Lada Niva : c’est plus fort que toi.

Publié le vendredi 25 avril 2014.
Mis à jour le mardi 19 février 2019.
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Si Lada se traîne une réputation souvent justifiée de voitures low cost, surannées, sous-motorisées, dépassées techniquement le jour même de leur lancement, et pour tout dire souvent franchement moches, il y a une exception qui deviendra même une légende : le Niva (lire aussi : Et pendant ce temps, chez Lada).

Une légende ? Oui vraiment, la preuve, il est toujours fabriqué aujourd’hui, 36 ans après son lancement (il porte désormais le nom de Lada 4×4, lire aussi: La vérité sur le Chevrolet Niva). Il est aujourd’hui un classique du tout-terrain, mais en 1978, à son lancement, il s’agit en réalité d’un 4×4 ultramoderne (carrosserie monocoque, transmission intégrale permanente, suspension avant indépendante). Il inaugure un segment nouveau, celui des 4×4 compacts, et permet à de nombreux utilisateurs en France d’accéder aux 4 roues motrices pour un prix dérisoire.

Si choisir une berline Lada relevait souvent d’un choix politique, choisir un Niva est un choix souvent pratique et économique. Il aura beaucoup de succès à la campagne, ou dans les régions montagneuses. Avantages du Niva : c’est un tout-terrain pur et dur, avec de réelles capacités de franchissement (il n’est vraiment pas fait pour la route, encore moins pour la ville), et il est habitué au grand froid.

Côté moteur, n’attendez pas un foudre de guerre : 78 ch pour le 1,6 litre du début, et pire encore, 64 ch sur le 1,9 diesel d’origine Peugeot vendu entre 1993 et 1998. On trouve beaucoup de Niva équipés du GPL, qui permet de compenser la consommation importante de la bête (on en trouve même en diesel Renault, lire aussi: Niva CML).

En revanche, si vous cherchez du luxe et des équipements, passez votre chemin, le Niva n’est pas fait pour vous (même si des séries spéciales mieux équipées furent lancées par le réseau Poch qui les distribuaient, « Saint Tropez » -fallait oser-, « Tinga », « Grand Large » etc). Mais vous pourriez envisager d’être en décalage totale à La Baule ou sur l’Ile de Ré en préférant la version découvrable « Plein Soleil » à la so trendy Méhari (devenue hors de prix) : succès assuré.

Niva Saint Tropez, version 1 (en haut) et version 2 (en bas)

Moderne à son lancement, il va sans dire que 36 ans après son lancement, le Niva est totalement dépassé. N’oubliez pas non plus qu’il s’agit d’un véhicule russe, période soviétique, et que sa qualité d’assemblage laisse à désirer, comme la qualité de ses composants. Etrangement, sa ligne n’a pas trop mal vieilli, et on peut admirer la simplicité du coup de crayon (qui sera moins heureux pour les versions 5 portes réservées à la Russie, qui perdent tout équilibre, lire aussi: Niva version longue).

Niva Plein Soleil (en haut) et Grand Large (en bas)

Aujourd’hui, on trouve des Niva à tous les prix. Privilégiez les modèles récents et/ou en bon état, entretenus (notamment chez Daniel, Lada International à Ivry, lire aussi: Lada Ivry), ou alors tentez de dénicher une série spéciale. Effet assuré !

Lire aussi:

L’histoire de Togliatti

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3 commentaires

mad

Le 03/06/2015 à 14:41

Entre le 1.6 essence gourmand, poussif et pas fiable (100 000 km, c’est le bout du monde…) et le XUD9 PSA totalement insuffisant en peformances, choisissez… le « kit periquet » ! Un J8S Renault, atmo ou turbo, homologué, c’est exactement ce qu’il fallait au Niva. Faut se dépêcher, les J8S d’occasion commencent à se faire rares…

Medved

Le 21/06/2015 à 16:04

Le Niva a eu longtemps ce privilège de partager un point commun avec Le Range Rover et l’Audi quattro à être la seule voiture de série à bénéficier d’une transmission intégrale permanente 🙂

Flo Aau

Le 17/04/2016 à 11:27

Mon beau père vient d’acheter un Tinga rouge (pare buffles, galerie et inscription diverses sur la carrosserie) avec 140000kms et le moteur PSA

Il va le remettre propre et lui filer des « vitamines »

Je l’ai conduit et c’est marrant sur les routes de campagne

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