Clénet Coachworks : une marque française aux Etats-Unis

Samedi 19 avril 2014
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Quand on parle de coupés ou cabriolets délirants singeant les Mercedes d’avant-guerre, on pense tout de suite aux plus célèbres d’entre eux, Excalibur, ou Zimmer. Aux Etats-Unis, dans les années 70 et 80, il existait un réel engouement pour ces véhicules qu’on qualifierait aujourd’hui de « bling bling ». A l’époque, les constructeurs de ce type fleurissaient outre-atlantique.

L’un des plus sérieux de ces constructeurs, contre toute attente, était un français, Alain Clénet. C’est en 1976 que la firme Clénet Coachworks est créée à Santa Barbara, en Californie. Clénet avait réalisé un roadster très trendy, sur la base de la Lincoln Continental Mark V qui fascina le directeur de la maison de disque CBS. Celui-ci lui acheta ce premier exemplaire et l’encouragea à monter son entreprise. La marque Clénet était née.

La fin des années 70 fut une période faste pour Clénet, et en 1980, la marque emploie 110 personnes, pour une cadence de production espérée de 170 cabriolets par an. Mais comme souvent, c’est lorsque le succès arrive que l’on se brûle les ailes. Les années 80 font s’enflammer Clénet, qui voit grand. En 1981, il envisage même de produire une berline « traditionnelle », au design assez plaisant, moderne et sportif, mais le projet sera abandonnée. En 1982, l’Asha, évolution moderne des Clénet d’origine, est lancée, et les ambitions sont toujours là, puisqu’une production de 500 exemplaires annuels est envisagée. La firme emploie alors 200 personnes.

Les investissements toujours plus importants que Clénet dut faire pour répondre à la demande, puis la concurrence toujours plus rude, et enfin de nombreuses erreurs de gestion (dues à une trop grande ambition sans doute) stoppèrent l’aventure en 1983.

En 1985, Alfredo di Mauro (un ancien des débuts) relance la marque sous le nom de Clénet Coachworks Inc. The New, et reprend la production de l’Asha. Mais il faut dire que la mode de ces roadsters un peu farfelus (quoi que l’Asha soit assez sobre par rapport à ses concurrentes) était un peu passée, et la relance ne fit pas long feu. Au printemps 1986, la marque fait à nouveau faillite. Pour ne plus jamais renaître. Au total, 250 Séries I, 187 séries 2, 65 séries 3 et 15 Séries 4 (les Asha) furent produites. Les Clénet séduisirent la jet set, avec des clients comme Farrah Fawcet, Rod Stewart, Sylvester Stallone ou le roi Hussein de Jordanie.

 

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1 commentaire

Franck Kegelart

Le 03/09/2016 à 06:47

Les Clenet Asha – du nom de la fille du constructeur – étaient en fait les Série III, qui innovaient par une construction monocoque – châssis séparé pour les Série I et II ; la IV a été commercialisée par le repreneur ( Di Mora et non Di Mauro ) et reprend en fait un ancien projet destiné au marché japonais. il n’y a jamais eu de Série V – quoi qu’elle soit régulièrement mentionnée ; peut-être y-a-t’il confusion avec une hypothétique réintroduction de la Série I sous un nom du genre « Collector’s Edition »… Si quelqu’un en sait plus…

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