JDM : dommage collatéral de la faillite d’Heuliez

Publié le mercredi 5 mars 2014.
Mis à jour le mardi 20 août 2019.
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Dans les Deux-Sèvres, pendant longtemps, on a été fier d’Heuliez. A Cerizay, un complexe industriel permettait à l’entreprise de produire, dans les années 80 ou 90, les Citroën BX et XM et Xantia Break en grande série, et en petite série les Citroën Visa (Mille Pistes, Chrono ou découvrable), Citroën BX 4TC, des limousines (604 et Renault 25), et la mythique Peugeot 205 Turbo 16 Série 200. Heuliez, c’était aussi une division Bus, et une production de véhicules électriques avant l’heure (sans doute dopée par les commandes de la ville de La Rochelle, en pointe en la matière dans les années 90), avec les 106, AX, Saxo ou Clio électriques. En plus de cela, Heuliez fut longtemps en pointe dans l’ingénierie automobile, étudiant notamment le toit rétractable de la Peugeot 206 CC.

Dans les années 2000, Heuliez produit l’Opel Tigra Twintop, et reste fournisseur pour Lamborghini et Volkswagen en toit articulés. Cela n’empêche pas le dépôt de bilan en 2010. Heuliez est racheté par BGI (Baelen Gaillard Industries), et dans la foulée, le nouveau groupe rachète le petit constructeur angevin SIMPA qui produit sous la marque JDM des voiturettes sans permis. Aussitôt dit aussitôt fait, BGI rapatrie l’entreprise à Cerizay… La partie « électrique » d’Heuliez sera rachetée elle par la région Poitou-Charente entre autre, sous le nom médiatique (grâce à Ségolène Royal) de Mia.

SIMPA-JDM ne se porte pas trop mal à ce moment là, avec un chiffre d’affaire de 14 millions d’euros en 2009. Pourtant, les difficultés de BGI/Heuliez vont plomber la trésorerie de ce constructeur pourtant bien placé sur le marché des « voiturettes »… En 2013, la liquidation est proche, et ce n’est que récemment que la marque a pu être sauvée grâce au rachat par la société limousine @l’infini (ce rachat a failli capoter devant le refus de la région de renégocier un prêt de 2,5 millions d’euros, pour partie avancé par la Région, pour l’autre par l’Etat). On peut se réjouir qu’une marque, fut-elle de voiturettes, et fut-elle petite soit sauvée, surtout pour les 40 salariés de l’entreprise.

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