI, Ford Escort XR3i et autres japonaises du fait de leur motricité aléatoire…

Et puis est arrivée la Calibra. Une voiture magnifique au design novateur, dont l’aérodynamisme flattait la rétine autant qu’il améliorait les performances. Un choc ! La seule Opel qui réussissait à faire rêver le jeune conducteur que j’étais alors. Mais quand après avoir franchi la barre des 200 km/h, elle a franchi celle des 200 ch avec la version turbo 4X4, ce fut l’uppercut ! Puis lorsque apparu la version V6, qui ajoutait de la noblesse et offrait un caractère grand tourisme plus dans mes goûts que la bouillante turbo…

Si j’avais dû acheter une voiture à l’éclair, cela aurait été celle-là.

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