Jaguar XJ « 4 » : la jag’ fondatrice

Publié le samedi 4 mars 2017.
Mis à jour le lundi 17 juin 2019.
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Certains, comme mon beau-frère, sont tombés définitivement sous le charme de la Jaguar MkII, la berline Jag’ ultime à leurs yeux. D’autres, comme moi, considèrent que la Jaguar la plus emblématique est bel et bien la XJ, apparue en 1968 et dont la longue carrière se poursuivra jusqu’en 1992, survivant au lancement de la XJ40 en version V12 (lire aussi : Jaguar XJ40). S’il est vrai que la MkII a un look délicieusement rétro et qu’elle fleure bon les sixties (on se souviendra de Louis de Funès à son volant dans Le Corniaud), la XJ, elle, est presque intemporelle, et sa longévité le prouve. Même vendue à côté d’une moderne XJ40, une XJ12 restait totalement dans le coup stylistiquement en 1992, dernière année de production.

La XJ est intemporelle, c’est un fait, et cela est du à son dessin extrêmement réussi. Il faut être un designer de talent comme Sir William Lyons pour avoir réussi à mêler en une seule voiture la tradition et la modernité, le tout dans un style relativement simple, sans fioriture. Ce coup de crayon, c’est la vraie réussite de ce modèle définitivement à part. Que ce soit en série 1, série 2 ou série 3, tout fonctionne, et la Jag’ réussit à s’adapter à son époque à chaque restylage, qu’il soit léger (série 2) ou profond (série 3). Rester dans le coup aussi longtemps est la preuve d’une grande voiture.

Bien sûr, la carrière de la XJ n’aura pas été de tout repos, et elle pâtira des mouvements sociaux des années 70 chez Jaguar, comme d’une mauvaise réputation parfois justifiée, parfois non. La grève de 1972 sera préjudiciable, mais n’empêchera pas la grande berline de continuer son bonhomme de chemin jusqu’aux années 70. Contre vents et marées, la grande berline mènera sa carrière jusqu’au début des années 90. Une telle longévité pourrait laisser croire à une avance technologique, mais en fait, la XJ n’était pas révolutionnaire techniquement : les 6 en ligne 2.8 et 4.2 litres proposés au lancement n’étaient que des évolutions des moteurs XK dont l’origine remonte à 1948. A bien y regarder, la ligne même est une évolution des Jaguar Type X et surtout 420G (lire aussi : Jaguar Mk10 et 420G). Mais la XJ réussit une synthèse parfaite entre l’ancien monde et le nouveau, entre tradition et modernité, et c’est en cela qu’elle est révolutionnaire.

En fait, la XJ pose en 1968 les bases de la berline « premium » d’aujourd’hui. Sa ligne classique séduit le client désireux autant de discrétion que de distinction, et son luxe intérieur perpétue la tradition britannique avec cuirs et bois à profusion, dans une ambiance de salon anglais. Surtout, elle a le mérite de pouvoir se décliner pour séduire tout le spectre que tentait de conquérir Jaguar jusqu’à présent avec une gamme pléthorique. En simplifiant l’offre, elle permettait à Jaguar de réduire ses coûts, et d’unifier sa gamme autour d’un seul modèle qui sera par la suite décliné en version longue, V12, et même coupé (lire aussi : Jaguar XJC). Mais n’anticipons pas.

C’est au début des années 60 que Jaguar commence à réfléchir à son futur fer de lance, mais il faudra attendre 1966 et le passage sous la coupe de British Motors Corporation. Si Lyons regrettait d’avoir du céder aux sirènes de BMC, il obtenait tout à coup les moyens de réaliser son ambition : sortir cette fameuse XJ ! Il faut dire que Jaguar à cette époque subissait un sacré coup de frein : les ventes atteignaient 25 000 exemplaires en 1965, mais avaient chuté de façon vertigineuse en 1966, avec à peine 15 000 voitures produites. C’est dans ces conditions que tous les espoirs furent placés dans cette future XJ qui devait bel et bien sauver Jaguar.

Grâce à l’argent frais apporté par BMC, la Jaguar XJ peut être développée, et être présentée en septembre 1968. Malgré une parenté évidente, elle ringardise d’un seul coup la 420 G avec laquelle elle cohabitera pourtant pendant 2 années supplémentaires. Les commentaires sont enthousiastes et la grande berline va conquérir le cœur des grands de ce monde. Il y en a pour tout les goûts, du petit L6 de 2.8 au gros de 4.2, des versions d’entrée de gamme aux luxueuses versions Daimler Sovereign (Jaguar est propriétaire de Daimler depuis 1960, lire aussi : Daimler SP 250), et pour enfoncer le clou, la XJ s’offre un moteur V12 en 1972, devenant XJ12 chez Jaguar (les versions L6 s’appellent XJ6) et Double Six chez Daimler (classique ou en finition longue « grand luxe » Vanden Plas). La même année, des versions rallongées (dites L) sont rajoutées au catalogue : désormais, la XJ couvre tous les besoins d’une clientèle exigeante. Cette série 1 sera fabriquée à 98 164 exemplaires, dont 4043 modèles V12 (XJ12 et Double Six).

En 1973, Jaguar va donner un coup de jeune à son vaisseau amiral en lançant la série 2 : il s’agit d’un habile restylage qui, sans changer fondamentalement la voiture, lui donne un air plus moderne et plus luxueux en même temps, notamment grâce à un travail sur la calandre et les pare-chocs. A cette occasion, le petit L6 2.8 disparaît du catalogue. Il ne sera remplacé qu’en 1975 par une version 3.4 litres. En 1973 toujours, la version coupé dite XJC est présentée au salon de Francfort, mais ne rentrera en production que l’année suivante pour une carrière météorique qui ne durera que jusqu’en 1977, due autant à son insuccès qu’à la présence du coupé XJ-S, remplaçant de la Type E, dès 1975. En 1974, tandis que le coupé récupère le châssis court, les berlines, elles, ne seront plus disponibles qu’avec le châssis long des XJ L. Les moteurs V12 perdent leurs carburateurs au profit de l’injection en 1975, et la série 2 sera produite jusqu’en 1979, à 108 444 exemplaires, dont 18 518 V12.

En 1979 paraît la série 3. Avec cette 3ème mouture, la XJ va durer jusqu’en 1992, soit 14 années, soit plus longtemps que les deux premières séries. Pourtant, début 1987, les 6 cylindres disparaîtront de la gamme au profit de la XJ40 plus moderne sortie un an plus tôt (en 1986). Ne subsistera plus que la XJ12 jusqu’à ce qu’enfin la XJ40 s’offre ce moteur au début des années 90. Avec la série 3, les modifications sont plus profondes que pour la série 2. Outre le passage à l’injection pour les L6, c’est à la ligne qu’on s’attaque pour dynamiser un style qui, bien qu’encore très actuel, date tout de même des années 60. La calandre évolue, mais surtout le dessin change pour l’oeil averti, avec un pare-brise plus inclinée et un pavillon plus incliné. La voiture redevient, grâce à ces habiles retouches, tout à fait dans le coup malgré son âge.

Au total, 132 952 Séries 3, dont 10 500 V12 seront produites, portant le total de la production des XJ à 339 560 exemplaires, dont 33 061 modèles V12 et hors l’anecdotique coupé XJC. Autant dire que les XJ ne manquent pas aujourd’hui pour un passionné désireux de se faire plaisir. Bon il y aura toujours un risque de tomber sur une voiture rouillée, à l’électricité défaillante, ou tout simplement à la fiabilité douteuse, soit d’origine, soit par la suite d’un mauvais entretien. Rappelez-vous que ces voitures, tout comme les XJ40, sont tombées à des prix très bas en occasion (surtout les gros moteurs), et donc souvent dans des mains désargentées.

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41 commentaires

Fabrice

Le 04/03/2017 à 15:36

La série 2 n’est pas tres luxueuse : il n’y apas de <>! . Il n’y en a ni sur les portière ni autour du sélecteur de vitesse. C’est seulement les série 3 d’apres ~83 qui ont beaucoup de bois. Et on peut regretter les pare choc avant des première série 3 pas tres jolie fait pour séduire l’administration américaine. Autre regret la qualité du bois sur les XJ 2.8 !

philippe

Le 04/03/2017 à 16:51

Il n’y a certes pas de bois à la base des vitres latérales de S2 contrairement aux S1 mais le luxe est le même que sur les S1,

Docteur Oliv

Le 04/03/2017 à 16:05

Le seul défaut de la Série 1, le Pare choc avant est TROP Bas après l’AV et l’AR sont à la même hauteur

philippe

Le 04/03/2017 à 17:07

Merci pour cet article, dommage qu’il soit illustré en majorité pas des images de versions US avec ces horribles feux de position sur les ai(43les (et on ne remarque pas trop les phare d’ailes de taille réduite.
L’XJC est massacrée, version US et flancs blancs !
Petite erreur le 2.8 disparait effectivement en 1974 – 400 S2 2.8 produites uniquement en conduite à gauche pour le continent – par contre c’est un 3.4, retour à la cylindrée originelle du XK qui sera monté et non un 3.2.
C’est une auto complexe et comme toutes les autos de ces années elle rouille beaucoup, avec des erreurs de conception qui amènent l’eau à stagner en différents endroits, la remise en état de la tôlerie excède souvent la valeur du véhicule, ce pourquoi elle peuple les casses.
La mécanique n’est pas excessivement solide, longue-course, l’augmentation à 4.2 a réduit l’épaisseur du bloc entre certains cylindres ainsi que la taille du palier central fragilisant le moteur. Les série3 non chemisées verront les passages d’eau agrandis pour une meilleure tenue à chaleur. 100 000 km semble un maximum avant un démontage, coussinets de bielles et joint de culasse. Ce moteur mythique (et lourd, bloc fonte) était déjà fort dépassé en 1970. D’ailleurs limité dès son passage à 4.2 à 5000 tours avec puissance maxi de 186 puis 181 puis 173cv DIN. Il procurait du couple mais finalement moins de puissance que le moderne M110 2.8L injection de Mercedes. A partir de 1979 sur S3 il fut injecté avec 208 cv DIN jusque la fin de production en 1986. Le 3.4 ne fut jamais injecté et déveoppait 161cv DIN jusque 1986 également.

Paul

Le 04/03/2017 à 18:32

Oui coquille sur le 3.4, corrigée… Et pour les photos, c’est le sempiternel pb d’un petit site comme le mien: la disponibilités de bonnes photos gratos (c’est à dire issues des constructeurs et libres de droits)…Mais cela donne idée tout de même 😉

Docteur Oliv

Le 04/03/2017 à 18:44

Vu le niveau des commentaires, je suis sûr qu’il y a beaucoup de gens qui pouraient t’en fournir (au moins les Scans) par ailleurs n’étant là que depuis 15 jours il me semble que si on pouvait mettre 1 ou 2 photos avec le Commentaire, ce serait plus didactique pour ceux qui n’ont pas vécu ces époques.

Paul

Le 04/03/2017 à 18:46

les scans ne valent pas accord de parution. Ensuite, cela demanderait une organisation incompatible avec un rythme de parution que tu as pu voir soutenu. Enfin, la photo dans le commentaire est possible techniquement par un lien type « imageshack »… plus compliqué pour le reste (ça use de la mémoire et de la bande passante et c’est moi qui paie 😉 )

Docteur Oliv

Le 04/03/2017 à 18:50

Je pensais à scanner des photos papier que j’ai faite
Si on scanne une pub RENAULT on ne peut pas la publier ?

Paul

Le 04/03/2017 à 18:55

oui et non… en fait, si tu scannes une pub Renault (donc dans le domaine public) pas de problème… si tu scannes une photo de presse c’est différent (mais ça marche pour moi puisque je suis « presse »). Si tu scannes un article de journal ou une photo de particulier, il faut l’accord (quand c’est possible)… enfin si c’est une photo d’agence de presse il faut payer (Getty ou autre)… C’est parfois compliqué, et je suis souvent à la limite de la légalité… Plus tu as d’audience plus c’est touchy… ce qui explique que parfois, il manque des photos, ou il en faudrait d’autres 😉

Florian

Le 05/03/2017 à 11:28

Hum, WordPress propose une fonctionnalité intéressante pour ajouter du texte à une photo, le texte étant visible lorsque la souris fait une pause sur ladite photo. Essayez de remplir le champ « Texte alternatif » pour au moins donner le modèle exact de la voiture. Je m’y perds avec toutes ces versions de la XJ

philippe

Le 05/03/2017 à 11:54

Pas compliqué : Serie 1 de 1968 à 1973, Serie 2 de 1973 à 1979 et Serie 3 de 1979 à 1992.
Coupé seulement en série 2.

Empattement court ou long sur Série 1 et Série 2, le court a disparu en 1975 avec l’arrivée du coupé, pour cause de genoux sous le menton.

Serie 3 restylée Pininfarina moins pure mais plus fiable. Même si elle a du charme ce n’est plus la même.

Moteurs 6 cylindres et V12 puis V12 seulement de 1986 à 1992 du fait de l’apparition de la XJ40 100% nouvelle en remplacement des XJ6 4.2L

A partir de 1992 la XJ40 devient XJ81 et reçoit le V12, fin de la plus belle berline du monde.

Docteur Oliv

Le 05/03/2017 à 12:23

J’ai mis sur Le Bon Coin le Manuel Conduite Utilisation de Série 3 et aussi le Manuel Diag électrique S3
Aussi le Manuel 420 G

philippe

Le 04/03/2017 à 18:52

L’Amical XJ peut vous en fournir des centaines !

Paul

Le 04/03/2017 à 19:01

Oui, mais cela oblige à une organisation que je n’ai pas: un timing qui est difficile à tenir quand on est seul (malgré l’équipe qui s’étoffe)… Trouver des photos autrement, c’est du temps… temps que je n’ai pas aujourd’hui mais que j’espère avoir demain ! Nous ne sommes qu’une petite équipe qui ne se paie pas (à part moi, et mal 😉 )

Charly

Le 04/03/2017 à 18:29

J’ai eu une serie 3, et j’ai encore des étoiles dans yeux rien que d’y penser. Un bonheur extraordinaire. Tout y est : chassis fantastique, direction douce et précise, confort, efficacité, silence et sonorité envoutante, odeur du cuir, freinage, la boite 3, le 6 pattes… TOUT ! 🙂
Si elles avaient eu la fiabilité des Mercedes, les teutons auraient mis la clef sous la porte.

Paul

Le 04/03/2017 à 18:32

Malheureusement je partage ton avis: avec une fiabilité (ou tout du moins une réputation de fiabilité) plus grande, la donne aurait été différente 😉

Privilege2004

Le 06/03/2017 à 22:16

Cette voiture me fascine depuis l adolescence et mes séjour s linguistiques outre manche. A l époque une serie 3 valait une bouchée de pain. Ma préférence esthétique est la serie 1 (par choque bqs donc grande calandre, interieur plus boise et compteurs centraux sur la planche de bord…. pour la collection… une xj12 pour son moteur…sinon la xJ parfaite pour tous les jours c est la xj 40 avec une fiabilité exemplaire…

Rayan

Le 04/03/2017 à 18:34

Mon rêve une série 1 V12 si seulement j’avais le budget

philippe

Le 04/03/2017 à 19:18

Le budget ou … le temps et la place

Rayan

Le 06/03/2017 à 14:01

Les trois je l’avoue

Gerald

Le 04/03/2017 à 22:08

Là on parle de la plus belle berline du monde, non ?

24heures

Le 05/03/2017 à 13:53

Bonjour,
1er post pour te dire que je suis fan de ton site.
Tu connais un de mes amis (il était chez Opel puis Saab il est maintenant chez Jaguar Land Rover)
Si besoin j’ai une collection d’environ (à la louche) 20 000 catalogues publicitaires autos, qui commence aux années 70. Pour des demandes ponctuelles je peux te faire des scans.
Et pour une caisse de lecteur j’ai depuis bientot 1 an une XJ8 4.2 atmo Sovereign de 2006.
Voilà voilà…

Paul

Le 05/03/2017 à 13:55

Oh toi tu connais Laurent 😉 Je suis preneur de tout ce que tu me proposes 😉

24heures

Le 05/03/2017 à 14:06

oui c’est bien Laurent (qui dans le temps a eu une XJ40 quand il était en stage chez Opel puis une BM série 5 au GPL)
Fais tes demandes au Père Noel, je te dirai si j’ai ou pas. En grande majorité j’ai de la voiture populaire (peu de Ferrari ou Porsche…). Mais pas mal de séries limitées des 80’s et un peu d’argus vendeurs.
Tu dois avoir mon adresse mail via ton site?

24heures

Le 05/03/2017 à 14:11

Tiens, lundi, pour commencer et m’amuser je t’envoie un scan très Boitier Rouge du catalogue Seat Coupé des 70’s, dis moi sur quelle adresse mail…
C’est très très exotique.
A suivre scan du catalogue des Fiat 126 Black and White.

Docteur Oliv

Le 05/03/2017 à 14:16

Je suis super content ! j’ai eu peur d’avoir fait une Conner…. ave mon histoire de photo mais je sens qu’on va s’en sortir… SUPER

Greg

Le 06/03/2017 à 16:07

Mercedes, BMW, VW et Audi se targuent aujourd’hui d’avoir des « coupés 4 portes » à leur catalogue.
Ces petits génies du marketing n’auraient donc jamais approché une XJ?
Car s’il faut bien reconnaître une tare congénitale à « la plus belle berline du monde », c’est le ratio aberrant entre son encombrement général (très encombrant!) et l’espace dévolu à ses occupants!
Ainsi qu’une garde au toit étonnamment limitée au pays du chapeau melon.
D’ailleurs, l’empattement rallongé des versions « L » est devenu la norme sur les S2 et S3, ainsi que la XJ40.
En outre, le pavillon réhaussé de la S3, s’il n’autorise toujours pas le port du chapeau melon, permet à tout le moins de garder sa casquette en tweed…
La Jag’ XJ?
Une auto de rêve, que la prudence me commanda d’éluder pour choisir sa remplaçante XJ40, une auto grandement améliorée sur le plan des performances et la fiabilité, tout aussi richement garnie en cuir et boiseries, et toujours aussi exiguë pour un encombrement très généreux!
Ouf, les apparences sont sauves!
Acheter une XJ4?
En Série 3, peut-être… j’en ai déplacé une plus que conduite, très brièvement sur quelques centaines de mètres.
C’est pas vraiment l’avoir conduite.
C’est suffisant pour en vouloir une!

philippe

Le 06/03/2017 à 16:21

C’est effectivement le premier coupé/berline, d’ailleurs certains protos montrent une filiation directe avec la type-E, l’épaulement de l’aile AR, la forme du coffre mais tronquée net.

https://twitter.com/auto_attic/status/562585099112558592

Pas de problème de garde au toit avec des sièges bas mais par contre un souci de longueur aux jambes, la position de conduite allongée et la faible profondeur de plancher AR laissaient les passager AR genoux sous le menton. Ce pourquoi l’empattement long s’est imposé. Avec 4,95m ce n’est certes pas une citadine mais ce n’est pas ce qu’on lui demande.

Bien-sûr la XJ40 avec un décalage de 17 ans dans la conception générale, de 40 ans pour le moteur, de 25 ans pour les suspensions ne pouvait se montrer qu’autrement plus moderne que l’originelle.

Docteur Oliv

Le 06/03/2017 à 16:34

Les explications techniques c’est super pour comprendre mais après il y a la perception !
La XJ 40 avec ses phares rectangulaires et l’essuie glace unique…C’est pas le même charme

Greg

Le 06/03/2017 à 16:50

A la conduite, le charme est toujours là 😉
Lové dans le large fauteuil en cuir, bien isolé des vicissitudes de l’extérieur, 2 doigts sur le volant pour guider le gros chat qui reste imperturbable de toutes façons, avec en prime le sentiment rassurant qu’on va toujours rentrer au bercail, quel que soit le rythme adopté!

24heures

Le 07/03/2017 à 21:25

Je vais peut-être en faire hurler certains en parlant d’une XJ beaucoup plus récente mais de toutes les XJ qui ont une filiation stylistique XJ (génération actuelle exclue, donc), il n’y en a guère qu’une qui accueille vraiment confortablement les gabarits actuels (je fais 1,83m) : la X350 (c’est pour ça que j’en voulais une)
J’avais essayé la X308, c’était une belle auto mais je me sentais vraiment claustrophobe à l’intérieur. A tel point que ça a été rédhibitoire (en plus de la sécurité passive pour partir en vacances avec ma petite famille)
Et encore, sur X350 (SWB), effectivement très encombrante en longueur (5,09m), on se demande en permanence où sont passés les centimètres. Pas dans le coffre, ça c’est sûr. Pas non plus en garde aux jambes aux places AR (un monospace fait aussi bien sinon mieux). Sans doute sous le capot moteur et dans l’épaisseur des dossiers de sièges, comparables à celui d’un canapé.
Par contre en hauteur il y a ce qu’il faut (ce qui a cristallisé les critiques à l’époque sur le style extérieur, le pavillon étant jugé trop haut)
Après la recherche des centimètres manquants, et la surprise passée, c’est un vrai bonheur à rouler.

Charly

Le 06/03/2017 à 20:06

Drole d’idée que de vouloir garder son chapeau en conduisant ! Son allure racée est aussi due au pavillon assez bas, avec 20cm de plus pour le chapeau c’est foutu.
C’est vrai qu’elle n’est pas facile a garer mais je l’ai toujours trouvée spacieuse. A l’avant la console centrale est tres large (S3) mais chacun est a l’aise dans le fauteuil en cuir. Enfin, chacun peut-etre pas mais moi oui (1,73m / 70kg) . Greg, tu as le physique de Depardieu ?
La XJ40 est surement plus fiable, mais comme dit plus haut, nettement moins jolie. Ma préféré est la S2, mais c’est une bete a chagrin. Un pote avait monté l’ensemble moteur / boite dans une S2. Ca marchait super bien, et a l’époque ça coutait presque rien en angleterre.

philippe

Le 06/03/2017 à 20:51

Le chagrin sur S2 c’est la rouille, l’électricité et toutes ces bricoles qui se déglinguent – la S3 ne fait pas beaucoup mieux. Pour fiabiliserla mécanique d’ une S2 il suffit de l’équiper d’un bloc prélevé sur une S3 avec les passages d’eau élargis, les pistons bombés et les grosses soupapes, un allumage électronique, on garde les 2 gros carbus SU sans quoi le circuit de carburant est entièrement différent pour monter l’injection.

serge blandin

Le 09/03/2017 à 09:26

j’avais lu quelque part que William Lyons , le boss et créateur de Jaguar , qui s’impliquait toujours pour déterminer le style de ses modèles ( il faisait venir une maquette chez lui , et donnait ses directives avec un sens de l’esthétique indéniable ) , avait eu l’inspiration pour dessiner le sublime cul de cette XJ , en lorgnant du côté de chez Alfa Romeo , plus précisemment le coupé GTV Bertone sorti quelques années avant ( dessiné par le très jeune et très inspiré Giugiaro )
je n’avais jamais fait le rapprochement , qui n’est pas évident à priori , les deux autos étant tellement différentes , mais à bien y regarder , c’est flagrant !

j’ai posséde une XJ 40 Sovereign 4.0 il y a une quinzaine d’années , modèle que j’avais trouvé  » dégénéré  » quand il est sorti , à comparer avec l’  » originale  » , mais tellement agréable à conduire , et possédant encore le charme incomparable des « vraies » Jaguar qui méritaient le slogan  » Grace , Space , Pace  » ……

philippe

Le 09/03/2017 à 12:00

S’il fallait trouver une ressemblance de l’arrière avec une Alfa ce serait plutôt la Giulietta SS.
Mais à mon sens c’est tout simplement la troncature de la malle caractéristique du cabriolet Type E comme en attestent certaines maquettes échelle 1 dont j’ai donné le lien.

YO

Le 12/03/2017 à 19:41

A propos de la survie de la XJ12 alors que la XJ40 était déjà en vente, j’avais lu à l’époque que les ingénieurs de Jag avaient délibérément fait en sorte qu’un moteur en V ne puisse pas loger sous le capot de la XJ40 pour éviter le montage du V8 Rover voulu par le groupe BMC ! Le montage du V12 n’intervenant que lorsque Jaguar fut sorti du groupe et que le danger du montage d’une mécanique roturière soit écarté mais il fallut reconcevoir totalement le compartiment moteur. C’est pourquoi pendant tout ce temps le V12 continua son bonhomme de chemin sous le capot de la XJ12…

Charly

Le 13/03/2017 à 18:25

Belle anecdote !

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