DS 5 : premium de transition

Mercredi 25 novembre 2015
Retour

Cela faisait quelques temps qu’on se courrait après, elle et moi. Plusieurs fois j’ai du repoussé notre rencontre, pas parce qu’elle ne me plaisait pas, mais par manque de disponibilité. Et puis finalement, on a pu se rencontrer, enfin… Dans le sous-sol du siège encore commun de Citroën et DS, j’ai pu enfin faire la connaissance de la DS 5 ! Je l’avais déjà vue en photo, aperçue sur des salons, mais ce jour-là, elle s’était faite belle en changeant de calandre, sans doute pour cacher son âge, la coquette ! Mais malgré ses quelques années de trop (la belle était apparue sur les radars en 2011, ce qui, dans le domaine hyper-changeant de l’automobile commence à faire un bail), elle gardait son drôle de profil typique, et ses artifices cosmétiques (comme les « crosses » à l’avant) qui font toute son originalité à défaut de la rendre belle.

DS5 10

Dans un créneau où les canons de beauté sont dictés par les belles allemandes, imposant une certaine discrétion, des robes strictes et tendues, des lignes élancées et des regards consensuels, ma DS 5 a choisi une autre partition : celle de la différence et de l’originalité. Iconoclaste la DS 5 ? Elle n’hésite pas à présenter un cul rebondi là où ses rivales s’étirent de toute leur longueur, à se la jouer métissée, mix étonnant entre une berline, un monospace ou un SUV (sans la garde au sol). Rouler en DS 5 est assurément un acte de résistance, mais aussi un acte de foi.

(photo Toma de Saulieu)
(photo Toma de Saulieu)

En vérité, la DS 5 laisse perplexe, tant elle est paradoxale. Car porter un tel patronyme sur cette gamme de véhicule ramène immédiatement à sa devancière qui donna son nom à la nouvelle marque du groupe PSA, la DS. Ce patronyme est autant un handicap qu’un atout. Le citroenniste pur et dur dira ne rien retrouver stylistiquement de la DS (ou de l’ID, lire aussi : Citroën ID 19) présentée en 1955. Surtout, il râlera haut et fort devant l’absence de toute suspension hydraulique. Il faudra pourtant bien s’y faire : ni Citroën, ni DS n’utiliseront plus désormais la célèbre suspension Hydractive qui équipe encore pour un temps la C5, devenue sans doute trop chère, et pas assez avantageuse par rapport aux nouvelles suspensions mécaniques, dixit Linda Jackson au salon de Francfort en septembre dernier. Loin de faire partie des ayatollahs de l’hydraulique, je dois reconnaître que cette décision me chagrine un peu : voir monter et descendre la voiture m’impressionne toujours, même sur la modeste C5 de ma mère (lire aussi : Citroën C5 Mk1). Et puis je garde en mémoire que la Xantia Activa reste l’une des meilleures berlines au monde, virant à plat et semant tout ce qui roule dès que la route commence à tournicoter , et ce presque 20 ans après sa sortie (lire aussi : Citroën Xantia Activa). Hollande roulant en DS 5 ne pourra jamais, en cas de fusillade, rouler sur 3 roues comme De Gaulle le fit lors de l’attentat du Petit Clamart : autre époque ! Mais ceux qui ont toujours été malade à bord d’une Citroën à cause de ces satanées suspensions remercieront sans doute Linda Jackson (et par extension Carlos Tavares) : tout est une question de point de vue.

(photo Toma de Saulieu)
(photo Toma de Saulieu)

Le vrai point commun entre la DS5 et la DS de 1955 est d’ailleurs son principal défaut (mais aussi celui des autres berlines françaises, Peugeot 508 ou nouvelle Renault Talisman) : l’absence d’un vrai moteur sous le capot. Le modèle que j’essayais disposais du THP 165 qui, comme son nom l’indique, offre 165 canassons… ou plutôt poneys. N’attendez pas de ce modèle un tempérament sportif, à moins peut-être d’opter pour le THP boosté à 210 ch. Et si l’hybrid4 propose 200 ch cumulés (diesel + électrique), on est loin des performances de l’XM V6-24 de même puissance (lire aussi : Citroën XM V6). Bon elle se rattrape côté consommation. De toute façon, il est clair que tout cela est assumé : une DS n’est pas une sportive, point barre ! De toute façon, PSA ne dispose plus dans sa gamme de moteurs modernes de plus de 4 cylindres, il faudra donc faire avec. Les constructeurs français ont rendu les armes sur ce terrain là, laissant le champs libre aux allemandres, anglaises et peut-être italiennes (si l’arlésienne Giulia sort un jour). Avec la DS 5, comptez sur une autre philosophie : une puissance suffisante pour cruiser sur autoroute, pour se mouvoir confortablement sans craindre l’anémie, et pour une conduite apaisée ! La DS 5 joue plutôt sur le tableau de « l’expérience de conduite » comme on dit de nos jours.

Photo: Pierre-Cyril Donati
Photo: Pierre-Cyril Donati

C’est sans doute ce qui surprend le plus avec la DS 5 : son cockpit qui demande un certain temps d’accoutumance. Si la DS 5 ne manque pas d’espace (même si on a connu plus grand aux places arrières à ce niveau de gamme), elle procure paradoxalement un sentiment de confinement, déconcertant au début, et finalement agréable après quelques heures de conduite. On se croirait à bord d’un avion, avec des commandes jusqu’au niveau du toit, et la visibilité est parfois réduite (on finit par s’y habituer et par ne plus voir ces doubles montants de pare-brise un peu épais, ce rétroviseur massif ou cette vitre arrière aussi large qu’une meurtrière) mais cela devient de plus en plus agréable au fil des kilomètres.

L'intérieur très confiné de la DS 5 (photo Toma de Saulieu)
L’intérieur très confiné de la DS 5 (photo Toma de Saulieu)

Côté équipement intérieur, rien ne manque dans cette version So Chic. Son toit en trois partie donne l’impression d’un T-Roof (non amovible malheureusement) comme sur la SM Espace réalisée par Heuliez en son temps (lire aussi : Citroën SM Espace), et sa sellerie cuir type « bracelet » fait clairement référence à la SM (lire aussi : Citroën SM), mais aussi à la CX qui disposa elle aussi de siège du même genre (lire aussi : Citroën CX). On sent que la marque DS s’approprie tout ce qui a pu s’apparenter à du haut de gamme chez Citroën. Sur le site internet, la SM est d’ailleurs présente comme référence passée aux côtés de la DS.

Le cuir bracelet, un vrai plus pour la DS 5, évocateur du passé !
Le cuir bracelet, un vrai plus pour la DS 5, évocateur du passé ! (photo Toma de Saulieu)

 

L'inspiration vient directement de la SM...
L’inspiration vient directement de la SM…

 

... mais aussi de la CX !
… mais aussi de la CX !

On arrive d’ailleurs au cœur du problème. Si utiliser le nom DS comme marque relevait d’une bonne idée, c’est aussi un lourd héritage qui met la marque directement sous le regard accusateur des gardiens du temps citroenistes, les pires ennemis de la DS 5 (et des autres DS) finalement, car les plus prompts à renier toute filiation avec les anciens modèles chéris. Certains attendaient une DS néo-rétro, et furent inévitablement déçus, d’autres espéraient une révolution technique et ne purent que constater le côté conventionnel de la DS 5. En fait, DS ne s’adresse pas aux passionnés des chevrons, aux amateurs de la mythique berline ou aux nostalgiques de la fantastique SM, mais à tous les autres, ceux pour qui ces deux lettres parlent et résonnent comme une madeleine de Proust sans pour autant être des spécialistes ou des fidèles adorateurs.

La nouvelle calandre DS, sans chevron, va plutôt pas mal à la DS 5
La nouvelle calandre DS, sans chevron, va plutôt pas mal à la DS 5 (photo: Toma de Saulieu)

D’ailleurs, si la DS 5 n’est pas le succès commercial de ce début de siècle (la marque DS est avant tout portée par le succès de sa DS 3 qui boxe dans une toute autre catégorie), elle n’a pas à rougir de ses scores. Avec 80 000 exemplaires vendus jusqu’à présent, c’est toujours beaucoup mieux que les 25 000 exemplaires de la regrettée Citroën C6 (lire aussi : Citroën C6) ou que les 62 000 exemplaires de la Renault Vel Satis (lire aussi : Renault Vel Satis). Afin de gagner quelques parts de marché, la DS 5 se dédouble en Chine avec une DS 5LS à coffre, une variante qui perd toute son originalité afin de séduire une clientèle chinoise très conservatrice et rebutée par l’aspect 2 volumes).

La DS 5LS, version tricorps destinée à la Chine
La DS 5LS, version tricorps destinée à la Chine
Metropolis, la vision du super premium selon DS !
Metropolis, la vision du super premium selon DS !

La DS 5 est en fait un modèle de transition, étape obligée pour marquer son territoire dans ce segment (tout comme le DS 6WR est indispensable pour ancrer DS sur le marché des SUV), sans pour autant s’imposer comme la référence du marché. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour. Les concepts Numéro 9 et Métropolis laissent entrevoir d’autres possibilités à terme, puis en rapport avec les ambitions de la nouvelle marque premium de PSA. N’oublions pas d’ailleurs que le groupe sort à peine de sa mauvaise passe financière, et qu’il y va piano dans les investissements. Jusqu’à présent, Peugeot avait été privilégié dans le renouvellement de sa gamme. Nul doute que le tour de DS viendra et que forte de ses erreurs et de ses qualités, la marque proposera enfin des nouveaux produits plus susceptibles encore d’aller tailler des croupières aux allemandes références. Pour l’instant, elle ne fait que de la figuration, touchant une cible cherchant l’originalité et le décalage (et peut-être un peu chauvine) plus que la performance et le luxe.

Wait and see !

Galerie d'image

Voir toute la galerie

Contenu alimenté par

Vous possédez une

auto de collection

Racontez votre histoire et soyez publié dans Classic & Sports Car

Découvrez le meilleur moyen de bien vendre votre Auto

Vendre

Vous recherchez une

auto de collection

Faites appel à nous pour trouver la meilleure auto

Articles associés

16 commentaires

Kev.b

Le 25/11/2015 à 19:27

Bien trop timide la ds je trouve par rapport à la concurrence et le look ne fait pas tout. Par contre je trouve les sièges plus proche des R25 Baccara que des CX et SM.

Eddy123

Le 25/11/2015 à 21:10

J’adore la version a coffre…
Par contre tu as raison sur le fait qu’ils reprennent les details de modèles Citroen d’epoque.. comme les vitres fixes des portes arrières de la Ds4 tout droit sortie de la 2cv….. Fabriqué en Argentine elles auraient pu s’entrebailler.. :/

Honnetement je me demande encore ce qu’apport cette marque à PSA… sans moteur… sans envergure. .. j’espère encore.

pierre

Le 25/11/2015 à 22:43

la DS5 n’a rien de premium…..
elle utilise une base de 3008, avec des suspensions classiques (on est loin des bras multiples et alu des « vraies » premium allemandes), de meme pour les moteurs issus de la gamme de Citroen tres basiques….!……..une vraie premium est totalement différente sur ces aspects , apportant un réel +

Ici, ce n’est que le haut d’une gamme PSA , avec Peugeot et Citroen , en marque bas de gamme…..et meme low-cost avec la Cactus .

Ca n’empéche que la DS5 c’est un modèle qui a une ligne originale, un bon equipement, mais aussi, un gros manque d’habitabilité et une ergonomie toujours fantaisiste à l’habitude de Citroen.Mais restons modeste, le Premium est ailleurs et souvent beaucoup plus cher !!!

J2M

Le 26/11/2015 à 09:13

Créer une marque de toutes pièces en haut de gamme est un challenge sur lequel beaucoup se sont cassé les dents.
J’ai suivi la naissance de Lexus à la fin des années 80, avec beaucoup d’attention. Il aura fallu du temps et un ensemble de qualités typiquement japonaises (conception, fabrication, raffinement dans le détail, persévérance) pour que le factuel, c’est à dire la supériorité objective du produit soit reconnue. Et le succès est venu.
Là, malheureusement, rien de tout cela.
Le pire c’est le dessin : la DS devait tout, comme la Traction, à un sculpteur italien. Le véritable hommage eut été de produire un dessin sublime et d’en faire l’Aston-Martin Vitesse française, à un prix français.
Une belle occasion manquée.
Et ça aurait fait passer la pilule du moteur et du tarif…

Greg

Le 26/11/2015 à 13:44

A quand le compte rendu de l’essai?…
J’ai eu l’occasion de tester la DS5 l’année dernière dans sa version hybride Diesel.
J’ai été frappé par l’habitacle mais pas forcément en bien: éparpillement des commandes et des instruments difficile à appréhender au cours d’un bref essai, habitabilité très quelconque (l’hybride souffrant en + d’un coffre réduit) et sensation de confinement une fois passé à l’arrière.
Bref, je n’ai pas été séduit et j’ai nettement préféré la DS4 essayée peu après:
si les places arrière ne sont guère plus enviables (vitres fixes!), dans l’ensemble les prestations sont égales, pour moins cher, et dans un gabarit compact.

rubinho

Le 26/11/2015 à 14:26

Le probleme des DS c ‘est que cette marque n ‘a aucune légitimité chez PSA ; au mieux ca devrait être un super niveau de finition d’une citroen comme Vignale chez Ford, mais sans plus. On ne fait pas une marque haut de gamme en utilisant 95% des composants communs d’un groupe généraliste , qui plus est avec une vente dans un réseau qui ne s’est vendre que de la promo depuis 30ans
Alors oui, elles ont peut etre un style un peu différent mais c’est tout : les prestations de conduites sont les meme qu’une Peugeot ou une Citroen, les perf sont les memes, …. bref c’est tout pareil sauf pour la sellerie cuir , des phares LED …. et des possibilités de personnalisation qui de toutes facons ne servent que dans le catalogue mais dont personne ne veut (et c’est la même chose chez tous les constructeurs, Mini compris)
Donc marque Premium, faut pas rever et hormis quelques français (hollandais et originaux japonais), DS ne répond à aucune demande clientèle…

Maxime

Le 28/11/2015 à 23:04

Oui et non, il suffit de voir ce que Toyota a fait avec Lexus, Lexus reprenant une base dans le catalogue du généraliste, mais ce n’est pas un problème vu les moteurs nobles disponibles.
Je me mets à espérer d’un rapprochement avec Tata pour PSA, chacun pourrait y trouver ce dont il a besoin, un V6 Jaguar dans une DS ce serait une bonne nouvelle, enfin un « vrai » moteur haut de gamme, c’est ce qui manque a cette voiture, elle n’est pas mauvaise en soit, juste se permet de jouer avec un passé et une légitimité imaginaire appartenant non pas a cette nouvelle marque mais a Citroën.
Je pense qu’une Audi doit être plus ennuyeuse à conduire que cette DS 5, mais puisque seules les apparences comptent plus que le fond aujourd’hui…

rubinho

Le 01/12/2015 à 09:51

malheureusment, ca n’est pas qu’une question de moteur ; meme quand PSA était presque (et je dis bien presque) raccord avec la concurrence en terme de moteur (oui c’est loin l’époque des 605 SV24 et XM V6 24 vs les 525i, E300….), cela n’a pas permis de déloger les allemands (pour d’autres raisons aussi)
Donc on ne peut résumer ce probleme d’image a un probleme de moteur; ca n’est qu’un petit élément parmi d autres, car de toutes facons le % de vente que cela representerait serait minime et donc irrealiste en terme financier pr le Groupe a proposer…
Le groupe PSA a a peu pres loupé le lancement de l’ensemble de ses derniers haut de gamme , essentiellement pour des problemes de fiabilités : 605, XM, 607, C6…. L’image est desastreuse sur ces marchés donc l’essentiel est deja de se racheter une legitimité sur les autres marchés eux aussi touchés par les memes maux ; c’est en cours grace a 308 II, 2008…., C4 II…. mais il faut du temps… et PSA en manque

Greg

Le 26/11/2015 à 15:36

« Heureusement », le 1er marché de DS, ce n’est pas l’Europe, c’est la Chine!
Si la DS3 a bien marché chez nous -elle sera remplacée d’ici 2017 par une 5 portes, selon Citroën Sport qui s’emploie à « maquetter » en numérique la future WRC- les modèles plus grands ne nous sont pas destinés en priorité…
On n’en veut pas? Tant pis!

rubinho

Le 26/11/2015 à 16:34

sauf qu’en Chine, c’est encore plus un bide qu’en Europe….

Ewen

Le 27/11/2015 à 02:15

Eh bien, un des meilleurs articles que j’ai lu sur BOITIER ROUGE (depuis que j’y vais de temps en temps, depuis septembre 2014) donc bravo ! Quand l’humour (vocabulaire, phrasé, style), le choix des mots et la culture auto de l’ancienne et de la moderne, via les différents modèles Citroën et DS, rencontre les superbes photos HDR de Toma mettant en lumière cette DS 5 ! 😀

yb69

Le 27/11/2015 à 10:04

J’ai toujours du mal à comprendre le flot de critiques sur les DS nouvelle génération, je roule tous les jours en DS4, j’ai cela sous les yeux : http://www.salon-automobile.net/wp-content/uploads/2010/08/citroen-ds4-02.jpg les goûts et les couleurs ça ne se discute pas, mais je ne vois toujours pas en quoi la classe A
http://media.autoblog.it/m/mer/mercedes-classe-a-nuove-foto-ufficiali/big_Mercedes_Classe_A_05.jpg ou la BM série 1 http://images.caradisiac.com/images/2/9/4/5/72945/S1-Essai-video-BMW-Serie-1-leadership-en-vue-240851.jpg
seraient plus qualitative ou HDG ou « Premium… »

Jacques Andlauer

Le 27/11/2015 à 12:39

J’avoue que j’ai du mal à comprendre cette tentative dans le « haut-de-gamme ». Tape-à-l’œil tout au plus. Une seule expression me vient à l’esprit: fantasia chez les ploucs. Je ne comprends pas non plus pourquoi la C6 a été laissée en déshérence. Pourquoi ne l’a-t-on pas fait évoluer, quitte à trouver une alliance avec des motoristes dignes de ce nom, genre Mazda ou BMW ? La gestion de la marque Citroën, comme celle de DS est à pleurer, non seulement parce qu’elle me semble erratique, mais aussi parce qu’elle est horriblement coûteuse alors que l’entreprise est financièrement fragile. Beaux discours, marketing gros sabots et piètres résultats. Et oui, je suis un indécrottable nostalgique de la DS (23 Pallas ie), sous-motorisée, certes, mais souveraine en toutes circonstances et d’une élégance, pour le coup, qui rendait fier de rouler français.

J2M

Le 28/11/2015 à 12:22

Bel article qui met le doigt là où ça fait mal : l’affectif et la relation très particulière que nous avons avec Citroën. Paul a tapé juste avec les mots justes, et les points de vue fusent, tous parfaitement exprimés (c’est rare sur les blogs, et c’est pour cela, entre autres, que BR est plus qu’un blog).

Ceux qui ont vécu de près ou de loin l’aventure Citroën ne peuvent pas adhérer à la démarche du moment, c’est normal. Rouler en Citroën était une philosophie et la traduction d’une conviction utile (ça tenait quand même mieux la route que tout le reste, et c’était plus qu’utile).

Aujourd’hui certains roulent en DS, en croyant simplement acheter une fragrance, qui est, il faut le reconnaître, à la fois éventée et artificielle.

Mais soyons pragmatique : « qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe, pourvu qu’on en parle ».

Ben voilà, au moins, c’est déjà ça.
Après, on verra.

Jacques Andlauer

Le 28/11/2015 à 22:44

@ J2M: bien dit, merci ! @ Paul: pardonnez ma virulence, mais il s’agit d’un amour déçu 😉 En tous cas, bravo pour Boîtier Rouge !

Paul

Le 28/11/2015 à 22:48

Mais je n’en doutais pas cher Jacques 😉

Laisser un commentaire