Honda Civic 3G : tout pour plaire !

Lundi 25 janvier 2016
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Dans les années 80, rouler en japonaise n’était pas un choix anodin. L’industrie automobile occidentale, et particulièrement européenne, avait peur de ces nouveaux concurrents capables de venir marcher sur les plates-bandes des constructeurs les plus anciens, les plus reconnus, et les plus puissants. La peur, réelle ou fantasmée, d’une invasion économique conduit la plupart des gouvernements, sous la pression de constructeurs soudain moins adeptes du libre-échange, optent pour des lois contraignant les constructeurs japonais à des quotas d’importation.

Civic 02

Limités en volumes, les japonais durent ainsi faire des choix dans leur gamme, et contrairement aux idées reçus, ne s’adressaient pas, du moins en Europe, à une clientèle désargentée, bien au contraire. Rouler en japonaise, dans les années 80, c’est jouer la carte de l’exclusivité (forcément, avec les quotas, la diffusion était bien plus limitée), mais aussi déjà de la fiabilité, et évidemment, de l’originalité. Voilà pourquoi les japonaises touchaient plutôt une certaine élite éclairée.

Civic 01

Honda s’était déjà fait connaître mondialement avec une tripotée de produits depuis les années 60, de la sportive S800 à la petite berline Civic, qui en était à sa deuxième génération (parue en 1979). Mais en ce début des années 80, Honda décide de faire table rase du passé, et d’offrir une toute nouvelle Civic à peine 4 ans après le lancement de la précédente, fait rarissime à une époque où la durée de vie d’un modèle était bien plus longue qu’aujourd’hui. En lançant en 1983 la Civic 3G (de troisième génération, ou Mk3, au choix), Honda créé une petite révolution, et offre une proposition moderne et séduisante à l’Europe.

La Sedan sera très peu diffusée en Europe !
La Sedan sera très peu diffusée en Europe !

Il ne faut pas prendre les japonais pour des billes ! A cette époque, le marketing, ils connaissaient déjà. Avec la Civic 3G, ce n’est pas juste une petite voiture qu’ils proposent, mais toute une gamme basée sur la même plate-forme : la Hatchback (3 portes donc, la plus connue chez nous), la Sedan (4 portes, très peu diffusée en Europe), la Shuttle (sorte de petit monospace à 5 portes), et la CRX (coupé 2 portes). Qui pouvait se targuer d’une telle offre à l’époque ?

La Shuttle peut être un choix amusant !
La Shuttle peut être un choix amusant !

En France, ce sont les Hatchback et CRX qui se tailleront la part du lion. La Civic 3G devient une petite voiture à la mode, devançant le style « mini-break de chasse » de la Volvo 480 de quelques années (lire aussi : Volvo 480), tandis que le CRX (dont je reparlerai plus tard) repositionne à nouveau Honda sur le créneau de la sportivité à l’heure où Honda intégrait le clan des motoristes de Formule 1. Le Shuttle lui, innovait. Sa ligne ingrate devançait de quelques années le concept de monospace compact. Certes, il n’en avait pas la modularité, mais certains prémices (grand volume de coffre, ligne etc).

Civic 11 Shuttle

La version Sedan ne sera jamais beaucoup diffusée en Europe : d’une part parce que ce type de carrosserie était de moins en moins en vogue par rapport aux 5 portes, et d’autres part parce que Honda était à la manœuvre en Grande Bretagne, étroitement lié à Rover depuis la toute fin des années 70. La précédente génération de Civic 4 portes avait déjà donné naissance à la Triumph Acclaim, et la nouvelle s’apprêtait à engendrer la Rover 200… Priorité donc aux modèles anglais, non limités par des quotas, voilà pourquoi la Sedan ne sera jamais promue sur nos marchés.

Civic 04 Sedan

Le modèle qui marquera le plus les petits français de l’époque (dont je faisais partie), sera la Hatchback. C’est elle qui permettait de se démarquer, grâce à son look étonnant et moderne ! Franchement, c’était la classe… pour ceux qui savaient reconnaître ses qualités ! Avec la Civic, on entrait dans un autre monde pour cette catégorie de véhicule : agrément de conduite, excellent châssis, qualité de fabrication et surtout, fiabilité sans commune mesure. Côté moteur, l’offre se limite à deux moteurs en plusieurs puissances : un 1,3 litre d’entrée de gamme (71 chevaux), et un 1,5 litre de 85 ch ou 100 chevaux avec l’injection. Le CRX recevait lui une version encore plus puissante, avec 125 ch, que la Civic Hatchback n’aura jamais en Europe. Cependant, au Japon, la Civic Si y aura droit (en hatchback comme en Sedan).

Civic 05

Cela dit, avec 100 ch sous le capot, la Civic GT européenne valait déjà le détour (une 205 GTI, c’était 105 ch à ‘époque, ne l’oublions pas), même s’il ne s’agissait pas vraiment d’une sportive à proprement parlé. Comme beaucoup de japonaises, elle offrait la possibilité d’une boîte automatique à 3 rapports, en plus des boîtes manuelles 4 puis 5 vitesses : une offre là encore rare à ce niveau de gamme. Elle ne sera proposée elle aussi que 4 ans, mais son remplacement en 1987 par une 4G ressemble plus à un restylage qu’à un véritbale nouveau modèle !

Civic 06

Quotas obligent, la diffusion restera faible (du moins par rapport à ses concurrents européens). Pourtant, il ne sera pas forcément difficile d’en trouver une aujourd’hui, et parfois en très bon état. Cela est du à leur extrême robustesse, mais résultat, on en trouve aussi beaucoup d’exemplaires négligés, justement à cause de cette qualité première. Sans compter le tuning qui frappera sans vergogne la petite japonaise. Mais franchement, la Honda Civic 3G a toutes les qualités pour un excellent daily driver !

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25 commentaires

Greg

Le 25/01/2016 à 11:13

Ah, yes, la Civic, j’adore!
Pour une auto limitée par les quotas, elle s’est plutôt pas mal vendue à l’époque!
Si j’étais mauvaise langue -mais je ne le suis pas, j’aime Honda!- je dirais que même libérées des quotas depuis belle lurette, les Civic atuelles ne se vendent pas plus!
Bon, la 8G a été un beau succès.
Revenons à cette Civic 3G.
Honnêtement, « l’excellent châssis » n’était pas si terrible, c’était même LE point faible de cette auto: train avant à barres de torsion manquant de débattement, essieu arrière rigide certes guidé correctement (barre Panhard) mais horriblement mal amorti.
Une Peugeot 205 de la même année possède vraiment un excellent châssis, elle!
Du coup, la 4G n’est pas qu’un simple restylage avec ses lignes adoucies, c’est une vraie rupture technique avec un train avant à triangles superposés et un train arrière multibras!
Solution qui sera conservée jusqu’à la 7G, la 8G adoptant en essieu de torsion bien plus compact (volume de coffre record) sans que l’efficacité routière en pâtisse réellement.
Bon, les vieilles Civic, qu’est-ce qu’il en reste?
Les 2G, on en voit encore, dans un état de conservation très étonnant, à croire que le temps n’a pas de prise sur elles?
Les 3G ont moins bien vieilli malheureusement, la rouille semble les affectionner particulièrement.
La Shuttle est pleine de qualités, pratique, logeable, économe, il aura fallu attendre 2001 pour que Honda lui donne une descendance avec la Jazz.
Aujourd’hui, une auto très originale pour rouler décalé.
La 3 portes: un must.
Neuves, c’était l’auto de prédilection de ces dames des beaux quartiers.
Petite, pratique, pétillante et tellement plus moderne que la Mini de Marie-Chantâââl.
Aujourd’hui, la même clientèle roule en… Mini ou en Fiat 500, et Honda n’a plus rien à offrir dans le créneau.
Le CRX: coup de cœur assuré, j’ai laissé passer il y a 3 ans une AF53 à tout petit petit prix 🙁
Bref, grosse cote d’amour pour ces Civic et dans un large cercle d’amateurs!

Nicolas

Le 23/08/2016 à 14:36

Bonjour. Ah non non. Jamais une Civic de quelque génération que ce soit a eu une une suspension arrière rigide avec une barre de Dion ! Dès sa sortie en 1972 c’était 4 roues indépendantes en mcPherson avec une barre antirouli à l’avant. La 4e ou plutôt la 5e generation a inauguré la double triangulation et la je peux vous dire que les potes en 205 ou Golf (j’appartiens à cette génération) pouvaient se brosser jusqu’à l’os pour le comportement routier malgré leurs excellentes qualités de châssis. Arrivés aux rond points ils se déchaussaient les dents s’ils essayaient de suivre.
Celle qui a été décevante au niveau amortissement et travail sur le châssis, pourtant avec un très bon potentiel, c’est la 2e génération. Ses ressorts étaient sous dimensionnés.
J’ai eu plusieurs Civic dont 3 premières générations.
C’est la Honda s800 (1967-1968) qui a un De Dion ! Je suis en train d’en restaurer une d’ailleurs.
Cordialement,
Nicolas

rubinho

Le 25/01/2016 à 11:28

Ah la Civic (surtout en 3G et 4G), et comme le dit Greg, la petite voiture à la mode dans le 16e et Neuilly, comme l’avaient été avant la mini (la vieille), puis après la Polo 3, la new beetle, la mini (la nouvelle), la 500…
Elle aura permis a Honda de réellement percer en France sur un créneau plus généraliste et de se faire une image un peu plus « in » car quand on voit la gamme actuelle, ca fait pas rêver , même si ces autos sont pleines de qualités…

J2M

Le 25/01/2016 à 17:02

Trois réflexions en passant :
Un ami agent Renault m’avoua un jour qu’un de ses bons confrères avait pris un panonceau Honda. Coincé par les quotas, il aurait pu tripler son chiffre de vente. Mais le pire (ou les meilleur !), c’est que l’atelier d’après-vente ne tournait que pour les révisions. Il lui fallut donc ajouter un autre panonceau, sous marque européenne, pour donner du mail à ses mécanos.
Ce qui redressa immédiatement la situation de l’atelier.
Il y a une Civic hatchback dans ma rue depuis avril 88. Immatriculée xxxx JE 33, toujours vaillante, bien qu’un peu rouillée et cabossée. Ma Supercinq GTX, achetée et immatriculée en même temps ne m’a valu que des déboires. Refondue comme il se doit, elle a du faire un grille-pain ou des fers à béton très convenables.
Ce matin en prenant le train, je feuillette le spécial fiabilité de l’autoimmobile. La fiablissime Avensis est encore déclassée pour ses « plastiques dur dans la partie basse de la planche de bord ». J’ai reposé le spécial fiabilité sur le présentoir.

rubinho

Le 25/01/2016 à 17:39

c est bien connu, c est pas fiable le plastique dur, par contre, le porte-gobelet ca c’est un signe de longévité 🙂

Whealer

Le 25/01/2016 à 22:21

C’est donc ça le secret du plastique mousseux. Quand je pense qu’avec ça, on arrive même à réduire les émissions de co2…
Sinon, ces Civic MP3 font preuve d’une fiabilité redoutable, même concernant les équipements électriques. Reste un freinage très moyen et des ailes AR qui apprécient la rouille (elle n’était pas la seule…).

Fred Eric

Le 31/01/2016 à 07:30

Et oui. Il n’y a aucune sincérité concernant les voitures japonaises, dans la presse spécialisée. On s’arrange toujours pour leur trouver des défauts insignifiants comme ce faux problème de plastiques durs.

De même, lors qu’est publié une enquête sur la fiabilité, on n’affiche que les résultats des modèles les plus vendus ! Cela permet de laisser un peu de place aux européennes, les pauvres, et de ne pas lister que des Honda, Mazda ou Toyota…

Je vous invite sur ce point, à consulter le numéro de Que Choisir qui vient de paraitre 😉

Guilhem

Le 25/01/2016 à 18:04

La version tricorps est plus connue chez nous sous le nom Rover 213

Guilhem

Le 25/01/2016 à 18:05

Ou Rover 216, selon le moteur. Il me semble que le code interne à Rover fut SD3

Patrick

Le 25/01/2016 à 19:46

Ah, la génération cubique de Civic, je l’adorait quand j’étais petit, je continue d’apprécier son design tranchant, abrupt et radical aujourd’hui.

Par contre juste un chose, il y a une tournure alambiquée et incorrecte à la fin du 1er paragraphe.
« La peur, réelle ou fantasmée, d’une invasion économique conduit la plupart des gouvernements, sous la pression de constructeurs soudain moins adeptes du libre-échange, optent pour des lois contraignant les constructeurs japonais à des quotas d’importation. »

Optent ne va pas.

1) La peur, réelle ou fantasmée, d’une invasion économique conduit la plupart des gouvernements, sous la pression de constructeurs soudain moins adeptes du libre-échange, à opter pour des lois contraignant les constructeurs japonais à des quotas d’importation.

ou bien,

2) Par peur réelle ou fantasmée d’une invasion économique, la plupart des gouvernements, sous la pression de constructeurs soudain moins adeptes du libre-échange, optent pour des lois contraignant les constructeurs japonais à des quotas d’importation.

😉

Paul

Le 25/01/2016 à 19:54

c’était l’option 1 qui était dans ma tête, et qui y est restée telle quelle… résultat, j’ai pas vu l’incohérence ahahah… Merci, je corrigerai ce soir !

Emmanuel

Le 25/01/2016 à 21:50

Aaahhh, la Civic. J’adorais vraiment cette petite voiture que je trouvais tellement plus originale et moderne que les 205 et supercinc contemporaines. On en voit encore qulques unes dnas la rues qui semblent tourner parfaitement.
Heureux propriétaire d’une Civic 8G (voiture formidable au quotidien) qui n’a plus grand chose à voir par ses dimensions avec la génération présentée ici, ma préférée des Civic « encore petites » reste la 5G étonamment dans le coup esthetiquement aujourd’hui encore!

Patrick Coyote Auto

Le 26/01/2016 à 09:06

Ah Honda! J’ai été chef d’atelier d’une concession exclusive et je confirme la légende: rien à faire à part des vidanges! J’ai encore en mémoire ces clients qui appellent pour la révision des 730000 ou des 850000 kms sur des Accord ou des Shutlle.
Des autos d’édonistes pour une clientèle fidèle. On n’achète pas une Honda par hasard ou par comparaison avec la concurrence; c’est un choix non négociable.
Certainement le constructeur généraliste le moins Dieselisé ( la gamme en propose, la clientèle n’en veut pas), ce qui a motivé mon choix pour cette marque.
Certes, les quelques Diesel en circulation donnent du grain à moudre aux ateliers, et heureusement! Fidèles à la tradition, leur niveau de fiabilité se situe entre « mauvais » et « dramatique ».
Toutefois, cela n’a pas suffit et j’ai quitté la marque après trois mois, 60H par semaine à attendre une dépanneuse qui n’arrivera jamais, c’est long…
J’ai toutefois gardé un souvenir ému de cette époque dans ce garage francilien mythique. Et ai roulé les années suivantes en Rover Accord ( pardon, une 600 ) puis en Honda 200, euh non, Concerto…. non non, Civic 5 portes. 😉
Les deux roulent aujourd’hui encore, la première au Bénin, la seconde dans le 78 ( 415000 kms aux dernières nouvelles ).

Fred Eric

Le 31/01/2016 à 07:40

Fiabilité dramatique ? Les diesels japonais ? Vous pourriez nous en dire un peu plus là-dessus et nous donner des exemples ?

Pour ma part, j’ai une Accord 2.2l i-ctdi de 180000 km et n’ai connu absolument aucun souci.

Juste suis-je contraint de passer un produit anti-humidité sur le potentiomètre d’accélérateur, disons tous les 10000 km, pour être certain de ne pas envoyer de signal erroné au calculateur.

A part ça, rien. Aucun ennui de volant moteur, de turbo, ni même de vanne EGR.

Je n’ai changé sur cette voiture en tout et pour tout que les balais d’essuie-glaces, les pneus et la batterie (sous garantie).

Même les plaquettes de freins sont d’origine. Et toutes les ampoules !!

wolfgang

Le 26/01/2016 à 10:17

Mouais enfin d’après mes souvenirs des années 80, les gens, et j’en faisais partie, trouvaient les nipponneries plutôt moches. On était plutôt adeptes les 205, Golf, Mercedes 190 et BM 3, sans oublier la super5.
Disons que le style ne convaincait pas et que les qualités de fiabilité étaient encore inconnues. Et puis les pièces sont généralement pas données sur les japonaises.
Ceci dit j’ai eu une VFR à pignons qui ne m’a donné que du bonheur à part un régulateur hors de prix grillé. Et depuis j’achète Honda en tondeuse, débrousailleuse, etc… et ça marche impec. Et si j’avais un peu d’agent je me paierais bien un CRV car même si je ne suis pas fana de son look, c’est une bagnole super bien pensée.

Emmanuel

Le 26/01/2016 à 11:58

Patrick: ma Civic 8Gest une 2.2 ICTDI et elle tourne parfaitement. Non seulement elle est fiable mais c’est un diesel remarquable de discrétion et de souplesse. Tous les diesels ne sont pas forécément des sources d’ennuis.
D’ailleurs en France, elle s’est beaucoup vendue en diesel. Le seul problème était qu’elle ne proposait qu’un niveau de puissance de 140ch.

J2M

Le 26/01/2016 à 13:05

@Patrick Coyote Auto,
Je confirme en tout point. Avec quatre japonaises à la maison (deux voitures et deux motos), toutes « kilométrées », j’ai découvert la liberté du samedi matin : celle de ne plus aller prendre le café chez mon mécano !

Je demeure persuadé que les quotas furent mis en place en toute conscience du risque couru par la production auto européenne. Souvenons-nous que l’industrie de la Hi-Fi, de la photo et de la moto venaient de se prendre une claque sans précédent.

Il n’y a que dans ce dernier secteur, la moto, que les européens relèvent la tête depuis quelques années. Mais quand je vois le coût d’entretien d’une Béhème ou d’une Ducati, je me dis que les vieux démons ne sont pas loin…

poum

Le 26/01/2016 à 18:55

Depuis quelques mois je roule en ah53 GT et c’est un régal.

le châssis est certe moins joueur que celui d’une 205 mais il est aussi moins piegeux est très équilibré et au final on s’ amuse bien sans avoir besoin de compétences en pilotage.

bon, il faut reconnaître que le 1500i ne s’exprime réellement qu’au delà de 4000 tours (au passage, l’injection pgm-f1 est théoriquement dérivée des moteurs f1 de l’époque … bon, ce n’est peut être que du marketing)

cette civic, c’est aussi plein de petits détails: le volant réglable, le vrai repose pied à gauche, la banquette arrière coulissante (9 ans avant la twingo), tout plein d’indications en toutes lettres et en français (même le bloc compteur est en vf siouplé), les manivelles de leve-vitres en vrai métal chromé avec mollette escamotable pour éviter de se niquer les genous, etc …

Elle a aussi remporté le « car design award » en 1984.

Il y a eu aussi une version développée par Mugen qui collait des raclees à plus grosse qu’elle dans le supertourisme local.

Son plus gros défaut finalement c’est la corrosion (pour le coup les japonais n’ont pas trop assuré)

Mais bon, ça reste une bonne youngtimer originale, fiable, plutôt économique, et sympa à conduire, même avec le 1300.

Paul

Le 26/01/2016 à 18:58

Ah merci à tous pour tous ces commentaires non seulement bien écrits, mais réalistes sur cette voiture attachante, pétrie de qualité, mais aussi… sujette à la rouille (tout le monde semble d’accord sur ce point) !

Olivier Berthiaud

Le 30/01/2016 à 14:30

Excellent article ! La Civic 3G est en quelque sorte la première compacte premium (avec la Lancia Delta), son style (on aime ou pas !) était très original. La 4G a, selon moi, sublimée le concept, en offrant une ligne à la fois plus douce et tout aussi typée. Cerise sur le sushi, elle offrait deux version de pointe extraordinaires de tempérament. Dommage que le constructeur japonais n’ait pas continué dans cette voie, la 6G (au look banalisé) fut le dernier rejeton du genre ! Depuis, l’Audi A3 a pris la relève, une auto compact et bien motorisée, avec une ligne valorisante et une finition haut de gamme ! Car la fiabilité ne fait pas tout, lorsque je compare ma Prelude 3G à ma Civic 8G, force est de constater que Honda a fait beaucoup d’économie sur ce point ! Et cela, ça compte aussi !

Jean

Le 15/05/2016 à 18:50

Bonjour
Cette Civic a été ma première Honda, je l’ai eu en version 1300 12 soupapes ! Ce qui pour l’époque était unique.
J’étais étudiant en 1992 et un soir mon Père me téléphone en me disant je t’ai trouvé une voiture c’est une Civic elle a 125000 km ! J’ai pensé : il est fou ! J’avais une Austin Metro qui avait 80000 km et qui était en train de mourir… Alors 125000 pour moi c’était de la science fiction.
Cette voiture je l’ai menée jusqu’à 225000 km ans la ménager et encore c’est un accident qui l’a achevée.
Elle démarrait au quart de tour en toute saison elle ne bouffait pas d’huile ni de liquide de refroidissement
J’ai surpris plusieurs amis quand il voyait le kilométrage !!!!
Pour moi ma première vraie voiture et ma première de mes 8 honda
Même si aujourd’hui j’ai une BMW Honda est pour moi le meilleur des motoristes
Ma moitié sauve mon honneur en roulant en crv ( essence bien sur).

Merci pour ce blog

Jean

Ja

Le 19/08/2016 à 13:18

Les mots justes !

Même si comme dit plus haut, le châssis était largement perfectible, la civic reste une auto attachante, fiable, et facile à vivre. D’ailleurs, je crois que je vais y retourner 😉
Merci pour cet article, j’attends toujours le papier sur la saga CRX, mais vu le temps que ça représente je prends mon mal en patience !

christophe salvaing

Le 23/08/2016 à 13:45

J ai eu ! 1.5 GL.
Fiabilité hallucinante. A part des pneux et vidanges rien change. Ni ampoules, ni plaquettes (!), ni embrayage, ni rien. Dingue.
Par contre 0 coffre mais la ligne branchouille de cette citadine le valait bien…

Vincent

Le 17/03/2017 à 20:36

Pour la fiabilité bof bof des diesels Honda cité plus haut ,ce commentaire trouve peut-être sa justification dans certains des moteurs: Honda a notamment doté ses modèles du 1.7ctdi qui était un moulin…Isuzu.
Un bloc moteur plus reconnu pour sa fiabilité catastrophique sur…les Opel Astra de la même époque (début des années 2000)
De même je suppose que la Civic 5portes et la Concerto eurent droit au 1.9td PSA comme ses cousines Rover, bien que globalement très fiables.

Fronk H

Le 22/12/2017 à 18:07

Petite précision de fin d’article : si selon l’auteur, la civic 4G « ressemble plus à un restylage qu’à un nouveau modèle » c’est pourtant une toute nouvelle plateforme à 4 roues indépendantes et double triangulation qui viennent remplacer les barres de torsion de la 3G et la barre Panhard…. Et ce, jusqu’en 2001 ! Donc attention à cette nuance.

Du reste, un chouette article !

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