Jaguar XJ40 : le luxe enfin accessible !

Publié le jeudi 29 mai 2014.
Mis à jour le mardi 13 novembre 2018.
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J’aime beaucoup Jaguar, et je m’aperçois pourtant n’avoir fait que deux articles sur ses modèles, la XJS (lire aussi : Jaguar XJS) et la XJR15 plus marginale. Il me fallait réagir, et vous proposer un peu du félin anglais. Certains amateurs préfèrent les lignes délicieusement british des années 60 (ils se reconnaîtront), mais s’exposeront à un prix d’achat et d’entretien relativement important, et à une utilisation quotidienne plus « compliquée ». Moi j’apprécie le renouveau de Jaguar dans les années 80, notamment avec la XJ40.

Aujourd’hui, il y a deux façons de pénétrer à moindre frais le monde feutré et luxueux des Jaguars : la XJ40 ou les X300/X305/X308 plus moderne (lire aussi : XJ X300/X308). J’ai choisi de parler de la XJ40 car elle représente vraiment le renouveau de Jaguar après une décennie de descente en enfer. Car en 1984, lorsque la XJ40 est à l’étude, la firme de Coventry est à deux doigts de la faillite. Actionnaires fluctuants, manque cruel de moyen, gamme vieillissante et parfois peu fiable, l’image du constructeur est au plus bas, malgré un capital sympathie toujours présent.

En 1986 donc, la berline XJ6 est donc lancée sur le marché. Autant dire que les amateurs ont d’abord bondi devant les phares rectangulaires de la XJ40. Pourtant, sa ligne est équilibrée, dans l’air du temps, et restera moderne jusqu’à sa fin en 1994 (et même encore maintenant elle reste dans le coup stylistiquement parlant).

Ce premier « sentiment » passé, la XJ40 réussira à convraincre grâce (surtout) à une fiabilité retrouvée, mais aussi à une ribambelle de 6 cylindres en ligne convaincants (mis à part le 2,9 litres de base de 165 ch pas très réussi) : 3,6 litres de 221 ch remplacé en 89 par un 4 litres de 226 ch. Un 3,2 litres de 203 ch viendra remplacer le piteux 2,9 tandis qu’une version « sportive » du 4 litres se cachera sous le capot des XJ-R (248 ch). Point commun cependant entre toutes ces berlines : une ambiance anglaise inimitable à bord. Cuir, boiserie, tout est fait pour se sentir bien. Tout cela pour des tarifs très doux aujourd’hui (à partir de 3000 euros).

Il existe aussi des versions « performantes » et « hors-série » proposée par TWR (lire aussi: Jaguar XJ40 XJR) puis une filiale commune avec Jaguar, Jaguar Sport, qui sera à l’origine des XJR15 et XJ220 (lire aussi : XJ220 et Jaguar XJR 15). Enfin, on en trouvera des exemplaires surprenants chez Arden, mais aussi chez Chasseur (lire aussi : Chasseur Stealth 340 Biturbo).

 

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9 commentaires

wolfgang

Le 12/01/2016 à 16:22

Mieux vaut acheter les XJ 40 de 93 et 94. Elles sont totalement fiabilisées et ont l’airbag. Fiabilisées, ça veut dire essentiellement qu’elles n’ont plus la suspension arrière hydraulique : les ammortisseurs sont très chers et à changer tous les 100 000 km environ. Elles ont par ailleurs une crémaillère de direction ZF et non l’Adwest qui est moins endurante.
Sinon, il faut éviter les 2,9 et 3,6 l, pas tellement à cause de la mécanique, mais surtout à cause de l’électricité moins fiable et du tableau de bord horrible. A partir de 90, c’est fiable, le top étant 93 et 94, avant la X300 qui est une XJ40 reliftée façon biodesign avec parechoc peints comme du rouge à lèvre de professionnelle.
La XJ 40 est plus sensible à la rouille que la X300. Attention en particulier à la lunette arrière, le joint de la vitre étant mal ajusté en 90 et 91, ce qui crée de la rouille.
Attention aussi au bouchon de réservoir : s’il ferme un peu mal, l’eau entre et pourrit le réservoir (qui n’est pas non plus fait pour supporter les 5 à 10 % d’éthanol des carburants actuels, donc il est prudent de mettre du 98 surtout si on roule peu).
Les moteurs 3.2 et 4.0 sont très solides, ils tournent au ralenti même sur autoroute. La boite aussi (une ZF aussi montée sur BM série 7). par contre le pont n’aime pas trop être brutalisé, sinon il prend du jeu et se met à grogner dès 120 000 km parfois…
Côté conso, ça varie entre 8 l en roulant avec un oeuf sous le pied et 20 l dans les embouteillages. Compter 10,5 l sur autoroute. C’est une auto lourde et automatique souvent : elle consomme quand il faut la lancer, après ça va.
Côté perf, c’est comme une 205 GTI. Mais ça n’incite pas à rouler vite. Le moteur est doux. Une auto de gentleman. On se fait plaisir sans perdre son permis.

Paul

Le 12/01/2016 à 16:28

Merci pour ces infos… on sent le connaisseur !!!! chapeau !

Pat

Le 26/01/2016 à 11:43

Je suis entièrement d’accord. Pour faire un parallèle, je suis proprio d’une 3.2 et… d’une 309 GTI. Diamétralement opposées dans le concept, mais je ne renonce n’y à l’une ni à l’autre.
Et lorsqu’on est divorcé et que l’on refait sa vie, accessoirement, la Jaguar reste un sacré aspirateur à minettes… de tous âge.

Pat

Le 26/01/2016 à 11:39

Je connais bien l’animal, je le pratique depuis 2009. Une 3.2 de 1991 avec moins de 100 000 bornes, achetée 3000 euros. Franchement, pour le prix, je ne risquais pas grand chose. Et depuis, que du bonheur.
Cela dit, quelques « babioles » peuvent être irritantes sur des voitures de cette classe ( et de ce prix en neuf à l’époque ) comme le ciel de toit qui vous retombe sur la tronche, les petites « britonneries » comme l’essuie glace qui s’arrête n’importe où en mode séquentiel, ainsi que les bizarreries comme l’assistance de freinage peu orthodoxe.
Mais si l’achat peu s’avérer intéressant, attention à certaines choses qui peuvent voue emmener loin financièrement parlant. En vrac:
-Les pneus métriques introuvables.
-L’état des pare chocs, ils sont super fragiles et se tordent au moindre impact, donnant à votre Jag des allures de 2CV de curé de campagne myope.
-Corrosion toujours possible, sur les bordures du capot comme sur le rebord de coffre.
-L’électricité complexe digne de celle d’une navette spatiale.
-Le collecteur d’échappement pouvant se fendre.
Heureusement, tout se trouve pour cette lady. Mais attention: une fois que le fauve a mordu, il n’existe pas d’antidote. Bref, je ne me vois pas rouler dans autre chose.

wolfgang

Le 25/05/2016 à 09:41

La mienne a 120 000 km.
Pour l’essuie glace c’est un pb de micro interrupteur dans le moteur, le mien fait aussi pareil. je crois qu’en 93 et 94, il y a un nouveau moteur.
Le ciel de toit se décolle en effet, moins si on a le toit ouvrant. Mais c’est devenu courant sur beaucoup d’autos beaucoup plus modernes. J’ai aussi eu le cas sur mon Voyager de 2000. La mousse qui est derrière le tissus se désagrège et le tissus tombe. C’est l’occasion de mettre un tissus plus luxueux.
L’assistance de freinage se fait par une pompe électrique je crois, mais jamais eu de pb. Pas de pb non plus au collecteur.
L’électricité n’est pas si complexe que ça. En fait il y a énormément de fil et de boitiers électroniques, mais c’est fiable et beaucoup moins complexe que les autos actueles avec multiplexage.
Pour les pneus, ils existent aussi en pouce, ça dépend des jantes. Normalement le métrique c’est plutôt pour les premières versions.
Les pare chocs se tordent en effet assez facilement, par contre ils se démontent aussi facilement, juste 2 boulons et on peut les redresser.
J’ai plutôt des pb de serrures électriques et le moteur de la vitre av droite qui fait parfois des siennes…Après je roule pas beaucoup, ce genre de pb vient aussi à cause de celà.

Pat

Le 27/05/2016 à 10:17

Effectivement, j’ai essuyé quelques soucis de verrouillage électrique. Mais tu as raison, Wolfgang, c’est globalement fiable et j’ai n’ai jamais été immobilisé. Je roule assez peu également, et ta réflexion est juste : le peu d’utilisation engendre ces quelques désagréments.
Mais ce n’est pas ce qui me fera la vendre.

Sam

Le 15/10/2016 à 07:14

Merci pour cet article et pour les commentaires… les deux sont toujours bien fournis sur ce blog 🙂

Je suis amoureux également de cette beauté. Que faut il penser de la cote LVA à 8 000 € (sur un modèle 93-94)?

Jag

Le 17/10/2016 à 10:33

les modèles cités sont les meilleurs, ils préfigurent les X300. L’électricité, tendon d’Achille de XJ40, est bien plus rationnelle. Les moteurs sont très fiables, tout comme la mécanique.
Concernant cette cote, il faut relativiser avec le kilométrage et surtout l’entretien. Mais je doute fort qu’une « 40 » cote autant. A mon humble avis, pour un exemplaire en parfait état avec son carnet, il est possible d’en trouver à 5000 euros, la « 40 » ne soulevant que rarement les passions. Tant pis pour ceux qui ne savent pas… c’est un régal et je ne me vois pas me séparer de la mienne.

Franklin

Le 27/09/2019 à 18:53

Je viens d’acquérir un XJ 40 Sovereign, j’en suis fou. Je me surprends a la mater par la fenêtre certains soir, juste pour admirer ses lignes. Belle bête, ma jaguar!

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