La Mini Moke aux quatre coins du Monde

Publié le samedi 17 mai 2014.
Mis à jour le vendredi 28 septembre 2018.
Retour

Tout le monde connaît la Mini Moke, notamment grâce à Brigitte Bardot qui en posséda une blanche (vendue aux enchères à 23 000 euros en 2012). Mais qui sait qu’il existât quatre types de Moke, depuis le début de sa production en 1964 jusqu’à sa fin en 1993 ?

La Moke (bourricot) répondait à un appel d’offre de l’armée britannique à la recherche d’un petit véhicule capable d’être parachuté. Alec Issigonis étudia la Moke en même temps que la Mini, avec laquelle elle partage beaucoup, mais ne réussit jamais à convaincre les militaires, qui la trouvait trop petite ou trop faiblement motorisée malgré une proposition d’un véhicule à double motorisation (deux moteurs de 848 cm3, l’un pour les roues avant, l’autre pour les roues arrières, ce qui en faisait en fait un vrai petit 4×4).

British Motor Corporation (BMC) décida tout de même de commercialiser la Moke, en version utilitaire (un seul siège proposé, le deuxième en option). On est loin alors de l’utilisation qui fera sa gloire, « le véhicule de plage » branché. Cette Moke britannique sera produite de 1964 à 1968 à hauteur de 14 518 exemplaires. On ne peut pas dire qu’elle fut un succès.

Dès 1966 pourtant, une deuxième Moke naît à l’autre bout du monde. BMC proposa la Moke en Australie dans une configuration loisir (la Californian), où elle connut un succès bien plus intéressant. Disponible en 4 places, et présentée comme un véhicule fun, elle sera fabriquée jusqu’en 1981, à 26 142 exemplaires.

Avec cette deuxième version australienne, la Moke rentre dans un autre univers. BMC ne se résout pas à cesser la production totalement devant ce succès inattendu. En 1980, la production d’une nouvelle Moke européenne débute au Portugal, dans une autre filiale BMC. Elle y sera produite jusqu’en 1991, à près de 8500 exemplaires, avant de revendre l’outillage au fabricant de moto italien Cagiva, qui en produira 1500 exemplaires supplémentaires jusqu’en 1993 (ces modèles ne porteront que le nom de Moke, n’ayant pas les droits sur le nom Mini).

Au total, un peu plus de 50 000 Moke auront été fabriquées tout autour du monde. S’il ne s’agit pas d’un succès fantastique, elle aura surtout marqué les esprits par son utilisation chic et jet set, à Saint Tropez ou ailleurs. Son manque de polyvalence la cantonnera aux régions au climat propice, ce qui limitera sa production, mais peu de voitures peuvent se targuer d’une telle popularité. Résultat, entre rareté et image fun, la côte est assez haute, notamment pour un exemplaire récent (portugais). Les modèles britanniques encore moins polyvalents sont moins recherchés, mais restent beaucoup plus rares.

Articles associés

1 commentaire

mad

Le 27/05/2015 à 16:50

Pour la petite histoire… Il existe une moke française, immortalisée dans le film « le gendarme et les gendarmettes ». C’est une version raccourcie (plus petite qu’une Smart) dénommée Schmitt, Hrubon ou La Puce selon les années et les fabricants.

Laisser un commentaire