Citroën C4 Grand Picasso Cabriolet Vernagallo : caprice de Capri

Publié le dimanche 5 juin 2016.
Mis à jour le mercredi 10 juillet 2019.
Retour

Non vous ne rêvez pas. L’image que vous avez sous les yeux n’est en aucun cas un Photoshop, mais un modèle commercialisé tout à fait officiellement en Italie, avec l’accord de Citroën Italia SpA : la C4 Gran Picasso Cabriolet Vernagallo ! C’est donc à Giovanni Vernagallo, carrossier de son état à Turin, que nous devons cette « oeuvre » qui n’est pourtant pas destinée à un large public, mais bien à une clientèle particulière : les taxis de Capri !

La Marea est la plus répandue sur l'île, tandis que Castagna s'attaque au marché avec le Tiberio, sur base 500L
La Marea est la plus répandue sur l’île, tandis que Castagna s’attaque au marché avec le Tiberio, sur base 500L

Sur l’île de Capri, au large des côtes italiennes, la tradition depuis les années 50 veut que les taxis ne soient pas de simples taxis, mais des cabriolets. L’île est devenue particulièrement prisée de la Jet set à partir des années 50. Villégiature des riches de ce monde, Capri voit alors apparaître la mode du yachting et des voitures de plage (lire aussi : Renault 4CV Jolly). Et c’est tout naturellement que les taxis s’y mettront, décapsulant leurs berlines pour offrir aux touristes goguenards des tours de l’île les cheveux au vent.

Capri 08

A l’origine, ces transformations étaient assez artisanales, mais peu à peu, le marché des taxis de Capri devint un véritable créneau pour les constructeurs et des carrossiers reconnus. Visitée par de nombreux touristes chaque année, les taxis sont photographiés sous toutes leurs coutures, et proposer une version « Capri » peut vite devenir une opération promotionnelle intéressante. Fiat proposa donc une version allongée et cabriolet de la Marea, tandis que Nissan et Opel s’associaient avec Giovanni Vernagallo pour proposer les Evalia C et Zafira Cabriolet. Le carrossier de Turin s’attaqua aussi au C4 Picasso avec l’accord de Citroën, et quelques exemplaires circulent aujourd’hui à Capri, provoquant l’étonnement des touristes français !

Capri 11

Giovanni Vernagallo, après avoir travaillé dans de nombreux bureaux de design (et notamment chez Michelotti), a créé sa Carrosserie en 2007, et s’est spécialisé dans les transformations en cabriolet. Il réalise notamment des répliques de Fiat Jolly, et les fameux taxis cabrio de Capri. Il n’est pas le seul sur le coup, puisque Castagna propose depuis février son interprétation du célèbre taxi sur base de 500L, le Tiberio (du nom de Tibère, qui fit la renomée de Capri à l’époque romaine).

Capri 10

Mais revenons à notre C4 Picasso Cabriolet. Mine de rien, notre monospace devenu cabriolet peut accueillir 7 personnes. Pour assurer un minimum de rigidité, la voiture se dote d’un arceau un peu disgracieux mais sûrement nécessaire ! A l’intérieur, le (faux) cuir est de rigueur, ainsi que les barres de maintien permettant de se tenir debout façon papamobile !

Capri 14

Capri 12

Si la ligne générale est préservée, même capotée, l’arrière a du être modifié. Ainsi les feux originaux tout en verticalité ont du être replacé par d’autres (je vous laisse le soin de deviner leur provenance) qui s’intègrent plutôt pas mal au dessin originel ! Mais n’espérez pas trop vous offrir un tel véhicule : s’il est homologué en Italie comme transport de passagers destiné à Capri, pas sûr que vous puissiez en faire de même en France.

Renault Twingo de Plage par Vernagallo !
Renault Twingo de Plage par Vernagallo !

Vernagallo s’est attaqué à une autre voiture française : il réalise à la demande la Renault Twingo de Plage, une vision moderne de la 4CV Jolly qui ira sans doute très bien avec votre yacht ! Là encore, pas sûr que vous puissiez l’homologuer en France, mais sait-on jamais ? Voilà en tout cas des voitures originales qui, à défaut d’être parfaites, ont le mérite d’exister et ont bien entendu toute leur place sur Boîtier Rouge.

www.vernagallo.it/

Articles associés

9 commentaires

Nabuchodonosor

Le 05/06/2016 à 16:04

Sans vouloir offenser ce grand carrossier Turinois, au vu du peu d’espace restant entre la traverse de pare brise et l’arceau, pourquoi ne pas les relier et transformer ainsi l’auto en Landaulet, solution qui offrirait, outre une plus grande rigidité, plus de classe et de cohérence à ce véhicule de service avec chauffeur ?

Dranseb

Le 05/06/2016 à 17:43

Des feux arrière d’une des plus belles voitures de tous les temps: Daewoo Matiz…

Emmanuel

Le 05/06/2016 à 20:35

Assez ridicule, ce « papataxi » avec ses feux de Matiz et ses décorations dorées.
Par contre cette Twingo façon 4L plein air est très sympathique.
Merci à Boiter Rouge pour ces découvertes dont je n’aurais jamais entendu parler autrement.

Grégory Lopez

Le 06/06/2016 à 14:04

Mais où sont passées les vitres latérales une fois décapoté? Je doute qu’elles rentrent totalement dans la portière à l’arrière. De même pour les custodes.
tout cela serait démontable?

wolfgang

Le 07/06/2016 à 17:24

Il doit faire bon sous le grand parebrise avec le beau soleil d’Italie.
Clim obligatoire donc toit fermé, donc peu d’utilité d’avoir un cabriolet….sauf quand il fait pas beau !!!

Paul

Le 07/06/2016 à 17:34

Voyons, il s’agit d’un modèle destiné à la célèbre île de Capri, où tous les taxis sont décapotés rhoooo 😉

wolfgang

Le 08/06/2016 à 09:53

Je veux bien, mais pourquoi prendre pour celà une bagnole qui dispose d’un parebrise probablement le plus énorme et le plus enveloppant de la production mondiale alors qu’on ne pourra pas utiliser la clim vu qu’elle sera décapotée ???
Choix illogique (ceci dit j’aime beaucoup le C4 classique avec on volant à moyeu fixe, c’est une excellente routière qui tient très bien la route).

Laisser un commentaire