Ford Mustang 184 : la réplique parfaite de Joël

Publié le mercredi 15 janvier 2020.
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Cannes, 1966 : Un homme et une femme remporte la Palme d’Or tandis que Claude Lelouch rentre au panthéon des réalisateurs mythiques du cinéma français. Au menu, une histoire d’amour passionnée entre deux veufs a priori inconsolables. En second rôle marquant, une Ford Mustang de 1965 siglée “écurie Ford France” et flanquée du numéro 184. Normand, Deauvillais et amateur de Mustang, Joël s’est mis en tête de réaliser l’exacte réplique de celle du film, disparue dans un incendie en 1967, sur la base d’un modèle 1966 (seul écart par rapport à l’originale). Rencontre.

Dès le départ du Tour Auto Optic 2000, au Grand Palais, je fais la rencontre de Joël, engagé pour la première fois au volant de sa Mustang numérotée 84 (pour l’occasion) 1966. Avec son gros V8 4.7, elle pourrait faire croire à une sportive : il n’en est rien et Joël appréhende la course tant sa monture s’apparente à un gros paquebot. Peu importe, il rejoindra l’arrivée avec la cote de popularité inhérente aux “Stang”, avec à la clé Claude Lelouch en copilote sur la dernière liaison : normal, sa “réplique” est devenue elle aussi une star du grand écran depuis qu’elle joue la vedette dans la suite du film, sorti en 2019, Les plus belles années d’une vie.

Lancée en 1964, sur l’insistance (et le flair) d’un Lee Iacocca en grande forme, la Mustang est rapidement devenue un mythe des deux côtés de l’Atlantique. Symbole de liberté, accessible, relativement sportive, la Mustang va vite séduire la jeunesse américaine, mais aussi les réalisateurs et producteurs de cinéma. Outre Lelouch, amateur reconnu de voitures (on se souvient de sa traversée de Paris en Mercedes 450 SEL 6.9), Peter Yates rendra aussi un hommage appuyé à la Mustang dans Bullit, avec un Steve McQueen déchaîné au volant (Ford a d’ailleurs sorti récemment une version spéciale Bullit de sa Mustang VI).

Découvrez la Mustang n°184 de 66 de Joël sur les planches, et profitez avec nous des routes normandes au travers de ce reportage. Il s’avère impossible de rester insensible aux lignes de cette belle Américaine : flash back.

 

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