DS 7 Crossback : dernière chance ou renouveau ?

Dimanche 27 mai 2018
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L’article que nous avions fait paraître le 9 mars dernier (lire aussi : DS, une marque en voie de disparition ?) avait non seulement rencontré un succès d’audience, mais avait fait aussi – semble-t-il – grand bruit au sein de la marque DS. Il est vrai que beaucoup d’observateurs ou d’amateurs se posent la question de l’avenir de la marque au sein du groupe PSA, et que le sujet passionne, de toute façon. C’est donc en toute transparence, et afin de pouvoir discuter tant de la stratégie que du produit, mais aussi de pouvoir le tester, que DS a invité Boîtier Rouge à essayer le nouveau DS 7 Crossback dans le sud de la France.

C’est dès le déjeuner du premier jour, à peine descendu de l’avion, que la discussion s’engage, déjà passionnante, avec Arnaud Ribault, directeur du marketing et de la communication de DS. Une conversation qui durera jusqu’à 1h du matin, entrecoupée par les essais du DS 7 Crossback, tout de même, on était là pour ça. Mais d’une certaine manière, le produit n’est qu’une des données de l’équation, mais pas la seule.

Dès le départ, Arnaud me confirme les chiffres de 2017 : avec 52 817 ventes l’année dernière, on est loin du carton mondial (surtout en Chine où les ambitions étaient pourtant grandes). Sans nier la faiblesse du chiffre, il me précise :

« on le savait, on n’est pas surpris. Lorsque Carlos Tavares a pris la décision dès 2014 (et effective en 2015) de créer la marque DS, il savait que les moyens disponibles pour renouveler la gamme ne seraient pas pour tout de suite. La priorité du redressement de PSA allait à la relance de Peugeot, puis de Citroën. Nous savions donc qu’il faudrait tenir un certain temps avec DS 3, DS 4 et DS 5 ».

Ce que me dit d’entrée de jeu Arnaud Ribault est la pierre angulaire du discours : Carlos Tavares tient au projet mais sait qu’il s’agit d’un défi de long terme. D’ailleurs, l’équipe de DS le rappelle tout au long du séjour :

« Le DS 7 Crossback n’est pas le produit de la dernière chance, mais le premier produit entièrement DS, le premier d’une gamme de 6 véhicules » !

Dont acte ! Voilà en tout cas la stratégie annoncée : marquer le coup avec un SUV du segment C, indispensable tant pour envisager un certain volume de vente que pour se positionner comme une marque premium. En attendant la remplaçante de la DS 3, qui sera vraisemblablement un SUV urbain branché dans la continuation de la petite berline et, comme l’annonce les anglais d’Autocar, d’une DS 8, berline équivalente à la 508. Vous l’avez compris, il ne s’agit donc officiellement par d’une relance, mais du vrai lancement de la marque DS avec ce DS 7 Crossback.

DS veut convaincre que le passé, sous l’égide Citroën, n’était que les prémisses de ce que sera DS dans le futur. Arnaud Ribault n’hésite pas à comparer avec la stratégie des petits pas d’Audi, avec la V8 qui donna ensuite l’A8 (lire aussi : Audi V8). C’était, certes, une autre époque, et aujourd’hui, il semble difficile d’axer son positionnement sur une motorisation multi-cylindres (comme on dit bizarrement pour tout ce qui possède plus de 4 cylindres). DS prend donc une autre tangente : sur des bases PSA (EMP2 en l’occurrence) et avec les motorisations les plus hautes (notamment en essence, où la DS 7 s’octroie le Puretech THP 1.6 225 chevaux qui n’équipe que le 3008 de chez Peugeot, mais pas la C5 qui s’annonce et qu’on a essayé ici : Citroën C5 Aircross), l’idée est toute simple : apporter une finition et un raffinement qu’on ne trouvera ni sur le C5 Aircross, ni sur le 3008.

Ma question, alors, était toute trouvée : mais puisque Peugeot monte en gamme, de façon voulue ou non (une majorité des clients de 3008 choisit la finition la plus haute, GT Line), que reste-t-il à DS ? La réponse fuse :

«  Plus Peugeot monte en gamme, plus DS monte en gamme ».

Il faut bien l’admettre : le DS 7 en impose, même si ce n’est qu’en trompe-l’œil ! A voir comme cela, statique, il paraît relativement grand, au point que certains confrères le classaient entre une Audi Q5 et une Q7 : raté, avec 4,57 m, on est en face d’un petit gabarit (enfin, en comparaison) que les places arrières ne laissent pas paraître – au détriment du coffre qui semble plus petit que celui du C5 Aircross, à confirmer lors d’un test couplé.

Le design extérieur est ce qu’il est, dans la tendance DS depuis quelques années, et notamment les updates des DS 3, 4 et 5. Il y a de l’excellent, du bon et du moins bon. Le travail des feux est vraiment remarquable, à l’avant, avec ces « apéricubes » qui tournent, mais surtout à l’arrière, avec ces écailles relevées qui se parent de rouge… Voilà des détails qui fleurent bon le haut de gamme de cette fin de décennie : c’est peut-être un détail pour beaucoup, mais pour moi, cela veut dire qu’il y a une vraie réflexion sur le détail. La calandre en revanche est difficilement cernable à mon goût : trop de crosses chromées qui ne fixent pas le regard, il en devient impossible de se la remémorer intérieurement. Par certains aspects (un peu manga, l’influence asiatique?) cela rappelle les Lexus : un design fort, mais difficilement identifiable par trop d’effets de style.

Dans cet hôtel grand luxe où nous ne dormions pas, le voiturier était prêt à prendre notre voiture, comme quoi, le sigle DS marche 😉

C’est à l’intérieur que tout se joue. Honnêtement, il n’y a pas grand chose à reprocher, surtout dans la finition Opéra qui nous était confiée : le cuir est superbe, la finition irréprochable (oui je le dis, tout à fait au niveau de certaines allemandes, voire supérieure en certains points), avec une présentation originale (même s’il faut s’y habituer). Les commandes chromées entre les deux sièges sont superbes, mais avec les reflets, on ne voit plus laquelle sert à quoi. Mais avouons qu’à la longue, on connaît sa voiture sur le bout des doigts.

En discutant avec Arnaud Ribault, mais aussi Laurent Petitfrère, chef de produit DS 7, on s’aperçoit que l’accent est vraiment mis sur la technologie : je ne dois pas être le bon client, car tout cela me laisse indifférent, non parce que ce n’est pas important sur le marché aujourd’hui (au contraire), mais parce que moi, j’aime rouler à l’ancienne. Cependant, au delà d’une conduite autonome de niveau 2 (ce qui n’est déjà pas mal), j’ai noté quelques technos intéressantes (oui j’ai déconnecté pas mal de gadgets qui m’énervent mais qui font vendre, je l’avoue).

En premier lieu, le capteur situé au dessus du moyeu du volant, ressemblant à un rubis, sert à mesurer ou l’endormissement, ou l’attention du conducteur. Dès que la discussion endiablée avec mon confrère Laurent Sanson laissait croire à l’ordinateur que je n’étais plus attentif, il me le faisait savoir. Et m’étant levé à 5h30 du matin pour me rendre à ces essais, avec 2h30 de route jusqu’à Orly, le dit ordinateur sut avant moi un certain état de fatigue, l’occasion de laisser le volant à Laurent, justement.

Autre techno utile : la vision infra-rouge de nuit, s’inscrivant sur l’instrumentation derrière le volant, permet de voir des choses qu’on ne voit pas d’ordinaire, jusqu’à 150 mètres environ. Nous avons testé avec nos chauffeurs, au retour du restaurant : c’est bluffant, car on voit tout de loin, extrêmement nettement, dès que cela dépasse la taille d’un chat. Habitant en province, et perdu dans les bois, ce système m’aurait permis d’éviter pas mal de freinage d’urgence. Autant de petits détails qui sont devenus indispensables (et peut-être plus que le moteur) dans une voiture haut de gamme, voire, comme c’est l’ambition, premium-luxe !

Côté suspension, les « pro-Citroën » qui espéraient en DS un système au moins aussi génial qu’ils le pensaient de la suspension hydro-pneumatique, les choix ont été différents : en effet, ce n’est pas tant la suspension qui est révolutionnaire que sa façon de l’adapter à la situation, grâce à tous les capteurs de la voiture, et à une caméra située dans le pare-brise, qui scannent la route et réagissent en fonction ! Le confort est réel, tant que l’on reste en mode confort justement. Les autres modes plus sportifs se dispensent de ce « service » mais il faut l’avouer : la tendance est à rester en mode confort, sauf à pousser la voiture dans ses retranchements, comme nous l’avons fait.

Parlons maintenant de la conduite. N’étant pas un expert, je ne serai sûrement pas le meilleur juge, mais la présence avec moi de Laurent Sanson, dont l’expérience n’est plus à prouver en Rallye, voire en Formule Ford, me permet d’avoir une vision plus large que si j’avais conduit tout seul. Commençons pas le commencement : avec cette motorisation 1.6 THP Puretech de 225 ch (une motoritsation « haute » du 1.6 qu’on retrouve sur le 3008, mais aussi sur la 308), on est à la croisée des chemins. Le moteur est puissant grâce à son turbo, mais la cylindrée faible ce qui laisse craindre à beaucoup une fragilité dans le temps. N’étant pas devin, je me contenterai de ce que je teste à l’instant T ! Force est de constater que 225 chevaux suffisent largement pour mouvoir la bête, surtout que, malgré son aspect, elle ne pèse que 1420 kg !

Il faut s’arrêter sur ce point : 1420 kg aujourd’hui pour un SUV du segment C, c’est une performance, surtout avec ces technos embarquées, et que 225 chevaux, dès lors, sont nettement suffisants pour la plupart des utilisations que vous pourriez envisager. N’attendez pas une sportive, cela reste un SUV, mais franchement, ce poids « presque plume » permet de dire que l’on peut envoyer.

Voilà tout l’intérêt d’avoir un vieux briscard avec soi : Laurent est journaliste depuis des lustres (et je vous encourage à découvrir son site : Auto-mag), mais aussi pilote depuis autant de temps voire plus. Nos discussions insensées tout au long de la route (on se connaissait depuis longtemps mais nous étions co-équipiers pour la première fois) ont non seulement été géniales, mais m’ont permis de mieux comprendre la voiture, notamment lorsqu’il était au volant.

Sortis des Baux de Provence, sur les lacets de la route touristique encore vierge de tout autocar ou cycliste, l’ami Laurent reprit ses réflexes de rallyman : croyez-moi, il l’a poussé la bestiole et son seul vrai bémol ne fut ni la tenue de route, ni l’équilibre, ni la facilité à faire chanter le moteur, mais plutôt la boîte ne suivant pas vraiment ses talents de pilote. Une boîte EAT8 que j’avais trouvé totalement suffisante pour moi. Comme quoi.

J’avoue qu’en attaquant les virages, à 120, freinage roues droites, rétrogradage, coup de volant, accélération, à aucun moment je n’ai senti la voiture défaillir, partir, frémir, ou rendre son tablier. La base est bonne, et l’arrivée d’un Hybride Plug In 4×4 de 300 chevaux prévu pour 2019 laisse augurer le meilleur : on le savait mais la plate-forme EMP2 est vraiment ce qu’il se fait de mieux (ou presque). La plupart des acheteurs ne feront jamais ce qu’on a fait Laurent et moi, et c’est tant mieux, mais avouons que la DS 7 Crossback se démerde !

Bon, d’accord, mais quel défaut trouver à cette DS 7, mis à part le fait que cela soit un SUV, ce qui n’est rédhibitoire que pour moi (et quelques autres?), et qu’il n’y ait pas plus que 4 cylindres sous le capot ? En vrai pas grand chose, le design étant quelque chose de difficile à cerner. Les choses se joueront ailleurs : image, tarif, concurrence interne (3008) ou externe, communication, réseau (il semblerait que le réseau DS ait, selon Arnaud Ribault, sensiblement progressé ces derniers mois).

La com justement, parlons-en ! Après le coup de pub travaillé de la descente des Champs Elysées d’Emmanuel Macron lors de son investiture (lire aussi : la DS 7 de Macron), l’heure est à la publicité qui déferle sur vos écrans (voir en fin d’article)… Avant Garde, tel est le mot clé, avec en fond sonore la Marseillaise revisitée, et en fond visuel un Paris sublimé et sa Pyramide du Louvre (une photographie qui marque aussi le consommateur chinois, la Pyramide ayant été réalisée par Leoh Ming Pei, un artiste sino-américain, et cela a son importance). Je ne suis pas assez « marketeur » ou « publicitaire » pour dire si c’est réussi, mais une chose est sûr, j’ai vérifié, mon entourage pas bagnolard pour un sou s’en souvient.

L’essai de cette DS 7, les longs entretiens que j’ai pu avoir avec les membres de l’équipe DS, tout cela est bien beau, mais cela change-t-il la donne ? DS a-t-elle encore de l’avenir en tant que marque ? J’avoue ne toujours pas savoir. Connaissant Carlos Tavares, je pense que le discours d’Arnaud Ribault n’est pas formaté : « il y a une vraie volonté de laisser le temps à DS ». Mais il y a aussi la réalité. Si le redressement d’Opel ne se fait pas selon les plans, l’avenir de la marque pourrait être différent. Et au delà d’Opel, si le DS 7 peine vraiment à séduire les foules, ou du moins les cibles identifiées, lui laissera-t-on autant de temps ?

Affaire à suivre de près donc, d’autant que le « core business » n’est sans doute pas le DS 7, mais bel et bien le futur DS 3 « Crossback » (appelons le comme ça) qui lui, sera le juge de paix !

Je vous mets la pub pour vous faire réagir, je n’ai (malheureusement) pas été payé par DS !

Photos : Paul Clément-Collin (la plupart) et DS Communication (les autres) !

Merci à Laurent pour sa patience, son expérience et son expertise (Auto-Mag) et à Arnaud Ribault pour avoir supporter toutes mes questions idiotes (ou pas ?) jusque tard dans la nuit !

 

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33 commentaires

REmy

Le 27/05/2018 à 17:00

Uniquement Dispo en EAT8 180 Hdi pour le moment..une version en EAT 8 130 Hdi aurait permis à DS de toucher les les flottes d’entreprises

Paul

Le 27/05/2018 à 17:01

Oui, mais… le positionnement HDG mon ami ? qu’en fais-tu ? C’est au C5 Aircross de faire ce boulot là (lui qui n’a pas le 225)…

Remy

Le 27/05/2018 à 17:58

OK avec toi.. mais le 406 coupe était également du haut de gamme et il s’en ai vendu comme des petits pains.

Ce segment Premium est celui qui génère le plus de marges pour un constructeur donc pourquoi DS se priverait il du 130 Hdi , qui rentre dans la plupart des car Policy des entreprises (consos des Nox < 130)

Paul

Le 27/05/2018 à 18:07

je ne sais pas si j’ai raison, mais j’ai l’impression que Citroën s’offre le bas de gamme (jusqu’à 180 ch), DS le haut (entre 180 et 225) et Peugeot la totale (celui qui fait des volumes et des marges en attendant que les deux autres fassent leur preuves : en fait on est dans le positionnement de lancement, quitte à faire évoluer ensuite (enfin je pense)

Fraberth

Le 27/05/2018 à 17:32

DS est peut être aussi un laboratoire pour le groupe: Peugeot fait ne sorte de monter en gamme, mais cela demande une expérience du luxe (assemblage, matériaux, SAV etc) que Ds expérimente en avance sur le reste du groupe.
Il faut surtout sortir du fantasme du troll commentateur d’articles sur caradisiac ou le blog auto, le gars qui voudrait en un claquement de doigts une gamme comme celle d’audi avec des moteurs énormes.
J’espère juste que psa va investir dans un nouveau moteur plus modulaire comme celui de Volvo

Enfin un point très positif a mon avis: elle fait rêver d’avoir une voiture française. J’ai 27 ans et quand j’étais gamin je rêvais devant les belles américaines, anglaises ou allemandes, il n’y avait rien de comparable en france et maintenant ça change !

Paul

Le 27/05/2018 à 17:58

c’est très intéressant ce que tu dis… car j’avoue ne pas y avoir pensé, et en réalité, cela a une certaine cohérence avec les discours plus « off » que j’ai pu avoir avec certains responsables pendant ce séjour… 😉

nicolas

Le 27/05/2018 à 23:13

Dans les années 90 les allemandes me faisaient vraiment réver….BMW avec ses motorisations et le style de ses berlines et Audi pour sa technologie… aujourd’hui, trentenaire, j’avoue que cette ds7 est un très bel objet!! La finition est enfin premium et une technologie au top semble t-il. Citroën avec ses véhicules fun (eh oui j’adore le cactus, et la nouvelle c5 aircross ), Peugeot avec des produits enfin qualitatifs, manque plus que nos amis de chez Renault (les gars, cette finition n’est plus possible, sérieux!!). Alors les voitures françaises me font pas encore réver, mais elles me font envies, tout les contraires des allemandes d’aujourd’hui en somme….et ça, c’est de bonne augure pour ma suite de notre industrie!!

Fraberth

Le 27/05/2018 à 23:41

Je suis parfaitement d’accord avec toi
Petit tu rêve, en grandissant tu découvre le coût d’une voiture et tu peux espérer faire un achat dans les voitures françaises mais sans passion
Mais pour moi cela a changé avec la 308: en gros elle reprend le style bcbg de la golf, elle fait envie et présente bien par rapport aux premiums allemands.
Cela continu avec le 3008 et la 508. La future 208 semble vraiment attirante alors que l’actuelle me laisse indifférent. Pour Citroën c’est plus compliqué, mais le c5 aircross me semble aller vers la bonne voie
Enfin DS devient vraiment quelque chose de cohérent, ce n’est plus du bricolage

J’espère juste que psa ne va pas reproduire son histoire : le 3008 semble être équivalent au succès de la 205 qui avait remis l’entreprise a flot
Il y a eu la 405, la 605 devait couronner le tout mais les lecteurs de boîtier rouge connaissent la suite

Ed

Le 29/05/2018 à 22:49

Heuuu la 405 c’est très bien vendue…

Olivier S

Le 27/05/2018 à 18:30

Belle? Ca change du pasxsé? Je pense le contraire…
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Enlève le signe DS, et ca pourra être n’importe quel SUV milieu de gamme Coréen, Japonais, US ou Chinois.
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C’est anonyme a mort, même franchement laid (bon, c’est un SUV, pour moi elles sont toutes laides et disproportionné).
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Le hayon intégrant les feux ar. est une énième copie 100% digne d’une Audi Q7 déja démodée de 2005 (ou de la vielle Opel Insignia Break de 2008…), l’avant semble conforme avec des douzaines de SUV Hyundai-Kia-Lexus-Infiniti-Daewoo-Ssangyong-Samsung-Toyota-Nissan et autres Asiatiques disponibles ici ou aux USA.
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Dans le design il n’y a absolument rien du raffinement et de la singularité française d’une Citroen DS. Nada, zéro, niente, njet, nix, zilch – ca pourra être une machine a laver.
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Avec le manque total de toute innovation technique des « DS », sans suspension hydropneumatique, et des touts petits moteurs limité a moins de 2l et seulement 4 cylindres comme seule option , il n’y a absolument rien de premium ou different des autres la dedans, sauf les prix et un peu plus de bling-bling faut-chrome plastoc à la Chinoise…
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Ca ne se vendra jamais en quantité en-dehors de la France et peut-être la Chine.
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DS est une marque purement née d’un désir d’arnaque marketing, sans âme, déjà a moitié morte. En fait, personnellement je pense que c’est une honte pour les plus vieux entre nous qui ont encore possédé des vrais grandes Citroens comme la DS et CX (comme moi)…
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Volvo fait beaucoup mieux, dans le même segment SUV!
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Bon, c’est mon opinion personelle, ancien fana des Citroens hydropneumatiques… j’irais même au pont de m’acheter n’importe quel voiture allemande (même une BMW X3 ou Audi A3) avant de me procurer une de ces DS Sino-« Francaises » artificielles…

Alex

Le 27/05/2018 à 19:27

Je suis pour que la france récupère ses lettre de noblesse dans l’automobile surtout dans le Premium mais je trouve que DS à tous detruit en copiant le design des audi, alors que le même groupe a sortie des modèle vraiment unique originaux et magnifique
Vraiment dommage de ce diktat du Premium allemand…

LeQuadra

Le 27/05/2018 à 20:36

Audi ? Des modèles originaux ? Merci, j’ai beaucoup ri !
Bon allez encore un effort l’autoflagellation française n’a aucune limite et l’adoration pour les produits teutons (produits préféré des dealers et racailles de banlieue) me laisse à penser qu’au final les français seront heureux quand l’industrie automobile française sera détruite.
Au fait, personne pour parler des systèmes informatiques de marques allemandes piratablent par n’importe quel script kiddie et de la class action en cours aux USA contre le groupe VW ?

Bertrand

Le 27/05/2018 à 21:47

Jawohl mein herr.
Abzolument d’accord avec Ton kommentaire. Vraiment tomache…Otto vrancaise kaputt. Hahahahahaha.
Plus sérieusement, c’est bien regrettable. D’aucuns prétendent que cette bouse ressemble à un cul 5, pour moi cette m….ressembla à un Lex suce… nx machinchose ….bref, à une autre daube. Donc Ds 7, plagiat de machins asiatiques ou teutons.

Ed

Le 29/05/2018 à 22:51

Diktat de quoi/de qui ? Audi n’a pas demandé à être copié…

Philippe

Le 27/05/2018 à 20:40

Lors de mes déplacements en Chine et en particulier à Wuhan où sont implantés PSA et Renault je n’ai jamais vu une seule DS – j’ai par contre croisé fortuitement Tavares – les Chinois ne savent pas ce que c’est, il y a plus de 100 marques chinoises déjà alors une de plus ou une de moins… En haut de gamme on voit les Allemandes bien-sûr et … Jaguar. Tavares a « semé » la graine Initiale Paris pour en faire une marque à 10 ans disait-il, puis DS en passant chez PSA, on voit comment Infiniti et Lexus cartonnent en Europe … Honda n’a même pas essayé de lancer Acura ici-bas. Citroën s’est planté en devenant le low-cost du groupe avec les AX, ZX, Xsara etc … alors que DS et même CX étaient des best-sellers. Il aurait fallu capitaliser sur le coup de crayon de Robet Opron GS/SM/CX au lieu d’aller se fourvoyer avec les formes anguleuses et moches pour tout dire des BX et XM de Bertone. La Xantia annonçait un renouveau stylistique sur lequel Citroën n’a pas capitalisé pour son haut de gamme en sortant une C6 finalement assez banale, une Audi un peu ramollie. La DS5 bien dessinée n’a pas eu le succès escompté, la DS4 sans intérêt habitabilité très faible …

Bertrand

Le 27/05/2018 à 22:08

Très bonne analyse, ah Robert Opron, suis même pas sûr que les designers d’aujourd’hui connaissent ce nom chez citron

Paul

Le 27/05/2018 à 22:27

La C6 banale et Audi ramollie ? Hum… même si bon ça n’a pas été un succès, on en convient… cela dit, remonter à Opron pour expliquer DS, c’est un peu refaire l’histoire, pourquoi ne pas remonter à Bertoni ??? 😉

Marchand

Le 27/05/2018 à 22:46

Je confirme qu’il s’agit d’un SUV au vu de la conduite de celui qui était devant moi tout à l’heure (accélérations à 120 au lieu de 90 en ligne droite et puis pied sur le frein en quasi permanence dans les virages). Un petit coup de kick Down et hop… il s’en souviendra de mon dépassement avec mon V8 Allemande réellement premium

Fraberth

Le 27/05/2018 à 22:59

Que le trollage commence
La grosse différence avec les allemands ce n’est pas tant la qualité, mais le soutien de la population qui achète et soutien la monté en gamme des marques

Lynx

Le 24/06/2018 à 12:21

Exactement…

Eddy123

Le 27/05/2018 à 23:33

Pour les suspensions, à défaut d’innover, ils suivent avec de anglo-saxon pour le nom.
Et où sont les 4roues motrices dû à ce niveau de gamme???

fc30

Le 28/05/2018 à 19:58

Effectivement, la pub qui passe en boucle à la radio avec ses nombreux anglicismes est un peu ridicule alors que le fond musical est un remix de la Marseillaise très réussi (à la fois traditionnel, classe et moderne, il aurait été idéal pour… une C6 ou une XM).
Quant à l’engin en lui même, j’ai eu l’occasion de le voir pour la première fois « en vrai » aujourd’hui. Il m’a donné une impression d’un mélange entre une Audi Q et une Lexus, avec encore plus de chrome, bref je n’accroche pas du tout mais c’était prévisible. Par contre, les détails comme les feux sont superbes, très travaillés, et l’intérieur a l’air de toute beauté.

Eddy123

Le 30/05/2018 à 12:58

C’est un peu l’histoire des Picasso de Citroën qui deviennent de Spacetourer… pourquoi pas… il vont payer moins de royaltise.
Mais pourquoi avoir pris une nomination aussi bateau ?
Ils ont « Evasion » par exemple.
En plis c’était un lien évident avec les break et monospace de la marque.

DS 7 CROSSBACK? Une Ds qui recule?

Fab

Le 28/05/2018 à 00:54

A mon avis c’est le chant du cygne, PSA a laissé les « DS » moisir trop longtemps(la DS3 est toujours, là!), les DS4 et DS5 n’ont jamais vraiment décollé, de toute façons c’était une mauvaise idée

PSA n’apprend vraiment rien de ses erreurs(Talbot…), ni même des erreurs des autres(nos amis Américains qui créent des marques bancale, pour mieux les coulés plus tard…)

Titi77700

Le 28/05/2018 à 09:08

C’est une femme quarantenaire, passionnée de voitures qui va enfin s’exprimer: et bien moi, j’ai qu’un mot à vous dire: COCORICO !
Enfin vous avez la possibilité de mettre en avant une marque haut de gamme française et de contribuer à rehausser le PIB de votre pays! Alors la question ne se pose même pas!
Perso, il y a 3 mois je devais changer de leasing et rendre mon 508 SW.
Je suis alors partie sur une vraie étude de marché et série d’essai de SUV toutes marques confondues…je viens de commander un DS7 crossback et croyez moi, il me tarde de le conduire!
Vous pouvez étaler toutes les critiques que vous voulez, ce SUV est et sera une belle réussite. Pari gagné pour DS.
Arrêtez de prôner les allemandes: leur manque de modernisme, manque d’originalité et manque de rangement commencent à peser, en comparaison à leur prix toujours autant destinés à une élite de privilégiés qui se la petent. Mais même ça c’est fini; aujourd’hui les allemandes sont la marque préfères des gitans… alors bonjour l’amalgame.

Non pour en revenir à DS7, j’y crois vraiment! Elles dépassent de loin les PEUGEOT hautes en option ( pas en gamme)
DS va rapidement trouver sa place sur le segment du luxe et concurrencer les allemandes.
On est bien chauvin ds le foot pour cette future coupe du monde! Alors soyez le pour l’economie De votre pays et pas celle des voisins… et c’est une française d’origine allemande qui vous dit ca en plus

Ed

Le 29/05/2018 à 23:17

« les allemandes: leur manque de modernisme, manque d’originalité et manque de rangement commencent à peser, en comparaison à leur prix toujours autant destinés à une élite de privilégiés qui se la petent. Mais même ça c’est fini; aujourd’hui les allemandes sont la marque préfères des gitans… alors bonjour l’amalgame. »

Ça va les préjugés ??? Surtout pas d’amalgame … mais bien sûr, surtout en lisant votre commentaire… pas d’amalgame.

Pour le manque d’originalité je rigole, à chaque fois que j’ai vu des DS7 sur la route, je les ai confondus avec des Q3/Q5… Pour l’originalité du DS7, on repassera.
Perso au niveau du style, je trouve un X2 plus audacieux qu’une DS7.
Pour le manque de modernisme des allemandes, là aussi il y a de quoi rire sachant que DS propose enfin des technologies proposées il y a des années par les premium allemands.
Enfin le manque de rangements….mwouai faut voir mais c’est un peu ridicule comme argument je trouve.
Pour le reste je préfère ne pas commenter ; je risque d’être désagréable devant autant d’inepties…
Après content que vous ayez commandé un DS7; après tout c’est une très bonne voiture, c’est bon pour notre industrie, surtout si des milliers de personne font comme vous et au final si ça contribue a remonter le cours de mes actions PSA je ne vais pas me plaindre.

Toutefois, je trouve ça dommage de vouloir absolument rabaisser/dénigrer/cracher sur les marques premium allemandes ; « insulter » leurs propriétaires pour mettre en avant les marques françaises…

Sam

Le 28/05/2018 à 13:59

C’est moi ou en ce moment la mode est au bling bling plein de (faux) chrome?
C’est dingue le nombre de constructeurs qui badigeonne leurs autos avec ça (Renault, Lexus, Ds…)
Je suis le seul à trouver ça un peu too much?
Sinon sympa ce gros ds7, ils ont fait des efforts, c’est bien dans l’air du temps, et il flattera l’ego des proprios…
Par contre trop chic pour emmener les végétaux à la dechet’ non?

Greg

Le 28/05/2018 à 15:58

Etant allé à Casablanca ce mois-ci, je vais simplement citer Wikipedia pour poser le décor d’une grande ville à la fois riche et non occidentale:
« Casablanca concentre 55 % des unités productives, et près de 60 % de la main-d’œuvre industrielle.
Casablanca réalise 50 % de la valeur ajoutée du Maroc, et attire 48 % des investissements » (tous droits = Wikipedia)
Ceux sur qui retombent les bienfaits d’une économie florissante, choisissent leur SUV chez Range Rover, Jaguar ou Maserati!
DS? Qui c’est DS?…
Bon, allez, les photos de ce DS7 me font meilleure impression en situation « dans la vraie vie » qu’en studio.
Mais que l’avant est compliqué!!!
Pour reparler des travaux de Robert OPRON: aussi compliqué que l’arrière de la SM, dont la surabondance d’éléments chromés lui avait été imposée par le marketing!
Mais bon de toutes façon cette marque n’est plus pour moi: si la montée en gamme de Peugeot pousse DS à monter encore plus en gamme, alors je ne peux plus suivre (je suis client Peugeot, j’ai choisi d’acheter local…)
Néanmoins Tous mes vœux de réussite vous accompagnent!

Fournier

Le 29/05/2018 à 10:22

Oui, cela ressemble à n’importe quel SUV qui, selon moi, sont des voitures moches qui ressemblent à des camionnettes…Je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’une firme produise des SUV si cela se vend. Ce qui m’ennuie davantage, c’est de mêler ce label « DS » synonyme d’avant-gardisme, d’inventivité et d’élégance (une notion bien oubliée quand on voit ce qui roule sur nos routes) à ce véhicule « pépère » pour bobo pété de thunes…Vraiment rien d’original ni de bien excitant…Mais enfin, les voitures ne sont-elles pas à l’image de la société dans laquelle nous vivons (hélas!) : rien ne doit sortir des sentiers battus ou promouvoir un art de vivre imaginatif…

Fabrice

Le 29/05/2018 à 13:41

J’espère vraiment que ça va se vendre mais le doute est permis. Avec 1.6L de cylindrée et deux roues motrices, on peut mettre autant de cuir que l’on veut et des diamants à la place des phares, ça ne sera jamais du premium à l’international. Et pour ceux qui en ont assez des SUV allemands, il y a l’Alfa Romeo Stelvio dont la seule évocation du nom apporte de l’emotion.

Emmanuel

Le 30/05/2018 à 12:39

Triste de voir que les efforts des designers se concentrent désormais sur les feux, les leds…
Personellement voir des cubes qui tournent quand les feux s’allument me laisse froid.
Cette DS7 me fait penser à une Audi Q5 avec plus de chrome, c’est à dire une voiture sans charme et tape à l’oeil.

Silver Car Crash

Le 31/05/2018 à 20:25

J’ai trouvé cette pub étonnamment pompeuse, qui fait plus appel à des sentiments nationalistes qu’à juger les vraies qualités de la voiture … vous imaginez le même genre de pub à l’allemande ou à l’anglaise ?
La pilule serait un peu mieux passée si on sortait une nouvelle SM ou un Concorde, mais pour un pauvre concurrent du Q5 c’est presque pathétique.

Matt02

Le 03/06/2018 à 11:19

Je ne pense pas que ce soit une mauvaise voiture. Je trouve l’intérieur superbe (question de goût).

Mais je préférais une DS 5 qui proposait une vision du « luxe » décalée, à la française. Même si elle reniait l’héritage Citroën pour cause de suspension non hydraulique.

Si je ne dis pas de bêtise, la DS 7 ne possède pas la fameuse suspension par caméra sur les versions de base… Donc..

J’avoue, j’hésite entre la voir comme un truc bling-bling (calandre) et quelque chose de plus raffiné (intérieur).

De mon point de vue une Citroën (DS, CX, XM) ou une DS (marque) doit être un avion de la route (que la DS 5 pouvait évoquer par son style extérieur, intérieur plus fadasse). Là nous n’y sommes pas. L’époque a sans doute changé aussi…

Je pense qu’il y a une ambiguïté trop forte sur le nom de la marque. On ne reprend pas le nom d’un modèle si emblématique pour créer une marque sans moyens (jusqu’à présent). C’est trop casse-gueule.

Mon idée personnelle du luxe à la française ? Concept Renault Initiale de 1995

DS aurait dû bosser dans ce sens. Mais la mode des SUV est passée par là…

Une autre analyse, je voudrais revenir sur le côté cocorico mis en avant par DS. Ça me fit rire. PSA a failli mourir d’avoir fricoté avec GM en 2012. Et on se pose à nouveau des questions sur l’avenir de PSA en Iran. Où est l’esprit français d’indépendance ?
Il faut ouvrir les yeux. Si on veut mettre en avant l’esprit français, on ne baisse pas son froc devant les USA. Mais depuis que la France à réintégré l’OTAN… La France existe-t-elle encore… Je ne pense pas, c’est un vassal des USA perdu au sein d’une UE en train de prendre l’eau.
Une SM concentrant le génie français et le génie italien (à la fiabilité près, encore que…) est à mille lieu de DS. Après on peut s’extasier sur des écrans embarqués dont les fonctions ou la qualité sera dépassé dans 5 ans).

Poudre aux yeux…

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