Mercedes SL R129 : la digne héritière !

Publié le mardi 4 août 2015.
Mis à jour le vendredi 5 juillet 2019.
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Si vous me lisez régulièrement, vous aurez compris que je ne suis pas le plus fervent admirateur de Mercedes. Je ne sais pas vraiment pourquoi cette marque m’attire moins que d’autres « concurrentes » allemandes, comme BMW ou Audi. Pourtant, n’étant pas sectaire, je sais reconnaître le qualités et le sex appeal de certains modèles à l’étoile. Rapidement, et pour les modèles dont j’ai déjà parlé, j’ai adoré la 500 E (lire aussi : Mercedes E500), la 190 E 2.3/2.5 16v (lire aussi : Mercedes 190 E 2.3/2.5-16) ou bien la C36 AMG (lire aussi : Mercedes C36 AMG), entre autre.

R129 03

Mais il y a deux modèles qui m’ont particulièrement marqué chez Mercos. La SL R107 (lire aussi : Mercedes SL R107) parce qu’elle a bercé mon enfance et sa descendance, la SL R129. Car si j’ai toujours trouvé le style de Mercedes un peu trop lourd (tank même), les R107 et R129 eux étaient d’une légèreté et d’une modernité qui les font encore paraître modernes aujourd’hui. Surtout la R129 d’ailleurs, moins datée.

Mercedes-Benz 300 SL (R 129, 1989 bis 2001), erste Generation (1989 bis 1995).
Mercedes-Benz 300 SL (R 129, 1989 bis 2001), erste Generation (1989 bis 1995).

Il faut dire que la R129 a connu une longévité rare pour une voiture « moderne »: produite de 1989 à 2001, légèrement restylée en 1995 et 1998, elle aura séduit 204 940 acheteurs tout au long de sa carrière (autant que la R107 produite pendant 18 ans).

R129 bis

Présentée en 1989, elle a donc la lourde tâche de faire oublier la R107. Comme toute allemande qui se respecte, elle ne créera pas de rupture stylistique, mais proposera un dessin « moderne » de ce qu’on attend d’un SL signé Mercedes. La vraie révolution viendra plutôt de l’équipement technologique de la voiture : arceau caché qui se déploie automatiquement pour protéger l’habitacle en cas de tonneau, anti-patinage/dérapage, suspensions pilotées, ABS, Airbags, et j’en passe : tout est fait pour bien faire comprendre qu’une nouvelle génération de Mercedes est née.

R129 06

Côté moteurs, il y en a pour tous les goûts. Au début, seuls deux moteurs trouvent place sous le capot avant, un 6 en ligne de 3 litres à 24 soupapes développant 231 chevaux (300 SL-24) ou un V8 de 5 litres et 326 ch (500 SL). En 1992, un V12 vient compléter la gamme par le haut, avec 6 litres et 395 ch (600 SL). Mais ce n’est pas tout : en 1993, la SL 280 (6 en ligne de 2,8 litres et 193 ch) et la SL 320 (6 en ligne de 3,2 litres et 231 ch) remplacent la 300 SL-24.

R129 02

Lors du restylage de 1998, de nouveaux moteurs apparaissent : V6 et non plus en ligne SL 280 (204 ch) et SL 320 (224 ch), V8 pour la SL 500 (5 litres, 306 ch), tandis que la SL 600 reste inchangée. Je vous épargne les multiples versions AMG dont je reparlerais plus tard. Autant dire qu’avec une telle longévité, deux restyling, et autant de moteurs disponibles, vous n’aurez que l’embarras du choix.

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La R129 a une particularité : elle dispose certes d’une capote en toile électrique, mais aussi de série d’un hard top qui la fait devenir coupé l’hiver. Une attention délicate qui nécessite cependant d’avoir un endroit pour stocker son hard-top. Quelle que soit sa configuration (capotée, décapotée ou hard top), la R129 garde en toute circonstance une ligne fluide et légère qui lui aura fait gagner mon cœur. Non vraiment, c’est une réussite stylistique.

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Côté performances, il ne s’agit pas à proprement parlé d’une sportive, et malgré son L qui signifie Leicht (léger en allemand), elle pèse son poids comme dirait l’autre. Si la SL 280 de 193 ch est un peu à la peine, le V12 n’est pas particulièrement plus performant que le V8, sans doute le plus désirable (à mes yeux). De toute façon, avec une telle production, on trouve des SL R129 à tous les prix. Revers de la médaille : certains n’ont pas été très bien entretenus. En bref, on trouve à boire et à manger dans les petites annonces. Cela dit, on peut dégotter de beaux modèles pour moins de 10 000 euros (pour des 6 cylindres).

R129 04

La R129 n’est pas révolutionnaire, ni sportive, mais elle est caractéristique d’un style Mercedes arrivé à son summum, d’une époque ou la technologie devenait un argument de vente, et d’un certain art de vivre mêlant puissance et confort royal. Aussi, si aujourd’hui je devais choisir une Mercedes, ce serait sans doute elle que je choisirai. A vous de voir !

 

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3 commentaires

Greg

Le 10/08/2015 à 18:55

Aaaah, le roadster R129…
Indémodable, intemporelle, les anglais qui s’y entendent un peu en matière d’automobile de collection la présentent comme LA Mercedes à collectionner maintenant!
Plus tard, il pourrait être trop tard! (les belles R107 grimpent, grimpent…)
La 500 SL, donc en V8, est souvent présentée comme le meilleur choix.
Les 6 cylindres sont certes sympathiques (attention aux imports allemands à 12 soupapes, le modèle français avait 24 soupapes et 231 chevaux) mais leurs performances sont décrites comme juste suffisantes et peu en rapport avec le standing de l’auto.
Le surcroit de puissance de la 600 SL lui confère des accélérations ébouriffantes et c’est à peu près tout, le reste du temps (tout le temps donc…) il faut gérer le supplément de poids du colossal V12…
Vous me mettrez donc une 500 SL de coté…

Yves

Le 28/11/2017 à 21:39

Mercedes moins attirante qu’Audi et BMW…
Une hérésie! Que dire un blasphème !
Dites moi donc cher connaisseur où étaient planquées BMW et la marque aux quatre
Zéros à l’époque où la Gullwing flèche d’argent (1956) donnait du fil à retordre aux Astons et autres Ferraris?
Où étaient-elles à l’époque de là Pullman S600 (1968) w108 ?
À l’époque de la W116 450 sel 6.9(1977), voiture de série la plus puissante de sa période ?
Mercedes a toujours su cultiver l’alchimie de produire de charismatiques voitures offrant le parfait compromis entre confort, plaisir de conduire, performances respectables et surtout esthétique et en considération de l’équilibre parfait entre ces trois paramètres la marque à l’étoile n’a de réelle concurrente que Porsche, marque avec laquelle ils formaient le duo allemand qui titillait les Bentley, Rolls,Jaguar et Aston Martin…
Cour de laquelle BMW et 4 zéros se faisaient et se font toujours d’ailleurs évincer de façon aussi brutale que le PSG de la Champions League…
Après oui, en effet il est aisé d’admettre qu’elles ne sont pas les plus sportives …
Mais les modèles mentionnés plus haut suffisent à illustrer le savoir-faire, que dis-je la griffe de l’étoile en matière d’élaboration …
Un exemple peut servir à illustrer cette tirade:
Alors que Cristiano Ronaldo et Messi sont deux grands attaquants avec respectivement + de 790 buts pour l’un et environ la même chose pour l’autre…
Zidane qui a marqué beaucoup moins que ces deux ci en 2fois plus de temps en demeurera néanmoins bien plus valeureux que ces derniers aussi titrés fussent-il ?
Pourquoi donc?
Car il est le joueur complet !
Et bien dans cette configuration Messi = BMW
Ronaldo= Audi et Zidane=Mercedes.

Mais votre demeure néanmoins article est grandiose …
Bien à vous et au plaisir de vous lire dans un prochain article…

Jean Yannick THEPAUT

Le 17/07/2019 à 23:02

Il vous manque le 300SL de la première série, un 3.0L 12 soupapes indestructible, même si un peu asthmatique…

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