Maserati Biturbo Spyder : le joyau de la gamme

Mardi 13 janvier 2015
Retour

Un nom mythique (Maserati), un designer de génie (Giugiaro), voire deux avec le restylage de 1991 (Gandini), un carrossier renommé (Zagato), 4 places mais une capote, des V6 de feux et un tempérament viril, un luxe un poil rococo mais tellement plaisant : décidément, la Maserati Biturbo Spyder a tout pour elle !

Spyder 05 84-86

On rétorquera qu’elle a aussi tous les défauts de la gamme Biturbo, un comportement très (trop) pointu, une fiabilité aléatoire nécessitant un entretien rigoureux et coûteux, et quelques petits problèmes de corrosion (mais c’est une italienne, c’est donc une tradition!). Peu importe, vous ne m’enlèverez pas de l’idée que c’est l’une des voitures les plus désirables encore aujourd’hui !

Spyder 02

Comme toute Biturbo qui se respecte, sa gamme est pléthorique et incompréhensible. L’avantage c’est qu’il y en a pour tous les goûts, de 180 à 245 chevaux, de 2 litres à 2,8 litres, en passant par 2,5 litres de cylindrée, catalysée ou non, à injection ou non, phase I (84-88), phase II (88-91) ou phase III restylée par Gandini post 91 ! Vous avez le tournis ? Moi aussi. Un point commun : le fameux V6 biturbo au bruit envoûtant !

Spyder 06

Le Spyder (avec un y, c’est important), a été présenté en 1984, 3 ans après le lancement du coupé et un an après la berline (lire aussi: Maserati Biturbo Berline). Désormais, la Biturbo offrait une gamme complète (qui se compliquera année après année), avec un coupé, une berline et un cabriolet. Elle est bien entendu moins rigide que le coupé, mais après tout, c’est le prix à payer pour avoir les cheveux au vent et le coude à la portière !

 

Spyder 07
Avec le restylage de Gandini, on atteint la perfection (à mon goût) pour cette Spyder sauce Biturbo

Contrairement à ses sœurs à toit, la Spyder était fabriquée chez Zagato à Milan, qui fabriquera aussi la Karif qui en dérivait (lire aussi : Maserati Karif). Située en haut de la gamme Biturbo, elle est aujourd’hui l’une des plus recherchée. Il faut dire que sa ligne est particulièrement réussie, compacte (elle est plus courte que le coupé), élégante et équilibrée.

 

Spyder 03

Il faut dire qu’elle est relativement rare, avec seulement 3793 exemplaires construits entre 1984 et 1994. Elle eut de prestigieux clients, comme Elton John, Alain Prost ou … Ursula Piech (la femme de…). Une façon originale déjà à l’époque de rouler décalé !

 

Spyder 04

Ma préférence ira pour un modèle restylé par Gandini (1991-1994), les puristes eux préféreront un modèle antérieur, mais à injection à partir de 1986 (les modèles carbu fabriqués de 1984 à 1988 sont les moins chers du marché). Comme vous le voyez, il y a du choix. Il vous reste quelques mois avant l’été pour vous décider !

 

Galerie d'image

Voir toute la galerie

Contenu alimenté par

Vous possédez une

auto de collection

Racontez votre histoire et soyez publié dans Classic & Sports Car

Découvrez le meilleur moyen de bien vendre votre Auto

Vendre

Vous recherchez une

auto de collection

Faites appel à nous pour trouver la meilleure auto

Articles associés

3 commentaires

francoistasiaux

Le 18/01/2015 à 13:44

Ces voitures ont souvent changé de propriétaires. Réseau assez inégal.
Résultat, quand elles avaient 8 ou 10 ans et en panne, la réparation coûtait plus que sa valeur.
Il y a maintenant de bons spécialistes.

mad

Le 27/05/2015 à 21:26

Je me souviens avoir discuté avec un chauffeur de maître qui conduisait une quattroporte dans les années 90 (il m’avait gentiment ouvert la porte et j’ai pu admirer l’incroyable raffinement de cette voiture) et il m’avait parlé de la révision des 50 000 km qui se faisait chez le constructeur en Italie, avec démontage intégral du moteur. Quand on aime, on ne compte pas…

Chabs

Le 19/08/2015 à 10:10

Certaines série II cabriolet avaient une carte grise 5 places… Très amusant en regardant la place disponible à l’arrière entre sièges avant et la capote, sans parler des DEUX très jolis « poufs » en cuir mobiles pour s’assoir derrière… Un peu inquiétant, en accélérant a fond, je sentait le châssis se tordre, encaissant difficilement l’élan du moteur (qui n’avait pourtant que 185 chevaux, officiellement, pour ce 2,5l injection…)

Laisser un commentaire