Mercedes 190 E 2.3-16 et 2.5-16: en attendant AMG !

Publié le mercredi 18 juin 2014.
Mis à jour le mardi 2 juillet 2019.
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Je ne sais pas pourquoi mais j’ai été marqué par la Mercedes 190 E. Elle me paraissait tellement moderne à l’époque par rapport à la production nationale. Et puis c’était la première « petite » Mercedes, rendant cette marque potentiellement accessible. Enfin, surtout, elle eut des déclinaisons sportives qui m’impressionnèrent : la 2.3-16 en 1984 et la 2.5-16 en 1988.

La 190 E 2.3-16 porte une robe relativement discrète.
La 190 E 2.3-16 porte une robe relativement discrète.

A l’époque, AMG n’était pas encore une filiale de Mercedes, et c’est vers Cosworth que la marque de Stuttgart se tourna pour booster son 4 cylindres à 185 ch (2.3) puis 195 ch (2.5). Si bien entendu une clientèle de notables désireuse d’une berline discrète mais puissante était visée, c’est surtout pour pouvoir s’engager dans le championnat allemand DTM que Mercedes lança cette « petite » sportive (à l’échelle de la marque).

Seul l'aileron arrière laisse imaginer des performances de haut niveau.
Seul l’aileron arrière laisse imaginer des performances de haut niveau.

Là encore, elle correspond à mes critères de prédilection : une berline élégante, moderne, mais qui cache bien son jeu. Mis à part un aileron relativement discret et des bas de caisse, rien ne laisse transparaître ses performances.

Outre les moteurs, préparés chez Cosworth donc, les 2.3-16 et 2.5-16 disposent de voies élargies, de freins Brembo, d’un correcteur d’assiette sur le train arrière, de suspensions rabaissées, d’un différentiel à glissement limité et d’une boîte Getrag 5 vitesses (boîte automatique en option). Tout cela faisant de ces deux sportives des autos particulièrement efficaces.

La 2.5-16 change peu par rapport à la 2.3-16, mis à part sous le capot.
La 2.5-16 change peu par rapport à la 2.3-16, mis à part sous le capot.

Contrairement aux discrètes versions 2.3/2.5-16, il y eut deux séries « spéciales » et exubérantes d’Evo : l’Evo I de 195 ch (1989, 502 exemplaires) et l’Evo II de 235 ch (1990, 502 exemplaires aussi). Ces deux Evo sont aussi voyantes que leurs sœurs sont sobres, avec leurs ailerons démesurés et leurs modifications de carrosserie. Avec elles on rentre une outrance à laquelle Mercedes ne nous avait pas habitué.

Avec l'Evo, au premier plan, on rentre dans l'exubérance.
Avec l’Evo, au premier plan, on rentre dans l’exubérance.

La 190 E 2.3-16 sera fabriquée à 19487 exemplaires de 1984 à 1988, tandis que la 2.5-16 sera elle fabriquée à 5743 exemplaires. Sans être de vraies raretés, elles ne sont pas si faciles à trouver, et coûte entre 8 et 15 000 euros. Si vous voulez vous faire remarquer, il y a les Evo, elles vraiment rares et donc très chères (plus de 50 000 euros).

Une publicité d'époque !
Une publicité d’époque !

Elles préfiguraient les déclinaisons sportives AMG qui apparaîtront avec la C36 AMG en 1994, le préparateur allemand intégrant le groupe Mercedes pour en devenir une filiale.

Au sujet des berlines sportives Mercedes, lire aussi :

Mercedes C36 AMG : Mercedes C36 AMG

Mercedes C43 AMG: Mercedes C43 AMG

Mercedes 500 E : Mercedes E500

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1 commentaire

François-Xavier

Le 24/05/2017 à 14:58

Une belle auto, tout à la fois relativement discrète et efficace.
Elle demeure toutefois un peu moins performante qu’une Vaillante GT contemporaine (plus difficile à trouver, j’en conviens), comme l’atteste la poursuite qui clôt l’album « Racing Show » !

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