Lancia Gamma Coupé : élégante et bourgeoise

Publié le mercredi 24 septembre 2014.
Mis à jour le jeudi 4 juillet 2019.
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Un des « membres fondateurs » de Boîtier Rouge a une fâcheuse tendance à se dire Lanciste tout en roulant en Mazda MX5 NB. Pour le remercier de son soutien, je me suis demandé de quelle Lancia parler. Je ne voulais pas une Lancia trop voyante, trop facile… Pas une Delta HF donc, ni une Stratos, trop facile, et ne correspondant pas à notre passé parisien commun, feutré et bourgeois.

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Il ne fallait pas une trop ancienne non plus, mais bien une Lancia que nous pouvions voir dans les rues du 6ème arrondissement, en sortant de l’école, et pourtant une Lancia qui ait de la gueule quoi ! En cherchant le mouton à 5 pattes pour mon ami Jérôme, j’ai trouvé celle qui lui conviendrait bien aujourd’hui, même s’il ne l’avouera jamais, en la « personne » de la Gamma Coupé.

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Oui monsieur, la Gamma Coupé ! Quoi ma Gamma ? Qu’est ce qu’elle a ma Gamma ? Bon j’avoue, à l’époque ou je fréquentais l’école ou le collège, ce n’était pas elle qui me faisait rêver, mais je la regardai avec respect, parce que bon, déjà, disposer d’un coupé de cette taille, c’était dire qu’on avait un certain statut. Genre j’ai du fric, mais bon je le montre un peu mais pas trop, je tape pas dans le clinquant mais j’ai envie qu’on me remarque quand même. Sinon, autant choisir autre chose que la Gamma.

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C’est en 1976, alors que je n’ai qu’un an, que la Gamma est présentée au salon de Genève. Certes, il s’agit d’un coupé bourgeois, sans excentricité, mais sa ligne est tout de même signée Pininfarina, et d’ailleurs, presque 40 après, elle garde un équilibre assez étonnant… On aime ou pas, mais j’avoue que la sobriété du modèle me plaît bien, sachant très bien que justement, le plus dur, c’est de faire simple. Autant, la berline Gamma, une 5 portes singeant les Rover (lire aussi : Rover SD1) me semble insipide, autant le coupé me paraît fluide et « naturel ».

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A l’intérieur, c’est l’Italie des années 70, un mélange de luxe et de mode seventies… Sous le capot, deux moteurs disponibles, un 4 cylindres de 2 litres destiné exclusivement à l’Italie (120 ch), qui pénalisait fiscalement les moteurs à la cylindrée supérieure, et un 2,5 litres pour l’export, développant quant à lui 140 ch (il passera à l’injection en 1980).

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Avec le coupé Gamma, on est clairement dans le coupé bourgeois, sans excentricité aucune, si ce n’est ce 4 cylindres à plat qui causera beaucoup de soucis aux clients de la marque : surchauffe, courroies de distribution cassées prématurément, et boîte automatique déplorable, autant de petits pépins qui ne plomberont pas malgré le modèle puisqu’il ne décollera jamais vraiment.

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En tout, 6789 exemplaires du Gamma Coupé furent produits entre 1976 et 1984, autant dire peanuts. Aujourd’hui, on trouve des Gamma à tous les prix, mais 6000 euros sera le maximum pour un modèle parfait… A collectionner d’urgence du côté de Levallois Perret, pour être à la mode avant tout le monde, et surtout pour préserver l’espèce en voie de disparition !!!

 

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1 commentaire

troisetdeuxquatre

Le 17/09/2018 à 12:55

Elle a un profil so sexy… J’ai failli en acquérir une il y a deux ans mais cet article de BR m’en avait dissuadé, ayant des déjà de soucis de courroie de distribution avec ma Thema…
Mais ce profil…………………………………………………….

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