Daihatsu Copen : cabriolet miniature

Samedi 12 avril 2014
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J’avais déjà eu l’occasion de vous parler des K-cars japonaises dans l’article sur la Nissan Figaro (lire : Nissan Figaro). Cette catégorie de voiture, aussi appelée kei cars (pour « keijidosha », ce qui veut dire mini voiture), ou midget, est spécifique au Japon, on la fiscalité est particulièrement avantageuse pour les véhicules de moins de 3,40 m de long, moins de 1,48 m de large, et dotés d’un moteur de moins de 990 cm3. Ces contraintes auraient du donner naissance à des voitures banales et sans charme. Pourtant, cette catégorie automobile a prouvé la créativité des japonais, et a donné naissance au mouvement néo-rétro qui submergea ensuite l’Europe avec les VW New Beetle, Mini, Fiat 500 ou les USA avec les muscle cars remises au goût du jour et les hot rods modernes (lire : Plymouth Prowler).

Daihatsu, créé en 1907, est le plus ancien constructeur japonais, mais pas le plus connu. Au Japon, il s’est spécialisé justement dans le créneau des K-cars (ce qui explique sa relative discrétion sur les marchés occidentaux). Désormais filiale de Toyota, Daihatsu a lancé en 2002 la Copen, qui n’est pas une K-car mais qui s’en inspire !

La Copen se présente comme un charmant petit (forcément) coupé/cabriolet (donc à toit rigide rétractable) deux places, au look rétro bien que ne singeant aucun modèle particulier. Bien entendu, n’attendez pas de la Copen des performances fantastiques, puisqu’elle est dotée d’un petit 3 cylindres 700 cm3 développant tout de même 68 ch ce qui suffit amplement pour les 830 kg sur la balance. Importée en France à partir de 2003, elle recevra un volant à gauche et un 4 cylindres 1,3 litres de 87 ch. En 2005, son tarif s’affichait à 19 900 euros.

Il est évident que la Copen ne jouait pas dans la même catégorie que la 206 CC, la star du marché à l’époque (Lire aussi: Peugeot 206 CC). C’était pourtant une alternative intéressante pour qui voulait rouler cheveux au vent égoïstement sans investir dans une sportive hors de prix. La Copen sera retirée du catalogue en 2011, et sa production cessera au Japon en 2012, après un peu plus de 60 000 exemplaires produits.

On en trouve sur le CoinCoin national à des tarifs raisonnables, de 6 à 10 000 euros, avec des kilométrages raisonnables. Les 700 cm3 en conduite à droite sont bien entendu les moins chères (mais les plus authentiques, respectant les contraintes des Kei-cars).

 

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2 commentaires

Jean-Michel

Le 18/04/2017 à 15:23

J’ai eu la chance de conduire régulièrement celle d’une amie, en version 1.3 ( moteur de Toyota Yaris). Outre sa bouille craquante, elle était très agréable à conduire offrant une aisance surprenante pour mon 1m80 et mes 100kgs de l’époque. Le plus agréable est probablement la sympathie qu’elle attirait,, proportionnant un immense sourire à tous ceux qui nous voyaient passer. J »en étais tellement amoureux que lorsque mon amie la revendit, j’ai voulu l’acheter mais malheureusement j’étais à court de liquidités…

Nicolas

Le 03/05/2017 à 16:04

Petites précisions : la limite actuelle de cylindrée des kei cars est de 660 cm3.
Si 99 % des ces bestioles sont équipées de moteurs 3 cylindres c’est bien un 4 cylindres turbo qui officie sous le capot des Copen de première génération, le JB-DET pour les intimes.

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