Citroën DS Lorraine Chapron : la DS façon tricorps

Publié le jeudi 4 septembre 2014.
Mis à jour le jeudi 4 avril 2019.
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Depuis 1955, le haut de gamme français est représenté par la Citroën DS. Mais depuis la disparition de Facel Vega en 1964, le « grand luxe » automobile à la française n’existe plus vraiment. Et pour ceux qui voulaient rouler française tout en marquant leur différence, il n’existait plus de choix. Enfin presque plus, puisque heureusement, Henri Chapron, carrossier de son état, continuait de proposer des dérivés de l’unique voiture haut de gamme restant : la DS justement.

Outre ses propositions personnelles de dérivés cabriolet ou coupé (Léman, Palm Beach, etc), et la construction du cabriolet DS « usine » (lire aussi : DS Cabriolet Usine), Chapron réalisait une berline sensée être plus statutaire et plus luxueuse dérivée de la DS toujours, la Majesty. Mais en 1968, Chapron n’en vendra que 2 exemplaires.

Suite à la commande par l’Elysée d’une berline présidentielle (1PR75), Henri Chapron se servira de cette base pour produire une nouvelle génération de berlines de prestige, sous le nom de Lorraine. La DS reste encore une fois la base de ce modèle, dont la face avant est conservée. C’est à l’arrière que tout change, avec l’abandon du coffre plongeant original pour un coffre plus traditionnel et un allongement du profil, à l’avantage des places arrières.

Malgré l’aspect nouveauté de la Lorraine, le succès ne sera pas au rendez-vous, avec entre 1969 et 1975 seulement 20 exemplaires produits. Il faut dire que la note était salée, avec un coût d’environ 100 000 francs de l’époque, pouvant monter à 150 000 selon les options. En revanche, à l’intérieur, c’est royal, avec cuir, tablettes, bois précieux, radio ou climatisation. Et puis l’arrivée de la Chapron Opéra (dérivée de la Citroën SM) dut en refroidir plus d’un d’acheter une DS en fin de carrière.

Généralement, les Lorraine possède un moteur de DS23, un 4 cylindres 2,3 litres de 115 chevaux, mais comme ces voitures étaient produites à la carte, certaines ont récupéré le moteur de DS21. Certaines ont aussi reçu un blindage (2 exemplaires), alourdissant encore un peu plus l’engin, et disposant d’un pare brise différent. Toujours est-il que, quelque soit le modèle et les options, une Lorraine est rare. Et comme ce qui est rare est cher, sachez qu’une Lorraine ne se vend que rarement, et souvent à des prix déraisonnable. Si malgré tout l’envie est toujours là, alors faites-vous plaisir. Profil original et donc décalé, équipement luxueux et rare pour l’époque, nom prestigieux du carrossier, vous serez sûr de vous différencier sur les routes nationales.

 

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1 commentaire

fc30

Le 21/03/2016 à 19:50

Autant je suis un grand fan de la DS originale, là je trouve la transformation plutôt ratée : l’arrière très carré ne va pas du tout avec la moitié avant tout en courbes de déesse…

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