Holden : la marque australienne ne sera plus qu’un badge

Publié le mardi 4 mars 2014.
Mis à jour le mardi 20 août 2019.
Retour

En décembre 2013, General Motors annonce que sa filiale australienne Holden ne produira plus de véhicules spécifiques d’ici 2016, et fermera ses usines, laissant sur le carreau 2900 employés. Adieux donc aux Commodore, Caprice ou Ute qui donnaient son originalité à cette marque qui connaîtra bientôt le même sort que la marque anglaise Vauxhall (qui n’assemble plus que des Opel).

Une Holden Caprice WM

A partir de 2016 donc, toutes les Holden seront des Chevrolet ou des Opel rebadgées (ndlr : depuis la rédaction de cet article, PSA a racheté Opel). Cette annonce signe la fin de l’automobile australienne après l’annonce de Ford et Toyota de ne plus produire au pays des kangourous, « pas assez rentable » semble-t-il.

Il faut dire que les productions spécifiques de Holden étaient en perte de vitesse, la Commodore ayant perdu le titre de voiture la plus vendue d’Australie en 2011 au profit de la Mazda 3. Dotée de gros moteurs (du V6 3 litres de 258 ch au V8 6 litres de 354 ch, voire plus si l’on tient compte des modèles « gonflés » par HSV, le département haute performance de Holden), mesurant 4,90 m, la Commodore paraissait un brin décalée en temps de crise.

Une Holden Calais

Seuls 30 000 exemplaires en 2012, cela ne suffisait plus à justifier cette production spécifique aux yeux des dirigeants de GM, qui n’ont pas pour habitude de faire des sentiments : Saab revendu puis tué dans l’oeuf, Pontiac, Saturn ou Hummer euthanasiées, quand il s’agit de faire des coupes claires il n’y a pas chez eux de tergiversations.

Si l’argument économique se tient (et les autres constructeurs ont fait le même calcul, comme Ford dont la production n’est plus locale), on peut regretter la disparition de la spécificité australienne et de ses modèles enthousiasmants et parfois étonnants. Le Ute, dérivé pick up de la Commodore était en effet très appréciée des australiens désirant allier sportivité et utilité, et ne ressemblait à rien d’existant ailleurs dans le monde.

Une Holden Ute en version HSV, appelée Maloo

En Europe, en traversant la Manche, on peut encore acheter la Vauxhall VXR8, basée sur la HSV GTS dotée du V8 de 6 litres de la Corvette C6, de quoi tirer la bourre avec les M3 ou Audi RS4. On peut aussi trouver aux Etats Unis un modèle fabriqué dans les usines d’Elizabeth : la Chevrolet SS. A partir de 2016, les modèles Holden seront tous produits en Corée du Sud et Thailande (Chevrolet), ou en Europe (Vauxhall/Opel).

Lire aussi : Holden, la tentative d’un sauvetage belge

Articles associés

Soyez le premier à commenter cet article

Aucun commentaire

Laisser un commentaire