Essai vidéo : Citroën SM

Publié le lundi 18 mars 2019.
Mis à jour le vendredi 5 avril 2019.
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La Citroën SM est une voiture dont les français sont fiers malgré son relatif échec commercial (avec seulement 6 ans d’existence et 12 920 exemplaires produits). Sa ligne à couper le souffle signée Robert Opron, sa suspension hydraulique, son moteur V6 Maserati dû au sorcier Giorgio Alfieri, tout était réuni pour que nous l’aimions. Si Citroën n’avait pas subi en même temps la fermeture du marché américain (à cause de normes nouvelles obligeant à repenser la suspension du vaisseau amiral français), les énormes pertes financières de l’aventure du moteur à piston rotatif (avec la Comotor, la M35 et la GS Birotor), la volonté de Michelin de lâcher l’affaire et pour couronner le tout une crise pétrolière en 1973, sans doute l’avenir de la SM aurait pu être différent.

Avec le rachat de Citroën par Peugeot en 1974, l’avenir de la SM était scellé, au point de voir sa production confiée en sous-traitance à Ligier jusqu’à sa fin en 1975.La marque Maserati sera refourguée sans scrupule à l’état italien et l’idée d’une gamme esquissée par les propositions de Chapron (la berline Opéra, le cabriolet Mylord) abandonnée au profit d’une CX sortie en 1974, génératrice de volumes et d’une 604 devenue le haut de gamme du nouveau groupe PSA.

Malgré cela la SM restera dans l’esprit des français. Son design, certes, mais aussi sa présence pendant plus de 50 ans dans les garages de l’Elysée comme voiture d’apparat grâce aux deux SM présidentielles commandées par Georges Pompidou feront beaucoup pour incarner les années 70. Malgré une réputation de complexité technique, la SM n’est pas le monstre que beaucoup de garagistes ont voulu faire croire. Il y a longtemps qu’elle a été “fiabilisée”, voire même améliorée comme le prouvent les travaux de Georges Regembeau sur le V6, lui procurant même des chevaux en plus (ne parlons même pas des étonnantes versions diesels signées RG).

Retrouvez l’ambiance des années 70 dans des conditions presque identiques au lancement de la SM dans les sous bois en 1970 grâce à notre reportage vidéo : retombez en enfance et qui sait, laissez-vous tenter par Sa Majesté.

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1 commentaire

Romain Sandt

Le 18/03/2019 à 22:37

C’est amusant Paul, depuis le temps que je vous lis vous n’avez pas du tout la voix que j’imaginais. Bonne vidéo, informative. Aussi la régulation américaine imposait soudainement des hauteurs de phares et pate chocs ridicules. Et interdisait de réunir plusieurs sources de lumière sous un même verre, les phares pivotants était de plus souvent non homologués, d’où quelques SM et DS américaines avec des plus gros pare chocs, phares exposés sans le verre devant. Détails qui permettent de repérer les voitures Françaises US au cinéma qui servent de décor pour faire croire qu’on est France. Pour la vidéo si je suis sûr qu’elles ne feront que s’améliorer et seront toujours intéressantes, j’espère que vous pourrez vous offrir une bonne solution pour le son. (Micro cravates, gros micro sur caméra… ). Bravo tout de même. Hâte d’en voir plus.

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