Infiniti Q50s: la belle rencontre !

Mardi 19 mai 2015
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Les gars de chez Infitini doivent se dire que je me fous de leurs gueules, à essayer leur bagnole sans jamais en faire paraître un article. En fait, avec la Q50, j’ai joué de malchance : les premières photos réalisées en février étaient totalement ratées (prises dans un parking, ce qui devait être une bonne idée ne l’était pas puisqu’on ne voyait pas la voiture). Il a donc fallu refaire une séance photo rapide pas loin du siège de Nissan en avril (les photos que vous découvrez aujourd’hui), mais entre temps, impossible de me les transférer par internet : une vraie malédiction. Ce n’est qu’aujourd’hui, revenant à Paris, que j’ai enfin de quoi illustrer cet article.

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Pourtant, depuis février où j’ai pu profiter de l’Infiniti Q50s (hybride et propulsion, mais une version 4×4 existe) pendant une semaine complète, je ne cesse de dire à Gilles, qui s’occupe des relations-presse chez le constructeur japonais, combien j’ai aimé la voiture. Mais patience est mère de toutes les vertus. Je peux enfin vous parler d’une vraie découverte.

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Mais l’attente était salutaire : elle m’a permis de mieux comprendre pourquoi j’avais apprécié la Q50. C’est arrivé ce matin, dans le train, comme une fulgurance: avec une marque comme Infiniti, relativement nouvelle (elle existe depuis 1989 seulement, lire aussi : Infiniti passe la seconde), et récente sur les marchés européens, je ne risque pas d’être déçu, faute de moyens de comparaison. Tandis que les marques premiums comme Audi, BMW ou Mercedes me ramènent toujours à une certaine nostalgie d’une époque révolue, Infiniti me propose de découvrir une voiture sans a priori. Ce qui peut être un défaut (le manque de référence et d’histoire) devient une qualité avec la Q50.

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Débarrassé du carcan de la tradition, marque outsider sur un marché premium difficile et dominé par le trio allemand, Infiniti pouvait donc, avec son modèle d’entrée de gamme (en attendant la Q30) se permettre d’innover stylistiquement. Car mes bien chers frères, en vérité je vous le dis, j’ai trouvé la Q50 belle. Il m’a fallu un certain temps pour l’apprécier, comme si les photos (malédictions je vous dis) ne voulaient pas lui rendre justice. Mais à l’heure de rendre les clés, après une semaine de pratique, j’étais bien désolé.

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Lancée en 2013, la Q50 s’est vite dotée d’une version de pointe, reconnaissable à son petit S bleu à côté du logo : sous le capot, un V6 3,5 litres hybrides proposant 364 ch cumulés. Et je vous promets qu’à conduire, c’est un vrai bonheur, surtout en propulsion comme l’était mon modèle d’essai. Parfait compromis entre puissance et confort, j’ai pu me faire plaisir sur près de 2000 km (rien que ça), sans fatigue ni monotonie. J’avais bien entendu désactivé toutes les assistances qui m’endorment (la voiture maintenue pile entre les deux lignes blanches, couplée au régulateur, et à l’assistance au freinage, on pourrait presque prendre le thé sur l’autoroute), et je m’étais précipité sur les routes départementales bien plus amusantes pour un tel engin.

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Etrangement, et dans un autre genre, j’ai eu l’impression de conduire autre chose, comme si ma Saab avait fait un bon en avant de 15 ans (mais en consevant un petit 7,5 litres de moyenne). La comparaison avec Saab m’a d’ailleurs sauté aux yeux : positionnement décalé, style personnel, puissance, confort. Peut-être est-ce aussi pour cela que ce modèle m’a plu. Et puis j’aime toujours voir le regard des néophytes, voyant bien qu’il s’agit là d’un modèle haut de gamme et sportif, tout en se demandant ce que ça peut bien être. J’ai parfois ce sentiment avec ma vieille 9-5, mais c’était encore plus flagrant avec la Q50.

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De façon amusante, j’ai pris en main cette Q50 comme une vieille amie, tout comme j’ai sympathisé rapidement avec l’équipe de com’ que je ne finis pas de recroiser par hasard et toujours avec plaisir ! Parfois tout est lié : si cette bagnole ne plaira pas à tout le monde, elle m’a compris, tout comme l’équipe d’Infiniti a compris ce que je faisais, sans me demander autre chose que d’apprécier, sans attendre de moi plus que mes ressentis. Alors la Q50 ? Sans doute pas parfaite, mais pour moi le compromis idéal. Acheter une auto plutôt qu’une autre tient parfois à des petites choses !

PS: la Q50s, en plus d’être hybride, dispose d’une direction commandée électriquement. On peut régler comme l’on veut le type de direction que l’on veut, et c’est une vraie révolution.

Photos: Thomas de Saulieu

 

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5 commentaires

flo

Le 19/05/2015 à 19:47

Paul, ce n’est pas une déclaration d’amour, mais tes mots décrivent exactement mon ressenti à travers cette Q50s. J’ai réussi à faire du 6 l aux 100km avec ce bolide bien sympathique. Tout simplement magique cette caisse !

Laurent

Le 21/05/2015 à 17:30

Bonjour, suite à mon commentaire sur Facebook, je vais relater ma mésaventure avec mon Infiniti M35h. C’est une voiture financée par un location longue durée que j’utilise professionnellement. Je rejoins tes commentaires sur la Q50 avec ma M35h (maintenant Q70) au gabarit supérieur, plus nord-américain même si elle est de taille comparable à un A6 ou une Classe E. Performances, confort, tenue de route, agrément, équipement et pour une voiture de 1,9t et 364ch, une consommation mixte qui tourne entre 8l/100km et 9l/100km pour un usage ville 20%/route et périurbain 40%/autoroute 40% en respectant les limitations de vitesse. Le 8l c’est l’été et le 9l c’est l’hiver. En effet, les batteries ont moins d’efficacité énergétique par temps froid. Pourtant je suis déçu par cette voiture non pas à cause de ses prestations mais de problèmes de qualité de finition devenus inacceptables sur une voiture haut de gamme tarifée près de 60000 EUR au catalogue. En 2 ans et 32000km, 6 passages au garage pour des conneries soit tous les 4 mois en moyenne : fortes odeurs de brûlé peu après la livraison c’est le blackson qui crame sous l’effet de la chaleur de la ligne d’échappement ; essuie-glace automatique qui déconnent ; défaut de peinture ; fonctionnalité radio/téléchargement de musique inopérante ; bruit de poulie qui semble tourner dans le vide à l’arrêt du moteur ; panne du phare gauche. Ces petits défauts peuvent paraître anodins (je les tolère avec bienveillance sur ma voiture de collection) mais sur une caisse neuve au prix de 60000 EUR, c’est inacceptable. Mais le pire c’est le service. Nous sommes loin de ce qu’Infiniti met en avant dans ses brochures et sur son site Internet. J’habite Lyon. Le SAV est assuré par la concession Nissan locale. Enfin SAV, je devrais dire le non-service. Pour le dernier problème en date, la panne de phare, il a fallu 4 jours ouvrés pour qu’il soit résolu en immobilisant le véhicule presque 48h pour au final simplement remplacer l’ampoule au xénon dans une référence autre qu’Infiniti parce que l’ampoule Infiniti n’était pas encore livrée et que je devais impérativement faire un déplacement en Italie. Lors de la révision du véhicule en octobre dernier, j’ai récupéré la voiture avec un coup au niveau de l’aile AR. Cela a été réparé au frais du concessionnaire mais cela fout les boules. Au final, j’aime la marque Infiniti et ses produits mais je suis vraiment déçu. Apparemment je ferais partie d’une minorité d’insatisfaits. Mais j’ai quand même envoyé un courrier de réclamation en recommandé auprès de leur centre qualité à Londres. Wait and see mais pour moi Infiniti c’est presque fini. J’envisage une Lexus IS ou BMW Série 3 ou Mercedes Classe C Hybride pour remplacer ma M (tiens M comme merde … c’est osé mais j’ose) mais pas du tout la Q50 que j’ai pourtant essayée et qui est vraiment super en terme de prestations comme sa grande soeur. Mais vendre du haut de gamme en négligeant la qualité et le service, cela me fait penser à nos chers constructeurs français qui se sont souvent plantés en la matière en rectifiant le tir mais trop tard (R25, XM, 605). Je souhaite quand même bonne chance à la marque DS. Pour revenir à Infiniti, bâtissez un réseau sérieux, renforcer les contrôles qualité de vos caisses et peut être je considèrerai à nouveau la marque. Le hic est que le prix de conquête d’un client est plus élevé que le prix de fidélisation d’un client. Client depuis 1998 chez BMW, j’en suis parti partiellement pour Infiniti mais je risque d’y retourner et d’y rester peut être pour toujours.

Paul

Le 21/05/2015 à 17:53

Oui je peux comprendre qu’à ce prix là on soit un peu plus exigeant. J’avoue que sur la Q50s, j’ai été surpris de la bonne qualité perçue, mais difficile de juger la tenue dans le temps quand on ne l’a qu’une semaine (ce qui est déjà long pour un prêt). Cela dit il semble que le réseau sera amené à s’étoffer en France, notamment pour accompagner le lancement de la Q30 à plus fort volume. Enfin, le Q70 vient d’être restylé. Je ne l’ai pas encore testé, mais j’imagine qu’ils en ont profité pour résoudre certains problèmes du genre de ceux que tu évoques. A suivre donc 😉

Beleos21

Le 26/06/2016 à 16:49

Lamentable, ainsi est le qualificatif applicable au SAV d’Infiniti. Voilà 4 semaines que je me suis rendu à la concession de Strasbourg pour un régulateur de vitesse qui ne régule pas en descente, pour des plastiques qui se gondole et pour d’autres petits bruits ou dysfonctionnement qui détonne pour une marque haut de gamme de Nissan.
Le commercial prend des engagements qui ne sont pas suivis.
Comment cette marque veut elle rivaliser avec les vrais leaders du marché européen avec des véhicules mal conçus et mal fabriqué.
Infinifi ne percera pas en France, ni en Europe sans un SAV propre. Se reposer sur les concessions Nissan ne suffit pas.
Je vais devoir supporter cette …. caisse pendant 4 ans.

Les mensonges commencent dés la fiche technique fournie au journaliste. Le coffre de 500 litres n’en fait que 450 (Mesure effectuée avec un water bag), le 100 km/h départ arrêté est atteint avec une 2.2 d en 10.6 secondes, la boite de vitesse est trop longue.
Acheter une Q50 ou fuir ? Aller chez Audi, BMW ou Mercedes.

Paul

Le 26/06/2016 à 17:00

Ayant testé une Q50S et pas une 2.2d, la fiche technique hein… Et à conduire, de toutes les hybrides que j’ai l’occasion de conduire (fréquemment), c’est la plus convaincante… après je ne l’ai eu que pour une semaine et 1500 km environ… La taille du coffre hein, honnêtement, entre 450 et 500 (surtout que ce genres de mensonges sont monnaie courante y compris ailleurs)… Quant au SAV, c’est un problème qui n’a pas lieu que chez Infiniti, avec le commercial qui te fait patienter ou qui tente de t’entourlouper… Je laisse juge chacun sur la pertinence d’acheter une Infiniti, et je n’oblige personne à acheter cette marque… Mais il est intéressant de noter les progrès de la marques, et pas seulement critiquer… La Q50 m’a beaucoup plus séduit que la Talisman (issue elle aussi de l’Alliance)…Bon, à l’usage, c’est à voir, of course, mais à ce moment là il faut faire des test auto validé uniquement après 30 000 km 😉

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