Citroën Visa 11 RE Décapotable : le charme désuet du début des eighties !

Publié le samedi 17 janvier 2015.
Mis à jour le dimanche 16 décembre 2018.
Retour

Cela vous paraîtra sans doute idiot, mais j’ai un faible pour cette Citroën Visa 11 RE Décapotable dont nous allons parler aujourd’hui. Pourtant, on ne peut pas dire qu’elle soit un prix de beauté, ni même un voiture très pratique (toujours plus tout de même que sa descendante la Citroën C3 Pluriel). Surtout, elle fut un véritable échec commercial. Mais rien à faire, je suis séduit !

Peut-être est-ce du simplement à son appartenance à la famille Visa. Moquée à sa sortie, habilement restylée par Heuliez avec trois bouts de ficelle (tout juste trois ans après sa sortie), elle s’en tirera finalement pas mal malgré son physique un peu ingrat. Aujourd’hui, c’est avec nostalgie que je regarde cette Visa (j’ai usé mes fonds de culotte dans l’une d’elle en vacances chez des cousins), et puis j’ai eu le temps de m’habituer à son faciès à force de voir passer des C15 depuis des années (lire aussi: Citroën C15).

C’est forcément cette version « décapotable » (son nom officiel en France, on l’appelera « Plein Air » en Allemagne, ou « Convertible » en Angleterre) qui me séduit le plus. Il aura fallu 5 ans aux dirigeants de Citroën pour se décider à lancer un dérivé découvrable de sa compacte. En fait, la décapotable n’était pas prévue au programme, et c’est Heuliez, nouveau partenaire privilégié de Citroën, qui proposera ce dérivé. Plutôt qu’un Cabriolet deux portes, Heuliez va choisir la solution d’un cabriolet 4 portes : c’est osé, mais cela permet de réduire les coûts de transformation : seule le toit et le coffre diffèrent de la version 5 portes. La voiture est cependant renforcée pour conserver une certaine rigidité !

La Visa Décapotable n’est pas une sportive, vous vous en doutez, et elle reçoit un 4 cylindres 1,1 litre de 50 ch (un XY), mais cela suffit amplement pour aller à la plage, ne vous inquiétez pas ! Au début, l’équipement et assez chiche, mais en 1984, elle recevra la fermeture centralisée et les vitres électriques : la classe. En contrepartie, elle perd, comme toute la gamme, ses fameuses commandes satellites qui faisaient à eux seuls tout le charme des Visa.

Son statut de berline 4 portes décapotable n’a pas que des avantages. Certes, comme la 2CV, elle permet deux positions d’ouverture : juste l’avant, ou intégralement. Cependant, l’ouverture totale n’est pas aussi pratique qu’un cab normal. Elle reste cependant moins contraignante que ne le sera la C3 Pluriel, sa descendante spirituelle. Si sa vocation n’est pas le sport, elle semble sous-motorisée par rapport à ses concurrentes, Volkswagen Golf (lire aussi: VW Golf Cab’), ou Talbot Samba (lire aussi: Tablot Samba cab’) !

Inutile de vous le cacher plus longtemps : la Visa 11 RE Décapotable fut un bide ! Seulement 2633 exemplaires seront fabriqués à Cerizay, chez Heuliez, dont 1753 ex pour la seule année 1983 ! Bon, à sa décharge, la Décapotable ne sera jamais vraiment promue : pas de pages de pub, pas de spots télé, juste quelques dépliants, et des présences sur des événements sportifs, c’est maigre. De toute façon, la signature du contrat de fabrication de la BX break entre Heuliez et Citroën oblige à faire un choix : il faut faire de la place dans les usines de Cerizay. C’est donc naturellement que la Visa Décapotable est sacrifiée sur l’autel de la BX break, et sans regret : seuls 58 exemplaires avaient été vendus début 85 !

Cette faible production en fait donc une voiture relativement rare, sans pour autant en faire une voiture chère aujourd’hui. On en trouve encore régulièrement dans les petites annonces, à tous les prix ! La plupart se négocient entre 1500 et 4000 euros, en fonction de l’état. Il me semble que cette Visa Décapotable peut être une pièce intéressante pour votre collection décalée, ou bien pour votre résidence secondaire au bord de la mer. Elle remplacera avec originalité une Méhari devenue hors de prix et somme toute trop banale, non ?

Articles associés

9 commentaires

Jimmy B

Le 17/01/2015 à 14:16

« Au début, l’équipement et assez chiche » : Non, pas vraiment. La Découvrable était dérivée des Visa Super E (modèles 1983) renommée Visa 11 RE (modèles 1984 et 1985) donc son équipement très correct à cette époque était identique, avec en plus le garnissage des sièges en tissu Shetland issu de la Visa GT.
La fermeture centralisé et les vitres électriques proposées à partir de juillet 1984 (modèles 1985) étaient une option groupée, pas un équipement de série. Les autres options étaient les jantes en alliage léger, les vitres teintées et la boîte 5 vitesses. Donc l’équipement de série est resté le même durant ses deux années et quelques de production.
« Pas de pages de pub » : On voit bien que vous n’avez pas ouvert de magazines auto de 1983 pour dire cela ; la Visa découvrable a eu droit à une campagne publicitaire de grande ampleur sur le thème « La Visa enlève le haut » et « La Visa garde le bas ».
« Juste quelques dépliants » : Elle a eu droit à un dépliant spécifique lors de son lancement en mars 1983, et était ensuite présentée sur une double page dans les catalogues de la gamme Visa 1984 et 1985, au même titre que ses soeurs berlines.
Comme d’habitude, cet article est comme tous les autre bourré d’erreurs, à vouloir écrire à la chaîne sur tous les sujets sans les maitriser, on raconte n’importe quoi…

Paul

Le 17/01/2015 à 14:23

Dont acte… cela dit, je trouve, me référant à votre commentaire, que les erreurs sont minimes (somme toute du détail non ?)… Aussi suis-je étonné du ton employé dans la dernière phrase ! Aussi rajouterai-je: « comme d’habitude, ce commentaire est contre productif: à vouloir trop donner la leçon, on finit par faire disparaître ceux qui veulent parler de toutes les voitures sans querelles de chapelles »….

Mon but n’est pas d’être exhaustif, mais de susciter l’envie et la curiosité, raviver les souvenirs ou faire découvrir des modèles un peu oubliés, rien d’autre 😉

Bien sûr qu’il y a des erreurs dans nombre de mes articles hein 😉 et heureusement, c’est humain 😛 Est-ce une raison pour ne pas parler de la Visa 11RE Décapotable ? A moins que vous ne vouliez tout faire pour qu’on l’oublie ? 😛

Jimmy B

Le 17/01/2015 à 20:52

Vous n’avez rien compris à mon commentaire. Je n’ai nullement suggéré que je ne voulais pas que l’on parle de la Visa décapotable, je suis fan du modèle et je possède une 11 RE modèle 1984 rouge Vallelunga en état neuf qui a 14 000 km d’origine. D’ailleurs si je voulais qu’on l’oublie je n’aurai pas apporté toutes ces précisions. Question de logique. Quand on veut faire disparaître quelque chose, on l’ignore.
Seulement votre site ne comporte pas un seul article dénué d’erreurs. Donc des gens qui ne connaissent pas un sujet tombent sur ce blog en voulant se documenter, lisent naïvement vos articles et croient en toute bonne foi ce qui est écrit même lorsqu’il y a des erreurs car ils ne peuvent pas distinguer le vrai du faux, alors eux pensent avoir appris la vérité, puis la rapportent à d’autres, qui la racontent encore à d’autres… C’est comme cela que l’on propage des connaissances totalement erronées sur une automobile. Une petite erreur plus une petite erreur plus une autre petite erreur… Dans chaque article, ça commence à faire beaucoup ! Quand on ne maîtrise pas parfaitement un sujet, on s’abstient de l’écrire, c’est tout.
A trop vouloir en faire, on fait tout mal. Je vous laisse méditer là dessus.

Paul

Le 17/01/2015 à 21:05

Hummm… si je reprends mes erreurs:

– la Visa 11RE Décapotable était richement dotée, selon vous, ce qui explique la fermeture centralisée et les vitres électriques en option…. J’admets j’exagère, l’époque n’était pas la même, mais n’est ce pas un peu chipoter de votre part 😉
– concernant la communication autour du modèle: une campagne de pub en double page en presse magazine n’est pas ce que j’appelle du matraquage publicitaire (j’ai vendu longtemps de l’espace en presse mag hein !), même si j’avoue ne pas en avoir entendu parler ni l’avoir vu: mea culpa. Pour le reste, les faibles ventes ont du effectivement refroidir Citroën de trop investir. Cela dit on peut les comprendre: la Visa date déjà de 78, et sa version cab n’est pas prioritaire…

Ces deux erreurs (je laisse les autres lecteurs juges) justifieraient-elles que je ne parle pas de ce modèle ? et les erreurs éventuelles sur mes autres articles justifieraient-elles de ne rien écrire ? Vos précisions étaient les bienvenues, c’est juste votre dernière phrase de votre premier commentaire qui était un peu exagéré non ? D’où mon envie de vous « titiller » un peu hein 😉

Allez, nous partageons la même passion, détendons nous 😉 Après ça fait des ulcères tout ça !

mad

Le 27/05/2015 à 20:59

L’avantage de la formule interactive, c’est la possibilité de faire vivre le contenu. Jimmy B semble un spécialiste du sujet « visa découvrable » et il a pu faire des remarques, apporter des précisions qui relèvent d’un domaine de connaissance assez spécifique. Malgré certaines approximations, ce site se justifie pleinement si il réussit à faire vivre les sujets qu’il développe, à susciter le partage de l’information. A l’ère du net et du numérique, rien n’est figé, tout est en constante évolution. On n’est plus dans l’académique ou dans les vérités toutes faites d’un cours magistral.

mad

Le 27/05/2015 à 21:04

Si je peux me permettre… il pourrait être pertinent de mettre à jour certains « bugs ». Un exemple : au sujet de la De Lorean, un lecteur avisé fait remarquer que la vitesse fatidique dans le film « retour vers le futur » est de 88 mph et non pas 77 comme écrit dans l’article.

Paul

Le 28/05/2015 à 00:47

C’est toute la limite d’un site géré par un seul homme avec 1000 articles en archive, même si je suis d’accord sur le principe de la correction (et justement, j’encourage à ce que l’on me corrige, sans que vous n’y voyiez, coquins, d’allusions salaces)…. Après comme vous le dites Mad, vous qui commentez à bon escient ce site (et qui l’enrichissez), je suis partagé: laisser tel quel et faire en sorte que les commentaires enrichissent et complètent le propos, ou bien corriger et laisser croire que je suis infaillible… je n’ai pas encore la réponse 😉

mad

Le 28/05/2015 à 11:06

j’expose mon point de vue sans « chichi », j’espère que vous ne m’en voudrez pas.

mad

Le 28/05/2015 à 11:10

désolé pour la chronologie des commentaires car j’ai un peu de soucis avec la fonction « reply »… dur dur le web 2.0 pour les adeptes du carbu ! le début commence donc à priori en bas…

Laisser un commentaire