Ford/Shelby Mustang GT350R : que du muscle

Mardi 27 juin 2017
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Quand le cheval sauvage de chez Ford se fait mordre par le cobra signé Shelby, cela finit toujours par donner vie à une créature qui saura marquer les esprits et les générations. Qu’elles portent le nom de Mustang Shelby GT350 ou de Mustang Shelby GT500, ces deux versions en ont fait tourner des têtes, et la mienne aussi depuis de nombreuses années. Alors quand Ford propose de découvrir la nouvelle Mustang GT350R sur circuit, je suis très curieuse d’approcher la bête.

Le monstre « bleu » à Magny-Cours, essayé aussi par BR

La découverte se fait dans un premier temps en statique à deux pas de la piste du circuit de Dreux. Elle est là, dans une livrée jaune qui annonce la couleur, et les nombreux éléments aérodynamiques (spoiler AV et AR, prises d’air sur le capot et les ailes) rendent bien fade sa grande sœur de série la Mustang GT V8 ou Ecoboost (lire aussi : Ford Mustang VI). Les sigles Mustang ou GT qui ornent habituellement la calandre et la malle arrière sont remplacés par le cobra sur fond rouge – en revanche, pas de bandes de peinture (souvent associées aux GT350) dans cette version – . Si on prête attention aux pneumatiques et jantes, on découvrira que la GT350R est équipée de semi-slick sur des jantes 19 pouces en carbone, de quoi envoyer le jus sur la piste en tenant le pavé.

Le monstre « jaune » essayé par BR à Dreux !

Même si Dreux n’est pas le type de circuit rêvé pour exploiter le potentiel d’une bête sauvage comme celle-là, il nous aura permis de tester la dextérité de la Focus RS qui s’accommode très bien de ces petits tracés (lire aussi : Focus RS MkIII). Mais revenons à notre Shelby, si la piste n’offre pas assez de longueur en ligne droite pour que le V8 5.2L de 526ch puisse s’exprimer complètement, il nous aura fait vibrer à répétition par sa sonorité si enivrante. Au moins sur un circuit de 2.1km on profite pleinement de toutes les accélérations pour se gaver du « ronron glouglouteur » de ce V8 américain, le plus puissant de la marque.

 

Hélas il n’était pas question de prendre le volant, juste de profiter en passager d’un baptême donc difficile de juger si la bête est si indomptable qu’il y parait. De toute façon mes compétences sur piste n’auraient certainement pas pu m’apporter le sourire que j’avais en sortant, même en tant que simple passagère. On en prend quand même plein les oreilles (oui autant de l’intérieur que de l’extérieur c’est rare) et plein le dos, et pourtant sur mon tour l’échappement sport était en mode « OFF » sinon c’est jusqu’à 106 dB qui s’expriment à plein poumon, de quoi faire râler les voisins du circuit (celui-ci n’autorisant pas plus de 95 dB). Bref les tours de baptême ont rythmé la journée Ford sur le circuit de Dreux et même à bonne distance on pouvait profiter des vocalises de la Shelby… de quoi procurer des frissons de plaisir à répétition…

Dommage que ce galop d’essai ne soit réservé qu’à la piste en Europe car le modèle ne sera pas homologué pour route par la marque (ce qui n’est pas le cas aux USA). Sûrement un peu trop radicale pour nos routes de plus en plus aseptisées… En revanche, des irréductibles fanatiques, distributeurs de la marque à Saint Ouen, ont décidé de tenter l’importation : pour l’instant, l’homologation a été refusée, la faute à des décibels encore trop présents, mais l’espoir est encore permis avec un nouveau passage d’ici quelques temps !

Texte: Raphaëlle Baut (Miss280ch)

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’Adrenaline Day effectué par Raphaëlle sur son site: Miss280ch à l’Adrenaline Day

Une petite vidéo pour la route… et surtout le son !

Photos: Raphaëlle Baut et Paul Clément-Collin

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12 commentaires

Eddy123

Le 27/06/2017 à 15:38

Franchement, j’adhère pas au nouveau style mustang. . Tout rond rond dans ses formes. ..
Et la le style Turing. .

Joris Dabin

Le 27/06/2017 à 22:48

100 cv/litre c’est pas mal pour une ricaine..

Salva

Le 27/06/2017 à 23:10

Le patron est de retour. Cette génération de poney est particulièrement réussie en comportement, moteur, style, prix. Bravo Ford !

J2M

Le 29/06/2017 à 14:08

Autant les petites Fiat me laissent de marbre, autant là, je ne peux que sauter de joie ! Des brutes épaisses, à des prix presque normaux (enfin de l’autre côté de l’Atlantique), qui sont les dernières représentantes de la philosophe du « big block » dans une caisse (presque) standard, sans fioriture ni gadget.
Donc le plus puissant pour le moins cher du piston au goudron.
Quand on voit l’effort de présentation et de technique par rapport à la génération précédente, on apprécie.
Avec sa cousine Camaro, elle compte parmi les dernières bêtes fauves de la route. Avec la poignée de motos sportives japonaises, italiennes et allemande (sans s), celles du club des 200 cv pour 200 kg.
s’il y avait une chaîne alimentaire de la route, elles se placeraient au sommet.

Paul

Le 29/06/2017 à 16:21

Jean-Marie, je suis d’accord avec toi: la Mustang, en version « classique » (préférence pour le V8) ou Shelby, c’est autre chose qu’une 500 vitaminée… Cela dit, on sélectionne déjà un peu les essais, lors on va pas bouder quand Abarth propose de tester ses jouets 😉

Charly

Le 29/06/2017 à 16:12

Excellent la chaine alimentaire de la route !
Pour en revenir a la Ford, sur la vidéo on ne voit meme pas une sortie de courbe en drift. Ne me dites pas qu’elle est castrée par un ESP intrusif style Twingo III ?

Paul

Le 29/06/2017 à 16:18

je n’étais pas là à cette session, mais j’ai pu la découvrir à Magny Cours.. Si si elle drifte 😉

J2M

Le 29/06/2017 à 17:15

Je salue l’éclectisme de BR dans ses choix d’essais ! C’est justement ce qui nous permet de vraiment mesurer ce qu’on aime ou moins, et de réagir.
Les Fiat en question sont d’excellentes bagnoles, mais elles ne transpirent pas la folie (mal) contenue des deux et quatre roues évoquées dans mon post précédent. Le leur demande-t-on seulement ?
Et puis je crois que ces grands prédateurs auto et moto finiront par disparaître, emportés par le darwinisme sécuritaire. Alors, profitons-en avant qu’il ne soit trop tard !

Paul

Le 29/06/2017 à 18:36

Ecoute, pour être franc, quand j’ai des « reproches » de lecteurs me disant qu’on est vendu, je trouve que… bah j’ai une sacrée liberté de pouvoir refuser 3/4 des essais pour me (nous) concentrer sur ceux qui sont potentiellement intéressants pour moi (nous) et toi (vous). Après, c’est toujours compliqué, nous ne sommes pas des essayeurs professionnels, mais on finit par rouler avec pas mal de caisses récentes ou anciennes, ce qui permet de placer le curseur pas trop mal. Ensuite, on est pas là pour mesurer le coffre, et quand j’accepte un essai Koléos en Finlande, c’est aussi parce que je sais que cela me permettra de parler du premier Koléos, de l’association Renault/Samsung etc… Et puis, l’essai sur BR, c’est même pas 5 % du rédactionnel. Ce que je remarque cependant, c’est que les marques aujourd’hui nous demandent de plus en plus de venir, quel que soit le modèle, sans doute conscientes qu’on touche différemment un public averti, critique, difficile, mais qu’il vaut mieux le toucher que pas du tout 😉

J2M

Le 29/06/2017 à 19:08

J’avoue ne plus acheter de presse auto papier sauf le spécial salon de l’AJ et de l’Automobile (plus complet), et la presse moto au gré de ce qui m’intéresse. Je suis donc une sorte de lecteur-type pour BR et quelques autres sur le net.
Donc j’y vois les essais comme une solution plus que palliative.
Bon et puis vendu ? À qui ? On y lit de tout sur tout, quand la presse auto traditionnelle et institutionnelle ne sort jamais du triangle Audi-BM-Ferrari, et qu’en s’élougnant de France ou d’Europe on comprend mieux à quel point elle est nombrilo-centrée sur un marché très particulier et pas du tout représentatif du reste du monde.
L’essai des Abarth est un exemple type. Je le lis avec intéret et ça m’amène à me poser des questions sur le futur de Fiat.
Ça dépasse le point de vue personnel et émotionnel sur des voitures sympa et marrantes (et d’ailleurs sérieuses) mais qui ne me correspondent pas.
Bon, j’espère ne pas avoir semé le doute chez les actionnaires de Fiat qui doivent nous scruter…

Choco

Le 30/06/2017 à 15:10

Difficile de rester insensible à ce genre de (grosse) bestiole ! On aime ou on déteste mais l’on ne reste pas indifférent. Et c’est bien là le plus important.
En revanche la version 4 cylindres est juste un déception auditive : on s’attend à ce que cela fasse du bruit et au final une Fiesta en fait autant

Antoine

Le 03/07/2017 à 21:15

Et quelle voix démoniaque!

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