Fiat Seicento « Michael Schumacher »: une série limitée pour fêter la victoire

Publié le mercredi 27 avril 2016.
Mis à jour le mercredi 10 juillet 2019.
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En parcourant le web à la recherche d’informations pour un futur article, je suis tombé sur une petite perle qui méritait bien un article, fut-il un peu court. Propriétaire il y a quelques années d’une Fiat Cinquecento (lire aussi : Fiat Cinquecento), j’avais pris un plaisir certain avec ce petit kart qui ne ressemblait à rien, mais qui avait le mérite de procurer des sensations dès 50 km/h.

Michael 01

J’avais aussi connu quelques années avant une Cinquecento Sporting un poil tunée par l’Aspirant commandant ma cellule « communication » au sein du 2ème Régiment de Hussards. Jaune, comme il se doit, surbaissée (quel tape cul), elle m’avait fasciné autant qu’horrifié. Bref, autant vous dire que je trouve les Cinquecento assez amusantes, intéressantes, sous-estimées… et massacrées lors du passage, en 1997, à l’appellation Seicento (600).

Michael 03

Nouveau modèle la Seicento ? Si peu : il s’agissait en fait de la cinquecento, remise au (mauvais) goût du jour par un restyling hasardeux, et à niveau techniquement en 2000 ! Cette année-là justement, il se passe des choses au niveau du sport automobile : après des années de disette, Ferrari (filiale de Fiat à l’époque, désormais côtée en bourse) renoue enfin avec le succès en Formule 1 grâce à son pilote allemand Michael Schumacher, qui décroche le titre malgré un début de saison raté !

Michael 04

Il n’en fallait pas plus à nos brillants cerveaux du service marketing de Fiat, qui décidèrent de donner un coup de fouet à la petite Seicento en lui offrant une série spéciale réalisée de bric et de broc, appelée « Michael Schumacher Limited Edition ». En fait de série spéciale, il s’agit simplement de la version Sporting (avec son petit 1108 cm3 et ses 55 chevaux), associée au kit carrosserie Abarth, et agrémentée de stickers rappelant sa rareté sur la carrosserie. Evidemment, une plaque numérotée permettait de faire la différence avec une vulgaire Sporting.

Michael 02

Au total, 5000 exemplaires furent mis en vente, y compris en Angleterre, en RHD, comme le modèle illustrant cet article. Si vous souhaitez vous offrir la rareté et l’originalité à pas cher, cherchez donc ce petit modèle rigolo qui, bien que moche dans sa mouture Seicento, saura vous procurer bien du plaisir !

 

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8 commentaires

Redscape

Le 27/04/2016 à 21:28

Soit dit en passant, Fiat a proposé quelques années plus tard une Stilo série spéciale Michael Schumacher, avec le rouge d’origine de la monoplace et un kit carrosserie spécifique. De mémoire le moteur devait être le 2.4 16S de 170 ch.

Étonné de voir nommé dans ton article Abarth. Était ce simplement une appellation à l’époque ?

Paul

Le 27/04/2016 à 21:31

c’était à l’époque un fournisseur de kit, filiale de Fiat… avant qu’on ne lui redonne un peu de lustre 😉

Redscape

Le 27/04/2016 à 21:33

Ok, un peu comme le Gordini de Renault sauf que les italiens ont eu plus de jugeotte et de c***** pour le faire…

En revanche il faut reconnaître une chose à Fiat : leurs voitures ne faisaient bander personne, c’était forcément un choix de raison ! (le prix sans doute…)

greg

Le 28/04/2016 à 11:22

Une cinquecento sporting a laissé en moi des souvenirs émus. Voiture d’essai d’un concessionnaire, en suisse, avec un copain nous avons fait un « vrai » essai, et l’avons rendu avec quelques millimètres de moins sur les pneus et les plaquettes, mais quel drôle d’engin! Je me suis rarement autant amusé avec une auto.

Sebastien All

Le 06/11/2016 à 14:24

Pas si pire comme dirait l’autre! Intéressé à une époque pas si lointaine par la nouvelle panda (avant l’actuelle), je crois me rappeler d’une laide panda jean alessi!
Un prochain sujet?

Paul

Le 06/11/2016 à 14:26

Me tente pas 😉

Jota

Le 01/07/2017 à 21:43

J’ai eu la Panda 100HP je pourrais en parler des heures tellement je la regrette. Une vraie teigne, tenue de route excellente, elle aurait juste mérité quelques kilos en moins mais l’esprit était là. J’ai plusieurs fois esquivé les grands axes pour profiter du chassis excellent sur petites routes sinueuses. Ah la la le sourire du béotien qui se transforme en grimace quand il n’arrive plus à suivre… jouissif.

MadMax

Le 09/04/2017 à 02:17

Excellent site et articles de qualité je dois confesser en être devenu accro en peu de temps. Un vraie drogue dure à addiction rapide mais…

Le début de saison de F1 2000 de Schumacher fut excellent avec 3 victoires de rang (Australie, Brésil et Saint Marin). Les choses rentrèrent dans le rang en Angleterre pour reprendre ensuite mais c’est en réalité le milieu de saison qui fut « pourri » : accident en Allemagne et première victoire d’un Barrichello magistral (pour une fois), difficile course à Spa… sans parler de la Hongrie.

Pour revenir en forme et égaler le record de Senna en Italie et fondre en larmes à cette simple évocation ce qui remettra le robot à la place d’homme pour beaucoup en ce jour de septembre 2000.

Tout ça pour dire que les années 2000 étaient exceptionnelles et certainement les dernières que nous avons pu vivre en termes de plaisir mécanique.

Du reste j’ai beaucoup entendu dire de bien de la « Cinque » sporting quand la « Sei » était dénigree. Il y eut aussi la Stilo Schumacher qui n’arrangea pas une carrière déjà ratée…

Pour ma part c’est au volant d’une Punto II phase I (avant le restylage qui en fit un immondice) Sporting que je fis mes armes un « A » à l’arrière, après un bref passage en… Croma.

Une vraie teigne qui afficahit ses pretentions sportives outrageusement et distillait ses 82 chevaux jusqu’au dernier à grand coup de rupteur à 6.800 tours que sa boîte 6 permettait d’aller chercher comme qui rigole.

Jamais je n’ai pris autant de plaisir qu’avec cette auto, au bloc incassable de surcroît.

A essayer d’urgence !

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