La Lotus Elise S2 111S de Henri : élisez-moi

Jeudi 31 janvier 2019
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Les anglaises ont la cote dans la série “parlez-nous d’elle”… Après la Bentley T2 de Vincent, place à la Lotus Elise 111S de Henri, un rêve d’enfant concrétisé bien des années plus tard, comme souvent dans ce genre de cas.

Henri découvre la Lotus Elise avec ses yeux de gamin, après avoir tanné son père pour qu’il l’emmène dans une concession. Après une Elan S2 un peu fade, une traction à moteur Isuzu, Romano Artioli, l’éphémère propriétaire de la marque anglaise et l’artisan de la renaissance de Bugatti initie un tout nouveau modèle qui portera le nom de sa petite-fille, Elise.

Romano Artioli (propriétaire à l’époque de Lotus) et sa petite fille Elisa, qui donna son nom à la voiture. En bas, Elisa aujourd’hui (photo Drive Experience)

Un rêve de gosse

“La Lotus Elise c’est d’abord une rencontre avec des yeux d’enfants. J’avais 10 ans quand je découvrais la Série 1 un samedi matin chez un concessionnaire à Paris dans lequel je demandais à mon père de m’emmener. Fan de karting, c’était pour moi l’incarnation du “light is right” pour la route avec deux portes, une capote et un autoradio, et pas plus. Mon père a négocié avec le concessionnaire un petit tour avec moi. Je m’en souviens bien, elle était gris métal. Nous sommes allés faire une rapide balade sur les hauteurs de Saint-Cloud. La magie du minimalisme a eu le temps d’opérer”.

Voilà comment Lotus, avec un petit 4 cylindres Rover placé en position centrale arrière, réussira à reconquérir une clientèle en quelques années : en écoutant les préceptes du fondateur. Peu importe la puissance pourvu que la voiture soit légère et agile, une sorte de kart destiné à la route. Pas besoin de confort, juste des sensations.

“Pendant 10 ans, je n’ai rêvé que de cette voiture et de son châssis en aluminium extrudé collé ultra léger. Jusqu’au jour où une opportunité d’occasion, une Série 2 111S Gris métal, intérieur cuir noir, s’est présentée”.

Voilà, le virus était inoculé…

Les impressions d’une monoplace

“J’ai adoré cette auto. Pendant 2 ans, j’ai été charmé à chaque démarrage. L’impression d’être dans une monoplace se vérifie à chaque utilisation. Malheureusement, je travaillais énormément à cette époque et je n’ai pas pu prendre le temps de l’emmener sur circuit : mon grand regret”.

Au quotidien, la Lotus prouve qu’il n’est pas nécessaire d’avoir 400 chevaux sous le capot pour s’amuser. Avec son poids plume (de 710 à 860 kg selon les versions de la S2), même les 122 chevaux du plus petit des K-series suffisent à satisfaire les pilotes en herbe. Avec 160 chevaux, la 111S offre même un petit supplément non négligeable, sans parler des moteurs Toyota plus puissant (dépassant les 200 chevaux pour certains).

“Son Rover K-series 4 cylindres 1,8L de 160 chevaux est largement suffisant pour se faire plaisir et aussi pour se faire des frayeurs ! Je garde un excellent souvenir des sièges baquets offrant un maintien exceptionnel, des pièces en acier allégé magnifiques comme les pédales ou la poignée de lève-vitre. Ou encore des compte-tours simples avec la jauge à essence n’affichant que le nombre de litres restant dans le réservoir (seulement 32 litres) et la capote très facile à installer. En revanche, l’imprécision de la boîte de vitesses à commande par câbles oblige à être appliqué en conduite sportive et les fixations du tapis de sol ont tendance à se décoller”.

Un rapport prix/plaisir sans équivalent

Côté finance, l’opération s’est avérée blanche : loin de la spéculation, l’achat de Henri lui aura permis de se faire plaisir à moindre coût, d’autant que la consommation reste très modérée :

“Après 2 ans, j’ai réussi à la vendre le même prix qu’à l’achat. Cela m’aura coûté l’entretien courant, un changement d’embrayage que le précédent propriétaire avait bien usé, un peu d’essence et l’assurance !”

Attention, malgré son faible coût et sa simplicité de conception, la Lotus Elise S2 111S reste une voiture faite pour le pilotage, et l’enthousiasme peut se payer cash, Henri, pourtant fin pilote, peut en témoigner :

“Tellement content de la recevoir, je suis parti à son volant à la montagne en plein hiver. Même avec un poids plume, la propulsion et les pneus été n’aiment pas du tout la neige ! J’ai un autre souvenir d’un tête-à-queue sur une bretelle d’autoroute, enivré par une course que je venais de faire avec une Ferrari 360 Modena”.

Malgré sa revente, Henri restera fidèle à l’Elise puisque quelques temps plus tard, il disait “oui” pour la vie à … Elise, sa femme aujourd’hui. Comme quoi, tout est lié !

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1 commentaire

TroisetDeux Quatre

Le 01/04/2019 à 12:56

Je suis surpris que les articles les plus enthousiastes (TR4 IRS, TR6 et Elise) parlent de leurs bijoux automobiles au passé ! Personne n’a gardé sa belle au garage plus de 2 ou 4 ans ??? Quel dommage…

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