Helem V6 / TS07 : la belle promesse !

Publié le lundi 4 août 2014.
Mis à jour le jeudi 28 mars 2019.
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Il y a parfois des voitures qui ont fait rêver plein de gamins, ados ou jeunes adultes tout en n’ayant jamais été produites, du moins en version civile. C’est le cas de la Helem V6, qui aura connu plusieurs vies, plusieurs prototypes et plusieurs noms, faisant naître plein d’espoir chez les amateurs chauvins, sans jamais vraiment aboutir.

Tout commence avec le fameux Spider Renault Sport (lire aussi :Renault Sport Spider) en 1996. Décidé à construire sa propre voiture de course pour la catégorie GT2 au Mans, Jean-Michel Roy, associé à l’ingénieur Brian Johnson créé RJ Racing, et obtient l’autorisation de Renault pour concevoir une voiture de course sur la base du Spider, la Helem (acronyme de « Le Mans »), dotée d’un V6 à double turbo. Deux exemplaires de cette bête de course développant 550 ch sur la base du V6 de l’Alpine A610 (lire aussi : Alpine A610) seront fabriqués et engagés en compétition.

Réglement oblige, RJ Racing doit lancer la production d’au moins 50 exemplaires pour pouvoir concourir en GT2. Un prototype civile doté d’un V6 monoturbo identique à celui de la Venturi 300 Atlantique (3 litres, 281 chevaux, lire aussi : 300 Atlantique) sera présenté en 1998. Jean-Michel Roy a déjà engagé 10 millions de francs dans l’affaire, et compte créer une usine dans la région bordelaise, à Gradignan, profitant d’un tissu de sous-traitants qualifiés. Les ambitions sont loin du petit atelier de Téloché, près de la ligne droite des Hunaudières, et de ses quinze salariés. Jean-Michel Roy annonce avoir reçu 25 bons de commande.

Proposée au prix de 350 000 Francs à l’époque, la Helem V6 est particulièrement compétitive par rapport à la « grande GT » française dotée du même moteur, la Venturi 300 qui coûte plus de 500 000 francs. Elle n’offre certes pas le même luxe ni la même finition, mais propose un rapport poids/puissance bien plus intéressant…

Roy compte sur le soutien de Renault, qui avait promis un temps de commercialiser la Helem sous la marque Renault Sport. Las, cet accord ne sera jamais signé, et Roy doit trouver 10 millions supplémentaires pour continuer  (5 millions pour l’usine, et 5 autres comme fond de roulement), sans succès. De plus, Johnson et Roy s’embrouillent… RJ Racing fera faillite en 1999, Johnson repartira avec les 2 protos de course en Grande Bretagne, et Nogaro Technologies rachètera l’outillage et la marque Helem.

Nogaro construira un nouveau prototype « civil » sur la base de la Helem et du roadster F99 construit par Nogaro à une vingtaine d’exemplaires, et doté du V6 ES9 de la Peugeot 406. Mais la mort de Claude Fior, et le manque de moyens sans doute, feront capoter l’affaire… Jusqu’à ce que la société Technical Studio, basée à Boismorand, dans le Loiret, présente en 2006 la TS07, sur la base de la Helem. Celle-ci pouvait prétendre à plusieurs motorisations, du 4 cylindres 2 litres de 180 ch au V6 de plus de 400 chevaux.

Les dirigeants de Technical Studios se fixaient un objectif de 12 exemplaires, mais se limitèrent à un seul prototype, faute de moyens et de clientèle. Finalement, la marque se concentrera sur les véhicules électriques, sous la marque Little, mais ça c’est une autre histoire…

 

7 commentaires

Guillaume Nédélec

Le 29/01/2016 à 14:03

Pour aller un peu plus loin, en 1998, une Helem fut présentée au Mans, lors des préliminaires. A l’époque, un jeune ingénieur faisait partie de l’équipe. Un certain Lavallois du nom d’Eric Boullier, aujourd’hui directeur de la compétition chez McLaren.

Voici ce qu’il nous avait raconté, juste avant Le Mans, l’an dernier, sur cette première :  » Ma première participation au Mans? Ce fut en tant qu’ingénieur, en 1998, pour l’écurie Helem V6. Je faisais alors mon service militaire, et entre mes astreintes, je venais travailler à l’atelier. À la caserne, je devais me cacher pour contacter mes fournisseurs. Quelquefois, je leur ai passé des coups de fils depuis les douches ! Nous ne nous sommes pas qualifiés pour la course, mais ce fut une drôle d’aventure. « 

poum

Le 14/04/2016 à 22:44

Il est vraiment curieux qu’en france on ne parvienne pas à produire une vrai gt alors que de l’autre coté de la manche, on croirait au contraire qu’ils ne savent plus produire que ça.

Tient, petite devinette: Quel est le point commun entre une Helem, une DB7, une venturi, une XJ 220, une lotus esprit et une TVR Griffith

Paul

Le 14/04/2016 à 22:46

les phares de CX ? 😉

poum

Le 15/04/2016 à 13:12

Argh! Moi qui voulait faire le malin 😉
mais comment ce fait-il que ce rétro ai été monté sur autant de modèles, c’est quand même curieux …

Paul

Le 15/04/2016 à 13:35

monté aussi sur la Mega Monte Carlo présentée récemment sur BR… Je pense que c’est du à leur design particulièrement adapté aux GT de l’époque !

allan wagos

Le 09/04/2018 à 12:47

Décidément en France, il n’est de voiture que de la populaire , c’est tout de même incroyable….

Nous avons les gens et le potentiel pour fabriquer des GT qui n’ont rien à envier aux belle étrangères …..et bien non !! ici dans l’hexagone, c’est Dacia Logan ou Zoé !!!
Et bientôt 80 km/h comme de bien entendu……

La carriole et le bourricot vont redevenir le moyen de transport !! 🙁

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Le 15/04/2018 à 18:44

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