Fiat Coupé : le squale rital

Publié le lundi 5 mai 2014.
Mis à jour le mercredi 20 février 2019.
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J’avoue, Fiat n’est pas vraiment ma tasse de thé. Souvent pour des mauvaises raisons, sûrement avec un brin de snobisme, mais je sais reconnaître mes torts (lire aussi : Fiat Barchetta). D’ailleurs, après nous avoir vendu du vent (avec la Tipo), ou du rustique (la Panda), la Fiat dans les années 90, se décide à nous vendre du rêve.

La Barchetta en est un exemple, mais le plus flagrant reste le Coupé. Il faut dire que si la Barchetta respectait une certaine tradition Fiat pour le charmant cabriolet deux places, façon « Dolce vita », le Coupé lui, arrive comme un pavé dans la mare, avec son look de Squale, ses éraflures stylistiques sur les flancs, ses phares rond à l’arrière, globuleux à l’avant, avec son sourire carnassier et ses teintes flashy.

Le Coupé est l’oeuvre du controversé Chris Bangle, jeune designer à l’époque et qui s’épanouira ensuite chez BMW (on aime ou on aime pas, lire aussi: la controverse Bangle) : pour moi, ce premier jet est un coup de génie inégalé depuis. A l’intérieur, c’est Pininfarina qui se charge de la déco, avec des rappels de métal coloré identique à la teinte de la carrosserie. L’ensemble est, à mon goût, très séduisant.

Mieux, sous le capot, on trouve des moteurs de feu. Enfin, pas tous. La gamme commence avec un 4 cylindres (qu’on trouve aussi sur la Barchetta) 1,8 litres 16 soupapes de 130 ch, pas de quoi s’esclaffer. Mais ensuite, on passe aux 5 cylindres 2 litres, l’un de 147 ch déjà vu sur les Bravo/Brava, l’autre, très enthousiasmant lui, de 220 ch grâce à la suralimentation.

Le coupé sera vendu de 1994 à 2000 à plus de 72 762 exemplaires, et se négocie encore à des tarifs très doux, autant dire peanuts par rapport au plaisir qu’il procure. Sa ligne sans doute trop originale à sa sortie vaut désormais le détour, à l’heure où bien des voitures se ressemblent.

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3 commentaires

mad

Le 09/06/2015 à 08:49

Un modèle qui ne manque pas d’intérêt, surtout en version suralimentée, en 4 ou 5 cylindres selon les années. Attention à l’entretien qui doit être méticuleux, les pièces sont chères mais c’est le prix à payer pour une voiture performante et exclusive. Il ne lui manque que la transmission intégrale, les apprentis pilotes lui préfèreront la Lancia Delta…

Sylvain

Le 06/04/2016 à 23:31

J’ai possédé la version 16v turbo (4 cylindres 195ch), que vous avez omis dans votre article. Elle possédait le même moteur (à 10 chevaux près) que la Lancia Delta Evolution. Elle était certes un peu moins puissante que la 5 cylindres 20v turbo 220ch, mais un tempérament beaucoup plus bestial, avec un coup de pied au cul bien marqué, contrairement au 20v T trop onctueux à mon goût

Paul

Le 06/04/2016 à 23:39

oups oui c’est vrai ! Mea culpa… un article qui date un peu et qui aura droit à une refonte prochainement 😉

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