JaguarSport XJR (XJ40) : le félin sort ses griffes !

Publié le mercredi 25 juin 2014.
Mis à jour le mardi 13 novembre 2018.
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Tom Walkinsaw fut un personnage incontournable du monde automobile durant les années 80 et 90, aussi bien en compétition que dans l’industrie. Si ses affaires périclitèrent dans les années 2000, on le retrouve encore aujourd’hui co-propriétaire de HSV (Holden Special Vehicules) et d’Elfin (lire aussi : Elfin) en Asutralie. Mais dans les années 80, c’est avec Jaguar que Walkinshaw et son entreprise TWR (Tom Walkinshaw Racing) vit une histoire d’amour.

TWR préparait déjà de son côté des Jaguar, mais c’est en 1988 que l’union de Jaguar et TWR donna naissance à la société JaguarSport, chargée de dynamiser la gamme du félin et surtout d’attirer une clientèle plus jeune, la marque de Coventry se traînant une réputation de marque de « vieux » dont elle voulait se débarasser. Deux projets sont menés de front par JaguarSport : le développement de supercars et de voitures de compétition (XJR 15, XJ220, XJ9) d’un côté, et la création d’un label haute performance dont les rejetons arboreront la lettre R.

Deux modèles seront ainsi proposés par JaguarSport : la XJR-S, version dynamique du coupé XJS V12, et la XJR dérivée elle de la XJ6 (lire aussi : XJ40). C’est celle là qui nous intéresse en particulier. La première mouture de la XJR est équipée du 6 cylindres AJ6 de 3,6 litres et 221 ch sans modification particulière, mais dispose d’un kit carrosserie exprimant clairement la sportivité. Mais en 1990, tout change puisque la XJR reçoit le 6 cylindres 4 litres poussé à 251 ch. La griffe « R » est vraiment lancée.

Avec la XJR, difficile de parler de berline « à papa ». Le kit carrosserie rend la Jaguar méconnaissable (à la limite du tuning), et exprime très clairement la performance et le sport. Pourtant, on reste encore loin de la BMW M5 contemporaine et son 6 en ligne de 315 ch. Peu importe, tout est question d’image. De l’usine de Bloxham (qui produira ensuite les Aston Martin DB7, lire aussi : Aston Martin DB7 Part 1 et Aston Martin DB7 Part 2) sortent aussi les prestigieuses XJR 15 puis XJ220 : tout cela joue à transformer l’image de Jaguar.

En tout, 1250 JaguarSport XJR furent produites de 1988 à 1994, dont 252 à moteur 3,6 litres, et 998 en version 4 litres (dont 303 à double optiques ronds). Seules 83 XJR furent dotées d’une boîte de vitesse manuelle. C’est dire si l’XJR est rare. Elle est d’autant plus désirable qu’elle est la première de la lignée des R que Jaguar maintiendra sur chacun des modèles de sa gamme les 20 années suivantes.

Difficile d’établir la valeur d’une XJR, à cause de leur rareté (surtout que sur les 1250 produites, on estime à seulement 300 le nombre de survivantes), et surtout de leur état très variable. Autant dire qu’il faudra être attentif. Mais j’en ai vu passer à des tarifs relativement abordables (cela dit, je soupçonne un coût de remise en état largement supérieur au prix d’achat).

 

 

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2 commentaires

greg

Le 27/02/2015 à 14:36

Ah! Celle-là, j’ai eue!
Le modèle « phares carrés », 4 litres catalysée (249 chevaux) et boite auto.
Voiture totalement inconnue chez nous mais déjà culte dans sa mère patrie à en juger par les forums anglais.
On en trouve à vendre de temps en temps, à des prix parfois très bas suivant l’état.
Les pièces spécifiques semblent introuvables, ce qui rend une remise en état d’origine très aléatoire en cas de problème.
Heureusement, c’est une voiture bien conçue, bien construite, solide et sans problème.
Reste donc un plaisir de conduite immense avec un moteur très vivant (24 soupapes), des performances décapantes, une tenue de route et un comportement insoupçonnables eu égard au poids et au gabarit de la bête.
Le tout confortablement installé dans un véritable fauteuil en cuir Connoly, avec de la ronce de noyer tout autour…
Les clients qui les ont commandées neuves à l’époque devaient être sacrément motivés – et passionnés- pour choisir une voiture plus coûteuse qu’une Daimler Double Six (prix catalogue: plus de 600.000 francs en 92!) mais aussi chichement équipée que le modèle de base dénommé tout simplement « XJ6 ».
Merci à eux, de nous permettre d’acheter aujourd’hui ces voitures de rêve à vil prix!

Quentin

Le 10/01/2017 à 11:51

Ma voiture quotidienne depuis trois ans…
Un côté moins ostentatoire qu’une 40 classique, mais avec une réelle efficacité et une consommation douce eu égard aux performances.
C’est au delà de la rareté une voiture particulièrement agréable et fiable, de plus les barres stabilisatrices à l’avant et à l’arrière lui offrent une tenue de route irréprochable.
Voilà réellement une voiture à ne pas laisser passer.

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