Henney Kilowatt : une Dauphine ricaine et électrique !

Samedi 18 octobre 2014
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En voyant l’image au dessus du titre, vous vous êtes tous dit : « chouette, il va parler de la Renault Dauphine » ! Perdu ! Pour ce 500ème de Boîtier Rouge, il me fallait quelque chose de plus spécial, de plus rare aussi, de plus surprenant. Il me fallait quelque chose qui fasse le lien entre ancien et moderne, passé et avenir. Et enfin, il me fallait quelque chose qui prouve que tout est parfois une question de timing.

Il ne s’agit donc pas tout à fait d’une Renault Dauphine, mais d’une Henney Kilowatt ! Bon j’éxagère un peu, puisque la base est bien celle de la Dauphine, mais pour le reste, tout diffère. Vous pensiez voir une française : c’est une américaine. Vous pensiez voir une voiture thermique : c’est une électrique (d’où son nom). La Henney Kilowatt n’est pas banale, et son histoire non plus !

La Dauphine, dans sa version USA et thermique

Cette Dauphine électrique est bel et bien un projet 100 % américain, mené conjointement par les sociétés National Union Electric Company et Eureka Williams Company (qui fusionnèrent en 1960 et seront rachetées ensuite par Electrolux), spécialisées dans la réalisation de batterie. On comprend bien l’enjeu que pouvait représenter la réalisation d’une voiture électrique viable (mais 50 ans en avance) ! Pour ce projet, c’est la société Henney, productrice de véhicules « spéciaux » comme des corbillards, des limousines, des ambulances sur base Packard qui sera choisi pour la fabrication.

La Kilowatt, version électrique de la Dauphine sous la marque Henney

Rien de français dans tout cela donc ! Sauf que pour réaliser cette voiture, ce sera la Dauphine qui sera choisie : Renault qui avait vu trop grand dans sa conquête des States (poussé par le gouvernement français il est vrai) sera bien heureux de se débarrasser de quelques exemplaires encombrants. On parle d’une centaine de Dauphines rachetées par Henney pour mener à bien son projet de voiture électrique.

C’est en 1959 que la Henney Kilowatt sera présentée en deux versions : la version A, destinée à une usage urbain (avec 12 batteries pour un total de 72V), avec une autonomie de 80 km et une vitesse de pointe de 80 km/h ; la version B, destinée à de plus longues distances (14 batteries pour un totale de 84V), avec une autonomie plus grande (100 km environ). L’autre différence résidait dans le mode et le temps de rechargement des batteries.

Tout ce matos électrique prenait place aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, si bien que la Kilowatt ne disposait d’aucun coffre à bagage ! Pratique. En revanche, le poids restait contenu, entre 950 et 1100 kg selon les versions. Les voitures coûtaient entre 4 et 6 000 dollars, mais le coût réel de fabrication fut tel que l’aventure tourna court en 1961, après seulement 47 exemplaires fabriqués. D’ailleurs, seuls 24 exemplaires furent vendus en 1959, et 8 en 1960, et peu çà des particuliers. Le reste des Dauphine en stock fut revendu à un concessionnaire de Floride.

Aujourd’hui, on ne connaît que deux exemplaires encore roulant, et seuls une dizaine d’exemplaires dans des états divers subsisteraient ça et là aux Etats-Unis. Autant dire qu’il vous faudra vous armer de patience (et avoir un portefeuille bien garni)si vous voulez vous offrir cet engin étonnant. Mais quand on aime on ne compte pas hein ?

En savoir plus : http://www.dauphinomaniac.org/Speciales/HENNEY/Henney_Kilowatt.htm

 

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1 commentaire

Thaddeus Lalley

Le 07/12/2017 à 14:40

I think you have remarked some very interesting points , appreciate it for the post.

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