Ford Mustang « Bullitt » : elle débarque en Europe

Mardi 6 mars 2018
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Tout amateur de bagnoles, ou presque, a vu un jour dans sa vie Bullitt, sorti en 1968 avec Steve McQueen en vedette. Un Steve McQueen qui ne sera pas la seule star de ce film puisque sa Ford Mustang 390 GT Fastback crèvera aussi l’écran grâce à l’une des plus célèbres course-poursuite du cinéma mondial dans les rues de San Francisco. La Mustang n’avait pas besoin de cette publicité pour être un succès commercial, mais ce film contribuera à forger la légende d’une voiture mythique à bien des points de vue. 50 ans plus tard, les pontes de chez Ford auraient été idiots, alors que la Mustang retrouve une nouvelle jeunesse grâce à son nouvel opus paru en 2014 et restylée l’année dernière, de se priver d’un tel anniversaire. Après la présentation de la version US à Détroit, Ford créé la surprise en présentant la version européenne au salon de Genève de sa série Mustang Bullitt…

Steeve McQueen au volant de sa Mustang 390 GT Fastback dans Bullitt

Revenons un instant sur la Ford Mustang parue en 2014. Je crois qu’il s’agit de la voiture de sport récente qu’on a le plus conduit avec Niko, que ce soit en V8, Shelby ou Ecoboost, en cabriolet ou en fastback, et pour tout dire, rarement une voiture nous aura autant plu malgré ses défauts (ou sans doute grâce à ses défauts aussi). On en aura fait des bornes, que ce soit moi (lire aussi : Mustang VI) ou lui (lire aussi : Mustang V8 Cabriolet) mais aussi Raphaëlle (lire aussi : Shelby GT350R). Une bagnole marrante, attachante, relativement abordable, mais finalement plombée par un malus délirant quel que soit le modèle (V8 ou Ecoboost) de 10 500 euros.

Pour contrer cette contrainte, quoi de mieux que d’entretenir le désir avec un série « Bullitt » aussi belle que collector avant même sa sortie (et bien que les chiffres de production ne soient pas annoncées comme limités) ? Bon, il est vrai que la Mustang, aux Etats-Unis, avait déjà reçu sa livrée Bullitt en 2001 (avec 5582 exemplaires à la clé) et 2008 (pour les 40 ans du film et 7000 exemplaires), mais un vrai amateur de Steve McQueen et du film se doit donc d’avoir les 3 dans son garage, c’est un minimum !

La Mustang avait déjà connu deux versions spéciales « Bullitt », en 2001 et 2008

Si la version européenne perd un peu de chevaux par rapport à l’américaine (464 contre 475), c’est tout de même 14 de mieux que la version V8 « classique » grâce à des emprunts faits à la 350GT Shelby (notamment l’admission): la différence ne sera sans doute pas flagrante, mais c’est toujours mieux, psychologiquement (ou bien serait-ce une question phallique?), d’en avoir un peu plus que la moyenne. Mais en fait, l’essentiel n’est pas là, car le gros plus de la Bullitt 2018, c’est sa décoration spécifique.

J’avoue que le restylage de 2017 m’avait laissé de marbre, préférant à l’époque la version d’origine, plu brute à mon goût. C’est en visualisant cette Bullitt que j’ai compris mon erreur : l’évolution est subtile et va à ravir à ce petit poney sauvage, particulièrement dans cette teinte spécifique Dark Highland Green (une peinture noire « shadow black » sera aussi disponible). Le petit plus : le logo arrière « Bullitt » que le retrouve aussi au centre du volant, ainsi que le pommeau de boîte de vitesse (manuelle) blanc nacré, façon bakélite !

En option, on peut même se la jouer sport en choisissant des sièges Recaro, sans même parler de la sono Bang & Olufsen ! Mais tout cela n’est qu’accessoire (a-t-on vraiment besoin d’une sono premium lorsqu’on a un gros V8 sous le capot pour jouer de la musique?), l’essentiel est ailleurs : une belle voiture, finalement accessible même avec le malus (par rapport à la concurrence disponible avec de tels moteurs V8 atmo), un clin d’oeil mythique, une livrée seyante, et finalement la classe absolue.

Ici, on ne parle même plus comparatif, taille du coffre, consommation, entretien et valeur résiduelle, mais juste de plaisir : un joujou pour grands enfants en somme. Résultat, la Mustang Bullitt m’a redonné envie de conduire la belle américaine, même dans une configuration plus classique : ce sera chose faite fin mars, youpi !

Et juste pour le son, voici un petit film de mise en bouche :

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6 commentaires

Philippe

Le 06/03/2018 à 19:39

Elle me fait tellement envie cette bougresse !!!

Choco

Le 07/03/2018 à 12:11

J’aime beaucoup cette dernière version de la Mustang. Et le coloris ajoute au côté bestial de la voiture.
Ford qui communique énormément sur Bullit alors qu’à l’époque ils ne voulaient pas que la voiture apparaisse dans le film !

Germain

Le 07/03/2018 à 15:30

Suis je le seul à trouver ce film nul et sa course poursuite pas si spectaculaire que ça ? Par contre une série limitée « un homme, une femme » c’est pas prévu

Carolucem

Le 07/03/2018 à 18:09

Nul c’est peut-etre exagéré, mais effectivement, Bullitt n’est pas un chef-d’oeuvre. C’est aussi pour cela que la poursuite est devenue culte, c’est le point d’orgue du film !
En tout cas la Mustang Fastback 68 est magnifique, une des plus belles américaines toutes époques confondues. A voir les nouvelles elle n’est pas pres d’etre détronée…

fabrice

Le 07/03/2018 à 19:31

C’est surtout la musique de Schiffrin qui a marque l’epoque et le film 😉
mais la Mustang ( qui possedait des dimensions quasi-europeennes au debut ) est vraiment devenue un gros machin…

Max

Le 10/03/2018 à 12:11

Si je ne m’abuse, la publicité a été tournée sur la route de Gréolières, dans les Alpes-Maritimes.

Mais si, celle de la fameuse poursuite entre Pierce Brosnan et Famke Janssen, dans GoldenEye !

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