Il faut sauver le soldat Opel

Publié le jeudi 8 mai 2014.
Mis à jour le mercredi 20 février 2019.
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Quelques jours de repos au bord de la mer, et les communiqués de presse s’accumulent dans ma boîte mail. Certains relèvent de l’anecdotique comme les nouvelles nominations au sein de la direction de Citroën, mais d’autres éveillent mon attention. C’est le cas de celui d’Opel qui nous annonce produire bientôt des Holden pour l’Australie et la nouvelle Zélande, et des Buick pour les Etats-Unis.

On vous l’annonçait début mars, Holden, la marque australienne du groupe américain GM, renonçait à produire localement des modèles spécifiques au marché australien, et s’apprêtait à fermer ses usines en 2016 (lire aussi : La fin des usines Holden). L’annonce d’Opel confirme la nouvelle organisation industrielle de GM destinée à améliorer la rentabilité du groupe, et à sauver sa filiale européenne Opel après le mariage avorté avec PSA.

Opel, en difficulté depuis quelques années, se doit de rentabiliser son outil industriel (surdimensionné), et grâce à la production pour d’autres marques du groupe ses lignes de production pourront tourner à plein régime. Opel produira pour Holden des Astra OPC, des Cascada et des Insignia OPC. La présence de cette dernière sur la liste confirme bien l’arrêt des berlines australienne Commodore et Caprice.

Si l’on peut comprendre la logique industrielle et financière de cette nouvelle organisation, on ne peut pas se réjouir, quand on aime l’automobile, de voir disparaître des modèles spécifiques et orignaux, au profit d’une uniformisation généralisée. Désormais, Holden ne sera plus, comme Vauxhall en Grande Bretagne, qu’un blason.

[EDIT] Depuis, le groupe PSA a racheté Opel et Vauxhall, tandis que Holden, resté au sein du groupe GM, ne fait plus qu’importer des véhicules du groupe (et des Opel) pour les rebadger. Lire aussi : PSA rachète Opel

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