Char Leclerc : chute de mur fatale pour bijou technologique !

Publié le mardi 17 novembre 2015.
Mis à jour le lundi 8 juillet 2019.
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Ma première rencontre avec le Char Leclerc remonte à l’hiver 2000. Jeune sous-officier appelé au 2ème Régiment de Hussards, je sortais tard du bureau ce jour-là (oui, on ne glandait pas à la cellule communication), et traversant la place d’arme en direction du mess, je fus soufflé par la bestiole, toutes lumières allumées, moteur vrombissant, positionnée à côté d’un Super Puma. Intéressé par tout ce qui roulait déjà à l’époque, je discutais avec le chef de char qui me proposa d’entrer dans les entrailles de la bête. A l’intérieur, même sidération : quelle différence par rapport aux spartiates AMX 10 RC qui équipaient le régiment. C’était comme comparer une Mercedes avec une Lada (ou presque). Je n’ai jamais su pourquoi ce Leclerc traînait ici, mais je suis resté très impressionné par ce monstre de technologie.

Leclerc 01

Pourtant, le Leclerc ne fera jamais l’unanimité. Raillé par les journalistes, dénigré par nos compatriotes, ce char de dernière génération était né trop tard pour prouver sa supériorité au combat, et surtout son utilité. Il est trop facile de refaire l’histoire a posteriori, en oubliant quand et pourquoi le Leclerc a été conçu : voici donc sa petite histoire, l’histoire du « meilleur char du monde » devenu inutile, coûteux et déjà obsolète moins de 20 ans après sa première livraison.

Leclerc 05

Peut-être avez-vous lu l’excellent roman d’anticipation (à l’époque) de Tom Clancy, « Tempête Rouge », paru en 1986. Si ce n’est pas le cas, et que vous voulez comprendre dans quel contexte géostratégique se trouvaient l’Europe et les Etats-Unis, je vous le conseille grandement. Pour des raisons bassement matérielles (une histoire de pétrole), l’URSS se voit contrainte de lancer une grande offensive en Allemagne. Clancy y décrit alors de façon saisissante une bataille de chars dans les plaines allemandes, où les américains compensent leur infériorité numérique par une supériorité technologique ! C’est cette bataille imaginée par Clancy que tous les états-majors de l’Ouest ont en tête dès les années 70. Pour pouvoir résister à cette noria de chars russes, il fallait des blindés (très) rapides et (très) mobiles, puissamment armés, avec des capacités d’acquisition de cible en mouvement, et des moyens de communication permettant de coordonner l’action et d’améliorer l’efficacité. C’est cette idée maîtresse qui donnera naissance au char Leclerc.

Leclerc 03

L’Armée de Terre est jusqu’alors équipée de char AMX 13 (en dotation depuis 1953) et d’AMX 30B (en service depuis 1966), qui commencent à être dépassés. Il devient évident pour l’Etat Major qu’un nouveau char, moderne et efficace, doit remplacer le duo vieillissant. Après avoir envisagé d’acheter des chars américains, anglais ou israéliens, le programme EPC (engin principal de combat) est lancé en 1977, avec pour objectif d’offrir à l’armée 1500 chars ultra modernes destinés à combattre dans les grandes plaines de l’Est. A l’époque, l’Armée de Terre dispose de plus de 400 000 hommes (grâce notamment à la conscription), contre 112 000 aujourd’hui. Le volume de blindés estimé alors et l’environnement stratégique justifient le lancement d’un programme indépendant et technologiquement avancé.

Leclerc 02

Tout au long des années 80, le programme EPC Leclerc (du nom du célèbre chef de la 2ème DB durant la seconde guerre mondiale) va donc être développé. Pour la vitesse, un moteur exceptionnellement compact, un diesel V8 Turbo de 16,4 litres dénommé V8X-1500 Hyperbar et construit par la Société Alsacienne de Construction Mécanique, doté d’une turbine à gaz et d’une boîte automatique à 5 vitesses avant et 2 arrières, développant 1500 ch (le double d’un AMX 30B2) ; pour le freinage, des freins en carbone comme sur une GT (un autre véhicule français, la Venturi 400 GT, sera le premier au monde à utiliser ce type de frein en série, lire aussi : Venturi 400 GT); pour le confort, la légèreté et l’agilité, une suspension oléo-pneumatique à la façon des Citroën de l’époque ; pour la légèreté toujours, des chenilles en aluminium ; pour la précision du tir, un système de stabilisation électrique permettant au canon de rester dans l’axe de tir malgré les mouvements du char ; pour l’efficacité, un canon de 120 mm (contre 105 pour l’AMX 30B2) ; pour limiter l’équipage à 3 personnes, un système de rechargement automatisé ; pour coordonner les actions, un système de communication de pointe à l’époque ; pour combattre la nuit, un système de vision nocturne…

Leclerc Giat

En bref, lorsque le Leclerc est présenté dans sa version définitive en 1992, tout le monde loue ce magnifique char, capable de rouler jusqu’à 72 km/h, d’accélérer de 0 à 39 km/h en 5 secondes, de tirer en roulant, de jour comme de nuit, et quel que soit le terrain. Une avancée technologique qui lui vaudra souvent le surnom de « meilleur char du monde ». La vente de 388 exemplaires aux Emirats Arabes Unis dans la foulée laisse augurer d’un avenir radieux. Malheureusement pour ce géant des champs de bataille (ou heureusement, c’est selon), la donne n’était plus tout à fait la même au début des années 90. Entre temps, le mur de Berlin était tombé, et l’URSS s’était effondrée, sonnant la fin de la guerre froide. Désormais, détenir un tel char en nombre devenait superflu, et l’armée Française ne commandera que 406 chars, (soit près de 3 fois moins que prévu), faisant une première fois exploser les coûts.

Leclerc entrainement

Mais le Leclerc connut d’autres soucis qui contribuèrent à faire croître son coût : les premiers exemplaires produits présentaient des défauts : le moteur, pour puissant et efficace qu’il fut, présentait des problèmes de réglages, tandis que la complexe suspension n’était pas encore tout à fait au point. Enfin, les chenilles en aluminium s’avéraient trop fragiles. Ces premiers chars furent reconvertis (notamment en chars de dépannage) ou remisés. Ce n’est qu’à partir de la 4ème tranche de livraison que les problèmes furent résolus. Du côté des Emirats Arabes Unis, les choses ne se passèrent pas beaucoup mieux. Le prix de vente avait été calculé au plus juste. Lorsqu’il fallut régler les problèmes de fiabilité et de mise à niveau des Leclerc dits « tropicalisés », on dut dépêcher 200 ingénieurs aux Emirats. Les livraisons se terminèrent en 2003, pour une perte estimée à 1,3 milliards d’euros.

Un Leclerc "tropicalisé" pour les Emirats Arabes Unis
Un Leclerc « tropicalisé » pour les Emirats Arabes Unis

En France, d’autres problèmes se posèrent alors. La réduction des effectifs de l’armée de Terre, la réorganisation nécessaire suite au passage à l’armée de métier, les nouvelles stratégies ainsi que la mise au rebut des premiers chars firent passer le nombre de Leclerc de 406 initialement à 254 exemplaires… En théorie. En pratique, le budget d’entretien de près de 350 000 euros par char et par an ne permet plus de conserver autant de Leclerc alors même que la nouvelle donne géopolitique les rend caduques. Aujourd’hui, seuls 42 chars sont opérationnels, les autres ayant été remisés (« parc de gestion » dans le jargon militaire) en attendant des jours meilleurs : une guerre adaptée, ou une revente à un tiers (des tentatives de revente à la Colombie échouèrent).

Un Leclerc dans sa version "dépannage"
Un Leclerc dans sa version « dépannage »

Le Leclerc eut tout de même l’occasion de servir, au Kosovo par exemple en 1999, ou au Liban en 2006, avec l’idée d’impressionner par sa puissance de feu et par sa taille plutôt qu’autre chose : il n’était pas du tout adapté au terrain montagneux de l’ex-Yougoslavie ou aux zones urbaines de Beyrouth. Paradoxalement, c’est aujourd’hui, au Yémen, que le Leclerc connaît son baptême du feu, dans la lutte que les Emirats Arabes Unis mènent contre les milices chiites.

Images of the #UAE Leclerc tank on its way to Al Anad – #Yemen
By: @wafygnob pic.twitter.com/Rf0AZ9VTNS

— محمد بن خالد (@MbKS15) August 2, 2015

Oui, le char Leclerc fut bien un fiasco. Prévu pour 1500 exemplaires rien qu’en France, et plus à l’export, les coûts ne pouvaient qu’exploser avec seulement 862 chars produits en série (France + Emirats). Malgré l’efficacité (une fois fiabilisé) du Leclerc, il était déjà caduque à sa sortie : s’il est facile de se moquer aujourd’hui, bien malin qui aurait pu, à la fin des années 70, prédire la chute aussi rapide de l’URSS ! Reste que cette belle bête, puissante, racée, impressionnante, aura bel et bien été le meilleur char du monde, mais aussi, le plus cher et le plus inutile.

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23 commentaires

rubinho

Le 17/11/2015 à 13:37

je n y connais rien en matos militaire, mais ca me fait penser à tous ces grands projets français, financés par l’état (enfin nos impots), et concus pour la France et pas vraiment ailleurs (enfin sur le papier si) donc conçus pour repondre à nos besoins (c’est déjà pas mal mais pas à ceux des autres), peu évolutifs et adaptables… : ca n’a rien a voir, mais je pense comme ca au be-bop, au minitel….au tgv, au concorde…
Des produits top mais malheureusement sans débouché hormis via les subventions francaises…

Apres il est vrai que c’etait une époque différente, les pays etaient plus centrés sur eux-même, etc… mais c’est qd même un beau gachi

lolo51140

Le 20/04/2017 à 19:16

rubinho , tu as une vision étriqué !! tu penses pas à un seul instant aux emplois Français qui découle de ça et une autre chose , notre indépendance industrielle ! pour toi , c’est certainement de la dépendance , pour moi , je préfère faire bosser des Français que des russes ou des américains ou des allemands ! je confirme , tu ni connais rien !! ça se voit vu ton raisonnement si limité !

Jean B.

Le 31/07/2017 à 04:52

Pour faire « bosser des français » encore faut-il qu’il y ait des commandes ! C’est là ou votre vision simpliste montre ses limites. C’est marrant vous reprochez au gras du dessus de ne pas savoir de quoi il parle, mais votre commentaire est loin de mettre en valeur une vision et un esprit plus éclairé que le sien.

Pour viser une « indépendance industrielle » il faut que cette industrie soit compétitive, car aujourd’hui dans notre époque mondialisée la concurrence est rude. Pour se maintenir, pas de secret ; R&D, veille technologique, management de l’innovation, etc. Mais pour cela il faut d’abord réaliser des bénéfices, donc vendre !!!!

Le protectionnisme est toujours préjudiciable sur le long terme. La France à toujours perdu à vouloir faire les choses seule dans son coin, se pensant meilleure que les autres. On fini par maintenir en vie des technologies obsolètes juste parce qu’elles sont bien de chez nous. Ça coûte un fric fou et au bout du compte tout ce que l’on gagne c’est du retard technologique sur les autres.

Le budget de la défense à vocation à assurer la protection des français par le maintient en état d’un outil de défense cohérent et efficace. Et non pas à servir des intérêts économiques obscurs, ou satisfaire les égos et la ferveur patriotique du peuple. Ne mélangeons pas tout.

lolo51140

Le 26/01/2018 à 18:16

ces travaux ont fait vivre des familles !!

Greg

Le 17/11/2015 à 15:06

Pendant les années 80 j’étais assez jeune mais je me rappelle le contexte de l’époque, on était en pleine guerre froide.
A la télé on voyait la tronche de Reagan en boucle, il était question de missiles Pershing contre missiles SS20, de sites de lancement en Allemagne, ce qui avait le don d’agacer prodigieusement les Soviets.
Sting chantait « I hope the Russions love their Childre too » sur une musique de … Prokoviev et sur fond (le clip) d’explosions nucléaires.
Dans les foires expos, je me souviens de marchands qui vendaient des abris anti-nucléaires à enterrer dans son jardin, comme on vous vend aujourd’hui des piscines, tout simplement.
C’était comme ça, c’était l’époque, on s’attendait effectivement à un déferlement de chars russes au travers de l’Allemagne… de l’Ouest.
Cette éventualité avait forgé TOUTE la doctrine des armées françaises.
J’ai fait mon service militaire en 1994 dans l’Armée de l’Air: les Forces Aériennes Stratégiques, ex-Forces Aériennes de Combat, étaient tournées vers l’Est: Cambrai, Dijon et Orange, 3 bases abritant des chasseurs, prêts à faire face.
Orange abritait même une « alerte nucléaire », c’est à dire en permanence, au moins un Mirage IV prêt à partir vers Moscou avec « la bombe ».
Donc la loi de programme qui a présidé à la naissa

Greg

Le 17/11/2015 à 15:23

…donc la loi de programme qui a présidé à la naissance du char Leclerc était dans le vrai, compte tenu de l’état du monde à l’époque: choc Est/Ouest avec l’Europe au milieu.
On ne saurait reprocher ni aux militaires ni à GIAT d’avoir conçu un char au top compte tenu de la mission qui lui incombait alors.
La suite des évènements était tout bonnement impensable, et imprévisible.
A l’Est, glasnost et perestroïka (détente puis ouverture) ne se sont produites qu’en raison de l’assèchement dramatique des ressources financières de l’URSS.
Incapable financièrement parlant de maintenir l’Union, Gorbatchev s’est résolu à laisser les états les plus éloignés reprendre leur indépendance.
Jusqu’à la chute du Mur.

YO

Le 18/11/2015 à 20:32

Merci pour cet article intéressant. Je ne suis pas un spécialiste des ventes de matériels militaires mais j’ai lu dernièrement un article sur le marché des avions de combat et je pense que de nombreux points sont similaires avec les blindés :

http://www.portail-aviation.com/2015/09/dossier-le-marche-des-avions-de-combat.html

eddy123

Le 19/11/2015 à 06:35

Je croyais que les 1eres versions avaient des moteur MACK avec turbine d’elico et environ 1000cv!!
Comme Mack appartenait a Renault (d’ailleurs le véhicule Français le plus vendu au USA et un ex Saviem!! exemple http://denver.craigslist.org/cto/5295884144.html ).

YO

Le 17/01/2016 à 13:32

Il y a actuellement des rumeurs de relance de la chaine de production pour nos « amis » saoudiens :

http://www.lepoint.fr/monde/l-arabie-saoudite-lorgne-sur-le-char-francais-leclerc-15-01-2016-2010451_24.php

lolo51

Le 05/03/2016 à 15:00

c’est ridicule de dire qu’il y aurait eu une bataille de char en Europe , non , c’est impossible , les américains avaient planquer des bombes nucléaires à divers endroit ( des sortes de plaques d’égouts ) , qui obstruer des puits au fond desquels des bombes nucléaires auraient détruit les hordes de chars russes !! depuis , les bombes ont disparus , enlever par les ricains mais il suffit d’une bombe nucléaire de faible puissance sur la horde de char pour transformer ces chars en un amas d’acier fondu !! et réduire d’un coup la menace au sol !

Paul

Le 05/03/2016 à 15:06

C’est ridicule ? Cela a pourtant été la doctrine militaire de toute l’Europe et des USA… Avec les matériels qui vont avec. La question de l’arme nucléaire sur le champ de bataille était une réalité (la France avait le même genre de dispositif), mais avec des frappes ciblées et la même capacité en face… Une sorte de mini guerre froide du champs de bataille: personne pas même les soviétiques n’avait envie d’une telle tuerie, et les forces « conventionnelles » restaient fondamentales dans la doctrine… La réalité, c’est qu’on préparait une guerre classique en espérant que le nucléaire dissuaderait suffisamment pour l’empêcher… Et qu’en attendant, on ne se reposait pas sur le potentiel nucléaire, fut-il réduit à une utilisation limitée sur le champs de bataille…

lolo51140

Le 20/04/2017 à 19:30

oui et alors ? le char lourd est dépassé , c’est un dinosaure industriel ! un Rafale avec une bombe à guidage laser , une bombe de 500 ou de 1000 kg , rien que l’énergie cinétique tuera l’équipage ! ne parlons pas de la charge explosive qui enverra le char ad patres !! une bataille de char dans une symétrique , ça se verra plus , c’est fini , trop de problème à résoudre : montagne à franchir , pont trop léger à franchir , rivières ou fleuves à franchir , distances à franchir donc carburant qui doit suivre , fiabilité douteuse ( même le char Leclerc !! ) et la moindre chenille endommagée , le char est foutu ! il suffit d’un sniper pour interdire à l’équipage de sortir réparer si c’est possible !

lolo51140

Le 20/04/2017 à 19:31

correctif : une bataille de char dans une guerre symétrique , ……………..

nono54

Le 04/06/2016 à 17:31

Article passionnant qui dévoile un autre des grands échecs de l’industrie militaire française des années 80/90. Entre le Rafale qui fut tout de même lancé il y a 30 ans pour son vol inaugural, le foirage du Charles De Gaulle avec son pont trop court ou ses hélices en guimauve…ça commence à faire beaucoup.
Je suis patriote, mais je me dis que notre entêtement à tout faire tous seuls dans notre coin nous joue des tours…Si nous avions participé à l’Eurofighter, le résultat aurait pu être tout autre.
En s’alliant avec l’Allemagne nous avons enfin réussi à remplacer les antiques Gazelles par le Tigre, mais quand on sait qu’un appareil sur deux ne peut voler faute de moyens, c’est très inquiétant pour la souveraineté militaire du pays, non ?
La Guerre Froide est finie, mais une autre forme de conflit peut se présenter avec les événements actuels, et les pacifistes aveugles auraient tort de croire qu’une armée ne sert plus à rien en 2016…

Jacques Andlauer

Le 04/06/2016 à 18:31

C’est quand même inquiétant, cette propension à ne pas savoir faire juste du premier coup. À la remarque de Nono54, il faut rajouter le 400M ou, toujours par Airbus, les déboires de l’A 480, ses défauts de certification et de câblages…Comme quoi, la coopération internationale ne fait pas non plus de miracles. J’espère que les sous-marins que nous avons vendu sur plans à l’Australie n’auront pas le mauvais goût de rester à la charge des contribuables.

Paul

Le 04/06/2016 à 18:42

Jacques, pour une fois, le produit n’est pas en cause, le Leclerc étant un excellent char… malgré ses déboires de mise au point au départ… ! Aujourd’hui, il est simplement pas adapté à la nouvelle donne géopolitique et ne trouvera donc jamais plus de contrats à l’étranger… et finira à la cave de l’armée de terre avec une couronne « au meilleur char du monde »… En revanche, nos sous marins et nos Rafales sont tout à fait dans le coup… Surtout le Rafale qui est l’avion le plus polyvalent qui soit pour un coût bien moindre qu’un avion américain moins performant ! Aujourd’hui, acheter un Rafale, c’est la bonne affaire, et l’Inde ou l’Egypte ne s’y trompent pas ! Et si le Brésil a fini par choisir Saab (ce qui, toi et moi ne nous déplait pas) c’est surtout parce que les craintes militaires du Brésil ne nécessite pas un engin aussi perfectionné que le Rafale… Le Saab suffit amplement pour moins cher 😉

eggs

Le 11/06/2016 à 10:58

Bonjour,
Je reviens sur le pont trop court du porte avions Charles de Gaule :

Le pont a été étudié pour le Rafale qui est capable qui a une capacité atterrissage et de décollage tres courte (l’un des meilleurs). Ils ont été obligé d’allonger le pont du porte avions car les Français on acheté des avions Américains qui eux n’étaient pas capables d’apponté sur notre porte avion oO..

J’avoue qu’au niveau conception ils auraient pu y penser avant..

juste une petite parenthèse 🙂

Paul

Le 11/06/2016 à 11:52

En parlant du Rafale, il faut d’ailleurs préciser malgré les remarques narquoises de certains journalistes qu’il s’agit d’un excellent avion, sans doute le meilleur aujourd’hui pas sa capacité à remplir tous les rôles ! Il prouve d’ailleurs aujourd’hui la pertinence des choix effectués dans les années 80. Quant un journaliste se moque en parlant d’un avion qui date de 1985, c’est souvent quelqu’un qui n’y connaît rien en aéronautique. L’avion a une durée de vie bien plus longue que la voiture, et le Rafala n’a commencé à intégrer l’armée de l’air qu’en 2000 ! Il n’a donc que 16 ans de vie opérationnelle, et prouve chaque jour ses capacités !

Tyrion

Le 06/12/2016 à 22:53

Je pense que le Leclerc a encore toute sa place dans la géopolitique moderne.
Il c’est révélé très efficace en combat urbain dans le conflit du Yemen, malgré les mauvaises langues, un char Leclerc impressionne beaucoup d’adversaires, encore plus aujourd’hui.

Arverne

Le 17/03/2017 à 01:05

Nvrant que ce soit d’autres qui vantent les mérites de notre technologie.

A lire (en anglais)
France’s Leclerc Super-Tank: Better than American or Russian Armor?
http://nationalinterest.org/blog/the-buzz/frances-leclerc-super-tank-better-american-or-russian-armor-16986

Stephen

Le 20/04/2017 à 14:28

Si un char de haute technologie ne sert plus à rien par les temps qui courent , pourquoi tous les pays ayant les capacités technologiques d’en concevoir et d’en fabriquer un le font-ils ?
Il faudrait peut-être leur poser la question avant d’écrire des articles inutiles , mais l’auto-dénigrement est un sport national est je vois que nous avons ici beaucoup de champions en la matière !
En ce qui concerne le Rafale , c’est bien un des meilleurs avions du monde , largement supérieur à l’Eurofighter ( les Anglais évitent désormais d’opposer leur « bijou » au Rafale dans les compétitions internationales ) et qui a coûté aux contribuables français un minimum compte tenu des services qu’il rend ( les Américains auraient bien fait de s’en inspirer pour leur F35 dont la mise en service opérationnel est sans cesse repoussée et qui a coûté aux contribuables US une telle fortune que même Trump a remis publiquement en cause le programme ).
En bref , tout va toujours mieux ailleurs … surtout pour les Français qui devraient gagner malgré l’armée de ceux qui ont une mentalité de dénigreurs permanents.

Paul

Le 21/04/2017 à 15:16

Avez-vous vraiment lu l’article ? Il ne s’agit pas de dire que le Leclerc est un mauvais char, mais de dire qu’il s’agit d’un char conçu à une époque où les impératifs stratégiques étaient différents et les volumes militaires (effectifs) bien plus grands, dans des organisations classiques (Armées, corps d’armée, divisions, brigades, régiments)… Aujourd’hui, le char Leclerc n’est pas vraiment adapté au nouveau format et aux nouvelles missions ! Cependant, l’Armée de Terre les conserve, eut égard à leur coût, et leur potentiel (et aux possibles changements stratégiques), mais mis à part en ex-Yougo, on n’a plus vraiment envoyé de Leclerc où que ce soit. Il se s’agit pas de dénigrer la techno, au contraire ! Quant au Rafale, lui, il a au contraire du Leclerc été conçu comme un chasseur polyvalent capable de remplacer tous les modèles d’avions de l’Armée de l’Air: pour faire court, il est l’antithèse du Leclerc dans sa conception… Arrêtez donc de voir du dénigrement, et lisez plus attentivement ! D’ailleurs, puisque vous faisiez une comparaison, le Leclerc serait plutôt à comparer au F35 américain qu’au Rafale 😉 On peut pas tomber juste à tous les coups et lors des débuts du programme Leclerc de Giat Industrie pour remplacer les AMX 30 et 30 B2 vieillissant, il fallait être devin pour anticiper la chute du Mur !

Claude M

Le 26/01/2018 à 17:38

Moi je trouve que même si on en à pas beaucoup de ces Leclercs…peut être qu’un jour nous serrons content de les avoir.PC..je suis un ancien de la SACM alors un peu de moi est dans ces chars.

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